Définition : Régime politique contemporain dans lequel le pouvoir, se prétendant démocratique, est en réalité exercé par un cercle restreint d’acteurs politico-médiatiques qui s’auto-légitiment et se reproduisent à l’intérieur du système. Il se caractérise par la fermeture sur lui-même (endo- = à l’intérieur), la circularité de sa légitimité et la substitution de l’agenda médiatique au suffrage populaire comme source effective d’autorité.
Caractéristiques :
1. Entre-soi : élites politiques, médiatiques et économiques se sélectionnent et se valident mutuellement.
2. Auto-référence : la légitimité procède du flux d’information et de visibilité médiatique, non de la délibération populaire.
3. Temporalité médiatique : l’urgence de l’actualité remplace le temps long de la décision démocratique.
4. Spectacularisation : le citoyen devient spectateur/consommateur d’opinions, davantage qu’acteur souverain.
5. Érosion démocratique : la souveraineté du peuple subsiste en façade, mais est vidée de sa substance.
Distinctions :
Se distingue de l’oligarchie (pouvoir de quelques-uns) par sa logique circulaire interne plus que par son nombre restreint.
Diffère de la technocratie (pouvoir des experts) : l’endogarchie repose moins sur le savoir que sur la maîtrise de la scène politico-médiatique.
S’oppose à la démocratie véritable, où la souveraineté procède du peuple et du suffrage, et où les médias sont des relais, non des sources de légitimité.
Usage : « Sous couvert de démocratie, notre époque a vu naître un nouveau régime : l’endogarchie, pouvoir clos sur lui-même, nourri par le flux politico-médiatique. »
L’endogarchie est à la tribune. Elle doit en descendre.
Le plan de paix que Donald Trump a fait signer à Benjamin Netanyahou fixe un certain nombre de lignes claires pour surmonter, enfin, l’idée d’un « Orient compliqué », litote qui a trop longtemps signifié qu’aucun miracle n’y était possible. Le chemin sera complexe en lui-même, mais le sentiment naissant est celui d’un espoir sans frontières, assez vaste pour que le président des États-Unis ait ouvert la perspective à ce que l’Iran, y compris sous sa forme de républisue islamique, puisse s’y associer. Il l’y a invité. Le temps n’est donc pas celui d’ajouter une complexité mensongère et inutile à la complexité naturelle. Au contraire.
Contre toute attente, Netanyahou a abandonné Gideon et fait — il faudrait être aveugle pour ne pas s’en rendre compte — contre mauvaise fortune l’apparence d’un bon cœur. Il s’est accordé, et a voulu faire valoir comme expression de sa souveraineté, un rôle de garant ‘absolu’ qu’il a déjà perdu dans les faits. Donald Trump ne lui reconnaît que la possibilité de sauver les apparences encore quelque temps. Mais il sera, à l’égal de toutes les autres parties impliquées — Hamas, Autorité palestinienne — placé sous la surveillance collective.
La question, désormais, n’est plus Netanyahou, pas davantage que celle de la coalition actuelle. La démocratie israélienne, à laquelle le président Trump a rendu hommage, devra aller au bout de son propre chemin. Israël, même si Netanyahou se garde bien d’en admettre la nécessité, devra concéder quelque chose au processus. Car la partie palestinienne — jusqu’au Hamas — possède elle aussi, de par sa nature, une place dans ce cadre. Le président américain a laissé entendre que l’encadrement « historique » du Hamas avait subi suffisamment de pertes pour que la génération actuelle puisse se montrer plus réceptive au plan de paix qu’elle ne l’était dans le passé.
Il ne fait pas de doute que le canal qatari que Benjamin Netanyahou a tenté de briser est susceptible d’avoir nourri l’espoir d’un accord.
