L’Armée Française vient de publier, ce 30 juin 2025, un rapport intitulé « Trois ans d’offensive informationnelle russe : anatomie d’un front invisible ».
Il est extrêmement détaillé et permet de mettre au jour la nature de la stratégie d’infiltration cognitive engagée par le Kremlin, visant la France, l’Europe et l’Afrique.
Les militaires, ceux appelés à risquer leurs vies, lorsque le mal tourne mal ce qui est le modeste service dont ils acquittent, ici comme ailleurs la charge. Ils ont acquitté la part de la mission que la nation leur confie. Ils identifient la manière d’agir d’un ennemi qu’ils ne peuvent mettre en joue.
Neutraliser l’opération implique un premier impératif, le système d’information doit faire pleinement le sien.
Il est le système nerveux de la nation. Il donne la vie au peuple, la coordination à son mouvement, au-delà de l’horizon de l’actualité, dans l’histoire de France et de l’Europe.
Le système d’information a la responsabilité, belle et éminente, rassurante, de diffuser une information à la mesure de la menace d’intelligence subversive. Il ne doit jamais y manquer.
Ainsi, la digne et fière Armée qui nous protège aura fait son travail.
Les médias le leur.
Il restera au Peuple ce qui lui revient, puisque la charge et le destin de la République est dans sa main.
Pour que le travail de ses militaires trouve valeur et sens, le Peuple devra exercer la « douce sentence » de sa Loi.
Elle détermine sa souveraineté, avec laquelle, dans des temps normaux, nul s’autorise à badiner.
il devra, à partir de son discernement, reconnaître les émergences directes, s’il considère qu’il y en a, et si certaines se révèlent accablantes à ses yeux, manifestées dans la sphère qui le regarde.
Il s’agit de sa sphère de compétence: la sphère démocratique et le champ des élus de la République.
Le peuple possède la seule arme dont le militaire est désarmé, constitutionnellement, pour le défendre, mais la suprématie de sa prévalence est limitée à ce stade précursif. En dehors, c’est le soldat qui sera – physiquement – exposé. En dehors, il est trop tard.
Cela ne devrait pas avoir à être dit.
L’ennemi que le soldat du Peuple a décelé, et qu’il a pris la peine de désigner, ne peut être détruit par les canons César et il est insensible, dans ce corps à corps qu’il s’est cru libre de livrer à la République, à la dissuasion nucléaire, comme – je me répète, seule conclusion possible – à toute arme conventionnelle.
