Si un nombril sémantique se formait, cela donnerait quoi?

Albert Camus est à la mode. Non pas l’intégralité de son œuvre humaniste et fraternelle, mais simplement une seule phrase citée jusqu’à la nausée depuis les attentats djihadiste du 7 janvier 2015.
Y a-t-il encore un homme ou une femme politique à n’avoir pas utilisé la caution d’Albert Camus, à qui sont prêtés les mots : « Mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde »*?
J’ignore si l’intéressé aurait nécessairement goûté à cette récupération. Il est mort et ne peut donc pas de le dire.
Devant des étudiants de l’association d’Oxford, le 6 février dernier, Marine Le Pen s’honorait d’avoir été la première, parmi la classe politique française, à avoir su nommer la chose. Lire la suite « Si un nombril sémantique se formait, cela donnerait quoi? »

Pour une conscience augmentée, encore combien de yotta-octets?

L’être humain est-il une marchandise, voire une machine, comme une autre? Au nom de la liberté individuelle et de l’hédonisme sacralisés s’efface progressivement l’attachement culturel, anthropologique, à la dignité de l’Homme.

Ce phénomène, que rendent sensibles de nombreux écaillages dans la structure et le socle des valeurs de notre société, pose d’innombrables questions que la société de l’information, avec son rythme et son ivresse, déclassent.

En quelques mois, ce processus qui correspond à celui d’une déchristianisation pour reprendre un des militantismes à l’œuvre dans notre société, a pris une vitalité inédite et obtenu des résultats « politiques » incontestables.

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Les heures impossibles de la démocratie russe

Le Figaro rapporte ce jour, 21 février 2015, que « des dizaines de milliers de personnes ont défilé aujourd’hui dans le centre de Moscou pour exprimer leur soutien au président Vladimir Poutine et manifester leur opposition à toute velléité de soulèvement populaire sur le modèle ukrainien ». Mais le soulèvement de type ukrainien a bon dos car il induit que toute contestation de ce qui se passe en Ukraine et des dérives du pouvoir est une trahison à l’égard de la Russie et, par cette seule dialectique, cela autorise la légitimité de la plus sévère des répressions.

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De la nature d’une parole forte en politique ou ailleurs

Qu’est-ce qu’une histoire humaine sinon la succession de paroles suffisamment fortes et incidentes pour redonner vie à une nation, d’en briser le statu quo mortifère afin de reforger la clé, car devenue inopérante, de son destin. Les événements qui ont marqué au fer rouge de la terreur la nation française au cours de ce mois de janvier 2015, sont de nature à provoquer ce qui semble être attendu par un peuple qui se morfond dans une histoire commune qu’il peine à revendiquer au-delà des postures fusionnelles.

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Il suffit de convaincre un homme pour les convaincre tous

Les citoyens méritent mieux.
Les politiques aussi.
L’histoire humaine, si on admet qu’un tel processus existe, aussi.
Ce point sera réfuté.
Non, tous les points seront réfutés.

La seule histoire qui intéresse ici est celle du progrès social et du confort individuel.
En dehors de cela, il n’y a pas de géographie, de mouvement, de grandeur.

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