Sur la Syrie: l’équilibre recherché tient en une formule simple et lisible. La reconnaissance américaine de la souveraineté d’Israël sur le Golan — proclamée en 2019 et demeurée en vigueur — est assumée comme un fait stratégique durable; en contrepartie, l’annexion de la Cisjordanie ne saurait être admise, ni frontalement, ni par grignotage. Autrement dit: la sécurité d’Israël est consolidée au nord-est par le maintien du statu quo sur le Golan, pendant que la perspective d’un État palestinien viable exige que cesse toute logique d’absorption progressive en Cisjordanie.
Ce cadre implique d’intégrer la « nouvelle Syrie » telle qu’elle se présente depuis l’accession d’Ahmed Al-Charaa à la présidence: l’architecture régionale ne peut ignorer Damas et ses garanties frontalières, si l’on veut stabiliser l’ensemble et refermer les contentieux hérités.
L’horizon masqué des Accords d’Abraham est bien celui de la coexistence pacifique de deux États — Israël et la Palestine — dans un environnement propice. Phase après phase, ce chemin finira par s’imposer dans l’intérêt de tous. La perspective est déjà dans les esprits:elle alimente des espoirs, suscite des peurs, bouscule des préjugés. Il serait fâcheux d’y céder.
On entendra beaucoup de bêtises, et elles trouveront sans doute de l’écho. Parmi elles, la première à surgir est liée à la perspective de voir Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique, superviser le gouvernement de transition à Gaza — comme si cela devait annoncer un « protectorat » semblable à celui dont on sait comment il s’est terminé. Certains rappellent sa responsabilité dans la guerre en Irak, comme si l’histoire ne pouvait être qu’une tragédie répétée, dans laquelle l’Occident est condamné à être fautif, seul fautif et unique responsable.
Mais c’est tout le contraire qui se joue ici. Non une reconduction, mais une œuvre de réparation. Ce rappel convoque l’histoire — celle du mandat britannique en Palestine, balayé à la fin des années 1940 par une vague d’attentats et de révolte, dont l’explosion du King David Hotel en 1946 reste l’image marquante. Londres, usé, remit alors le dossier aux Nations unies avant de quitter la scène, rejeté à la mer par la violence des événements. Cette mémoire nourrit la méfiance, d’autant plus que plane encore l’ombre des accords Sykes-Picot, où la France et le Royaume-Uni avaient redessiné le Proche-Orient à coups de frontières tracées à la règle, imposant un partage artificiel dont les plaies sont encore vives.
C’est ce rappel qu’il faut retenir: revenir aux sources du problème non pour répéter les erreurs d’antan, mais pour les regarder en face et ne pas les commettre à nouveau. C’est cela, le défi qui attend cette communauté de bonnes volontés. C’est cela, la geste que Donald J Trump s’efforce, bien au-delà de sa propre personne, d’imprimer dans l’Histoire.
La toile de fond devant laquelle s’agitent toutes nos démocraties rendues malades d’elles-mêmes, c’est Vladimir Poutine qui la tend. La France y sombre.
Un coup d’État peut s’accomplir par un autre moyen que la seule force des armes – ce qui s’apparenterait, d’ailleurs, davantage à la définition d’un « putsch » sur le plan du vocabulaire. Un coup d’État peut aussi s’opérer, dans le registre de la guerre cognitive à laquelle nous savons que nous sommes confrontés, aujourd’hui, par la subversion politico-médiatique.
Il n’échappe à personne que, même si le témoignage quant au contenu de cet entretien reste apocryphe, Nicolas Sarkozy est celui à qui fut promis, par Vladimir Poutine en juin 2007 au sommet du G8 de Heiligendamm, d’être « roi ».
Si l’on analyse la stratégie de défense et la puissance médiatique mobilisée pour obtenir que « l’exécution provisoire » soit levée, on comprend qu’il existe une entente relevant d’un pacte de corruption, qui lie l’intérêt judiciaire de l’ancien chef de l’État déchu à l’intérêt politique de Marine Le Pen.
