Réalpolitique du XXIe siècle

Volodymyr Zelensky permet à toutes les nations de ce monde, au prix exorbitant que lui fixe la Russie, de distinguer le service du peuple du service de la subversion que tente d’imposer, dans l’ensemble des modes de subversion qu’elle a élaboré, la Russie.

Elle réalise ce même plan, partout, où l’absence d’intransigeance le lui permet, sure qu’elle est du fait que l’asservissement commence là où débute le consentement à s’avilir soi-même.

Telle est la science humaine acquise des Soviets et l’expertise en humanités qu’elle a élaboré sur le dos des masses.

Volodymyr Zelenski a tout de même raison quand il objecte, qu’à l’inverse du peuple qui justifie le service, la subversion ne suppose pas de serviteur mais un maître.

La Russie qui s’apprête des mots et des encens de la guerre sainte orthodoxe ne peut désormais gagner que de guerre lasse, en spéculant sur l’usure et la résignation. La grande Russie a oublié, victime de sa propre propagande, égaré dans la fabrication d’une mythologie purement martiale, l’or qui anime la résistance.

C’est le président-chef des armées Zelensky qui fait l’affront à Poutine de lui faire cette leçon admirable et si totalement salvatrice.

Elle est sans doute indéchiffrable à Monsieur Poutine.

Monsieur Poutine ne voit que de l’obstination là où il y a l’héroïsme d’un chef, d’une armée et d’un peuple et, hélas, il voit de l’héroïsme là où il n’y a qu’obstination.

Tant que subsiste une force et un grain de lucidité, c’est cette vérité qu’il faut voir.

Alors la Russie de monsieur Poutine postule que la réalpolitique qui s’imposera est en définitive la sienne, celle que sa guerre a provoqué, auquel il tente d’accrocher un élément tangible. Il veut planter le drapeau russe à Marioupol afin de présenter un acquis qui serait selon lui manifeste et indiscutable.

Marioupol est doublement martyre à ce titre.

L’Ukraine a raison de ne pas l’entendre de cette oreille. Elle a raison de protester avec une fermeté qui pourrait paraître déraisonnable, alors que cette fermeté est la plus raisonnable qui puisse être sur notre terre puisqu’elle forge ce qui anime la compétence universelle du réel et non pas ce qui le tue.

Ce qui tue vraiment, c’est capituler quand on n’en a pas le droit.

Le seul réel politique que la Russie est susceptible de mettre dans la balance de la table des négociations est fait de destruction, d’exodes massifs de populations civiles tabassées sans honte, soumises à la faim, aux rigueurs de l’hiver, terrorisées, terrorisées par l’ensemble des terreurs barbares qu’elle déchaîne en réaction en considérant que ses institutions et l’ensemble de son appareil ne sont comptables en rien des fléaux lâchés sur nous.

La Russie demande à statuer sur le réel qui résulte de la capacité de nuisance qu’elle a mis en œuvre et dont elle dit en disposer en assez de ressources pour pouvoir continuer à l’alimenter, en prétextant de l’unité d’un peuple autour d’elle qui n’est qu’une grande ombre conférant une légitimité d’oriflammes délavés et de carton-pâte.


A l’aune du cynisme et de la politique du pire, si nous lui laissons ce champ libre, la Russie aurait gagné la guerre sans avoir de toute façon mis la plus ténue des conditions d’un jour gagner la paix.

C’est dire l’illusion destructrice qu’elle poursuit.

Est-ce cela que la Russie veut que nous lui reconnaissions. Sa vue est-elle donc si courte, si basse ? Si indigne ?

Rappelons à cette nation dévoyée que la vraie réalpolitique, celle du XXIe siècle, est celle d’un sceptre, d’un règne qui n’est pas fait de guerre lasse, mais du combat de la soif d’honneur, de l’aspiration à la justice, à l’ordre, à la liberté et à la paix.

Nous devons trouver le moyen de faire entrer cela dans la tête de la Russie.

Que Monsieur Poutine récite ce qu’il veut à qui veut entendre ses sornettes. Dans la balance, nous, nous devons savoir quelle politique du réel nous avons devoir de privilégier et laquelle nous n’avons pas le droit de lui concéder.

