Entre l’injonction, propice au mirage d’horizon, de Donald Trump à la justice israélienne et la conscience des soldats, un nuage cherche sa décharge.
Un tribunal a reporté, il y a peu, les auditions du Premier ministre israélien dans le procès pour corruption engagé contre lui.
Le président Trump s’en est félicité, allant jusqu’à exiger que le procès “should be CANCELLED, IMMEDIATELY, or a Pardon given”. Au mépris de toute ambiguïté, il a ajouté : “We are not going to stand for this.”
Donald Trump, péremptoire et comminatoire en chef, est énervé, et le fait savoir, en vertu de ce que Daddy veut…
L’histoire retiendra que Bibi s’est empressé de retweeter (XpwX) l’injonction supposée, en toute apparence démonstrative, avoir été faite à sa propre justice par @POTUS.
Les observateurs s’offusquent. Ils interprètent la saillie de Trump comme l’aveu d’une connivence grossière, une solidarité entre figures acculées. Entre canailles.
Mais, au-dessus de cette tempête dans un verre d’eau — tempête d’émois médiatico-démocratiques — je vois un petit cumulo-nimbus chargé de je-ne-sais-quoi :
de quoi formuler, peut-être, une ébauche de résolution de la conjecture mathématique, chère à Abraham, père des peuples du Livre, de la Terre Promise pour tous — à deux États, si l’aspiration réconciliée des peuples voulait bien y consentir.
Ce petit nuage, accroché à sa dérisoire et persistante volonté, tente cette opération à partir des accusations accablantes, si elles s’avéraient avérées, de soldats de Tsahal recueillies par le quotidien Haaretz (La Terre — promise, par extension ?).
Il rêve, dans le mystère d’une atmosphère ionisée, d’opérer sa décharge anti-cyclonique à visée pacifiquement définitive.
L’ambassade d’Israël, comme toujours, jure ses grands dieux que l’accusation est un outrage à la vérité.
C’est devenu un réflexe pavlovien.
Mais le temps des grands dieux lasse.
Il est temps, simplement, qu’une enquête internationale soit diligentée.
Une enquête qui inclurait l’audition de ces soldats — qui, peut-être par infidélité à Tsahal, par infidélité plus coupable encore au rêve de la promesse de la Terre Promise qu’ils ont charge de défendre aux prix de leur chair, ou par fidélité à l’un contre l’infidélité de l’autre, ont porté devant l’opinion une charge trop lourde pour leur conscience pour justifier qu’ils ne l’a conservent plus par devers eux
Que lumière vienne puisque lumière est appelée.
La France, que l’ambassade d’Israël en France — porte-parole de la ligne Netanyahu — n’hésite plus à qualifier d’“antisémite” à la moindre critique, prépare ainsi le terrain d’un désordre public, moral et politique opportun.
Mais la France a élevé, il y a quelques semaines, le capitaine Dreyfus au rang de général.
La France honore le soldat.Elle en fourmille dans son hymne .
Elle sait ce qu’est un soldat.
Surtout, à ses dépens, un soldat bouc émissaire.
Plus je regarde, dans le pinceau de Turner, ce nuage, plus je lui trouve des formes entêtantes.
Comme s’il était tenu, de zéphir formé, par Damoclès.
Le bouclier de l’antisémitisme instrumentalisé, affaiblissant la structure du vrai, n’y résistera pas.
….
Quelques respirations, et soupirs, plus tard.
….
Charybde et Scylla.
La mythologie rappelle que le soulagement de l’équipage, dans le détroit de Messine, fut bref.
Juste le temps d’une traversée.
Sauver n’importe qui de la ruine de son âme est un acte de grande charité.
Israël y serait-il devenu inaccessible ?
Depuis quand ?
Sous quelle influence ?
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