Il n’est pas inutile de préciser que Marine Le Pen est aujourd’hui celle à qui l’on promet d’être consacrée reîne — et ce, le plus tôt possible, dans le propre intérêt de Vladimir Poutine. Elle n’est ni Jeanne d’Arc ni Anne de Bretagne.
Au-delà de la gravité déjà immense de la remise en cause de l’État de droit, ce qui se joue ici et maintenant, est, très exactement et sous les yeux de tous, un coup d’État politico-médiatique destiné à renverser la République Française afin de satisfaire le maître du Kremlin, désireux de voir ses placements en Europe, et en particulier, ceux consentis en Grand-Bretagne et en France, seuls pays continentaux « dotés », lui rapporter les dividendes de la capitulation, attendus.
Le Peuple français est le dindon de cette pitoyable farce, à laquelle un ancien président sacrifie ici piteusement le corps sacré de la France. C’est un sacrilège impardonnable. C’est un crime savamment prémédité qui doit couvrir son auteur de honte et justifie pleinement, compte tenu de la gravité de la conspiration ici ourdie, le mandat de dépôt demandé par le tribunal à titre provisoire.
Le système d’information et certains de ses clercs — complaisants dans quelques cas, complices dans tant d’autres — trahissent la confiance du peuple.
Personne ne doit permettre cela. Nous devons, Peuple Français, faire le ménage.
A double degré de juridiction, double degré de présomption.
La question soulevée, par ses supporters relative à la « l’exécution provisoire » dans la condamnation de Nicolas Sarkozy, ancien chef de l’Etat appelle à distinguer plusieurs niveaux.
En droit pénal, la présomption d’innocence joue pleinement avant tout jugement. Une fois la première instance prononcée, cette présomption est consommée par une décision juridictionnelle motivée.
L’appel, lui, n’est pas une simple reconduction de la présomption initiale : il ouvre un espace de révision et de contrôle, permettant d’infirmer ou de confirmer une culpabilité déjà constatée.
En d’autres termes, le double degré juridiction ne peut pas faire autre chose que d’entraîner, de juris, le double degré de présomption: c’est-à-dire que l’innocence qui est présumée avant le jugement de première instance se transforme en culpabilité présumée aussi.
Si le prévenu ou l’accusé est déclaré « coupable » et conteste sa culpabilité en interjetant appel, c’est ce que formalise l’esprit de la loi et qu’applique, sans présumer de ce qui sera statué à l’épuisement des voies de recours – il demeure innocent devant la loi-, le Code de Procédure Pénale
C’est pourquoi l’exécution provisoire d’une peine, y compris par mandat de dépôt, ne contredit pas la présomption d’innocence, mais relève de l’autorité de la chose jugée, attachée à la première décision. La Cour européenne des droits de l’homme elle-même admet cette articulation, tant que le droit à un recours effectif est garanti.
Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen instrumentalisent le principe, en le brandissant pour discréditer la justice.
En appelant au jugement direct des Français, ils dépassent largement le cadre de la défense ou du débat juridique: ils subvertissent délibérément, et en parfaite connaissance de cause puisqu’ils sont tous deux avocats, l’État de droit. L’autorité judiciaire est ainsi remise en cause de manière habilement biaisée, au profit d’une mise en scène politique et médiatique indigne.
Il est plus que légitime de questionner l’état du droit. Il est plus qu’illégitime de subvertir l’Etat de droit.
Le Deep State russe n’est plus une hypothèse car il se protège lui-même, neutralise ce qui pourrait ressurgir de l’État légitime et maquille ses éliminations en “suicides”. En parler comme d’une simple “mainmise oligarchique” est pervers: cela occulte le phénomène réel, un appareil politico-sécuritaire qui consomme peu à peu la substance du pouvoir légal.