Il vaut mieux que la sienne se venge sur lui et son engeance, qui comparaitront inéluctablement devant nos tribunaux et de nos cours, plutôt que d’accepter de voir la nôtre se venger sur nous, avec de surcroît un peuple à la tête haute servi en holocauste à l’appétit du Léviathan.

Une vie sans les meilleurs principes n’est pas possible. La Politique est vouée à entretenir cela sans jamais faillir.

Alors, les principes se redressent quand ils n’ont pas d’autre choix que de se remettre debout pour ce qu’ils n’ont jamais cessé d’être, pour la patrie en danger. Ne nous leurrons pas, la patrie qui fait vibrer c’est celle que le destin fait juste parce qu’elle est agressée ou parce qu’elle dit quelque chose mieux que les autres et que cela ne saurait être le moins du monde tenu pour une offense au ciel et à la terre.

C’est vrai qu’il y a une dureté effrayante et un éclat péremptoire à cela.

Mais si les principes qui nous commandent ne sont pas d’airain quand l’appel résonne au cœur de toute chose, ils ne forgent rien que l’impuissance et ne contribuent à rien d’autre qu’à une éclipse redoutable.

Nous n’y succomberons pas.

Anomalies quantique de la géopolitique

La Chine est conviée à la gouvernance des affaires et des équilibres du monde.

L’agression perpétrée par la Russie à l’encontre de l’Ukraine presse l’empire du Milieu de dire qui il est.

C’est ainsi qu’apparaît légitime et louable à la Chine d’exercer sa part de la responsabilité commune dans la construction de la paix.

Il n’est nullement difficile de concevoir le prix que cette paix, bâtie sur l’évidence préalable, ambiguë et inéquitable que la maxime: la guerre n’est de l’intérêt de personne encadre d’une machoire ferme, appelle à passer par pertes et profits.

Je crains bien que nous n’ayons pas affaire ici à l’authentique Chine.

Le monde a pourtant besoin de savoir où est la vraie Chine.

Le monde a besoin de sortir de l’ambiguïté qu’incarne une Chine à deux visages et, dans son si cher proche étranger, l’ambiguïté de deux Corées si diamétralement opposées.

Le miroir qu’est l’une tendue au regard de l’autre dans un face à face tendu représente une asymétrie insoluble (1.4 milliards d’habitants face à 23 millions).

Regardons au cœur de cette époque, en son nœud gordien, la subsistance de la principale anomalie, quasiment quantique. Elle est susceptible de dominer le monde. Elle y aspire.

Celle de Berlin s’est résolue dans la réunification. Celle entre la Russie et l’Ukraine développe sa trame tragique.

Il demeure les autres, celle des deux Corées, et, à titre principal, l’anomalie que constitue la Chine vis à vis de son double, Taïwan.

Entre la Chine et Taïwan, indépendamment des divisions militaires susceptibles d’être alignées, et des alliances géopolitiques convoquées, de l’importance des territoires, l’image la plus puissante en dignité est insupportable à l’image la plus faible comme Hong Kong est une péninsule insupportable à Pékin, exactement comme Kiev insupporte aussi Moscou.

Nous nous entretenons donc avec une Chine qui est devenue un géant démographique.

Nous nous entretenons donc avec une Chine devenue une hyperpuissance technologique, économique et même monétaire.

Nous nous entretenons donc aussi avec une Chine apte à rivaliser sur les plans militaires, spatiaux et stratégiques.

Mais nous avons pourtant toujours affaire à un nain moral et politique qui prétend toujours interdire de parler avec Taïwan au niveau de la Mer et au Tibet au niveau du Ciel et qui réprime d’une main de fer ses jeunesses.

La vraie Chine, qui ne peut pas ne pas être une nation éminemment morale et politique pour être elle-même, remerciera au bout du compte les nations, les démocraties, d’avoir contribué à la sauvegarde de Taïwan et du Tibet.

A l’heure actuelle, nous devons, hélas, nous accommoder d’une Chine atrophiée et dompter la force par laquelle elle entend nous soumettre à sa subtile et lente volonté.

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