Au cours des dernières années, les observateurs ont relevé plusieurs dizaines de décès ‘suspects’ affectant des responsables politiques, des cadres publics, des entrepreneurs et des officiers liés aux rouages du pouvoir. Ces décès sont souvent rapidement classés comme ‘suicides’ ou morts subites, sans enquête publique transparente. Parmi eux figurent des élus locaux et régionaux, ce qui montre que la vitrine parlementaire n’est pas préservée.
1. Le rôle opérationnel du Совет безопасности (Совбез)
La mise en scène répétée du Совбез — son iconographie, son rôle central dans les décisions stratégiques, et la proximité visible entre ses cadres et les structures militaires — suggère que cet organe exerce, au-delà de sa définition constitutionnelle consultative, une prérogative de police politique. Dans ce cadre, un service de ‘nettoyeurs’ apparaît comme un instrument pratique: il élimine physiquement ou neutralise ceux qui dévient de la ligne ou deviennent gênants pour la reproduction du pouvoir réel, tout en produisant un effet dissuasif sur l’ensemble des élites.
2. Effets politiques et institutionnels
Suspension de la représentation: la peur et la logique de chape de plomb empêchent l’expression autonome des élus et des élites quelles qu’elles soient.
Affaiblissement du contrat fédéral: les sujets fédérés voient leur loyauté captée par une instance extra-constitutionnelle, ce qui vide de sens l’adhésion au texte constitutionnel.
Dévitalisation de l’État légitime: l’action des ‘nettoyeurs’ et la centralisation occultent les mécanismes démocratiques et juridiques, transformant l’État en une façade juridique vidée de sa substance.
Anesthésie sociale: la répétition de ces épisodes produit un effet narcotique — la société et les institutions normales se replient, réduisant la capacité de réaction citoyenne et institutionnelle.
3. Conséquences symboliques et pratiques
La souveraineté populaire est réduite à une fiction procédurale; la légitimité réelle émane désormais d’une combinaison de coercition et de gestion discrète des élites.
Toute contestation raisonnable court le risque d’être neutralisée non par le débat public, mais par l’élimination physique ou la mise au ban institutionnelle.
Le mécanisme est doublement efficace: il supprime les voix discordantes et il sert d’avertissement à ceux qui pourraient douter.
4. Conclusion — mise en évidence
Ce qu’il faut mettre en évidence, sans ambiguïté, c’est le lien de causalité entre:
1. la centralité croissante du Sozbez (Совбез) dans l’exercice effectif du pouvoir;
2. l’apparition d’un mécanisme de neutralisation clandestine (‘nettoyeurs’);
3. la dégradation de l’État légitime et de la souveraineté populaire.
Autrement dit: le ‘Deep State’ n’est plus une hypothèse — il a une matérialité opérationnelle qui se traduit par la destruction progressive des tissus institutionnels. Ce constat n’est pas une provocation gratuite: c’est une lecture des faits telle qu’ils se présentent et telle qu’ils pèsent sur le destin collectif de la nation.
Le corps qui siège à l’ONU est un alien parmi les nations.
Nicolas Sarkozy, condamné, aujourd’hui, à 5 ans de prison ferme, avec exécution provisoire, tente de sonner le glas du temps de la confiance dans la justice de son pays. Il le fait pour Marine Le Pen aussi.
La condamnation de Nicolas Sarkozy et de plusieurs de ses proches ne soulève pas seulement un débat judiciaire: elle devient le prétexte pour ouvrir un procès des juges. Peut-on encore s’étonner de la facilité avec laquelle responsables politiques et chroniqueurs contestent une décision de justice, en remettent en cause les motivations et insinuent des doutes sur la probité de ceux qui en ont la charge ? C’est une dérive populiste caractérisée.
L’ancien Président de la République, qui a rencontré récemment Jordan Bardella, président du Rassemblement National, semble avoir structuré une manœuvre.
Elle est somme toute très simple.
Partons du principe qu’il ait anticipé une condamnation, assortie d’un mandat de dépôt: sur qui pouvait-il compter, sinon sur le Rassemblement national, à qui sont promises les clés du pouvoir?
On ignore le détail de l’entretien avec Bardella, mais il est plausible que l’avenir de Marine Le Pen, frappée d’inéligibilité après son procès pour emplois fictifs, et qui se veut pourtant centrale dans la perspective d’une élection présidentielle anticipée ou non, ait figuré au cœur de l’échange.
On observera que la critique du jugement se focalise sur ce que certains appellent une »sanction préventive », avant même l’épuisement des voies d’appel. Sarkozy a lui-même renforcé cette lecture en déclarant: »Je dormirai la tête droite en prison. » Formule frappante: elle déplace l’attention du fond du jugement vers la question de l’incarcération immédiate, comme un abus de l’exercice de la justice sur le jeu politicien.
Le temps où il était de bon ton d’affirmer, stoïsque devant tout jugement, sa confiance dans la justice de son pays est révolu. C’est tout de même un homme qui fut garant des institutions qui porte ce coup à double détente, puisqu’il sert une autre justiciable, au mépris d’un principe.
C’est doublement inexcusable.
Ainsi, la condamnation de Nicolas Sarkozy devient un instrument médiatique au service d’une utilité personnelle: sa cause, ainsi présentée, sert de levier pour le cas de Marine Le Pen, et permet au RN de dénoncer une justice perçue comme »laxiste » avec les délinquants et »acharnée » contre des responsables politiques présentés comme des serviteurs de l’État, auxquels les magistrats ont consacré des millions d’euros au cours d’années d’acharnement judiciaire.
C’est inacceptable.
Que les magistrats aient tenté, à longueur de plateaux TV, de séparer le droit de la politique, rappelant aux rares oreilles à vouloir l’entendre, le sens et la pédagogie de la décision de leurs pairs, n’y change rien: le procès se déplace dangereusement, sur la scène médiatique, nourrissant le soupçon plutôt que la clarté. Cette mécanique interroge gravement l’ordre démocratique.
Au moment où l’ancien chef de l’Etat se voit condamné à cinq ans de prison ferme pour « Association de malfaiteur », il est des phrases, même supposées, qui condensent une vérité. En juin 2007, au sommet du G8 de Heiligendamm, Nicolas Sarkozy, fraîchement élu, ressort essoufflé et hagard d’un tête-à-tête avec Vladimir Poutine. La rumeur a retenu ces mots attribués au maître du Kremlin: »Je peux faire de toi le roi d’Europe… ou je t’écrase. » Anecdote invérifiable? Peut-être. Mais les faits qui suivront accréditent l’esprit de cette promesse paradoxale : flatter l’ambition, pousser à agir, laisser s’embourber.
Le prestige ambigu de la Géorgie
Entre ces deux séquences, il y a l’été 2008. La Russie de Poutine lance sa guerre éclair contre la Géorgie pour reprendre l’ascendant sur l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. Sarkozy, alors président en exercice de l’Union européenne, se précipite à Moscou et à Tbilissi. Il arrache un cessez-le-feu qui lui vaut un prestige international immédiat: celui de l’homme qui a « arrêté la guerre ». Mais ce prestige est sujet à cautions:
l’accord entérine, de facto, les gains russes,
la médiation est perçue comme une temporisation plutôt qu’un règlement,
et elle illustre le déséquilibre d’un président français obligé de composer avec un rapport de forces qui le dépasse.
Depuis 2014, il est notable que Nicolas Sarkozy a adopté une ligne constante vis-à-vis de la Russie : tout en condamnant formellement l’annexion de la Crimée puis l’invasion de l’Ukraine, il a appelé à »comprendre » Moscou, arguant du lien historique de la Crimée avec la Russie et plaidant pour »ne pas humilier » le Kremlin. Sa médiation en Géorgie en 2008, qui avait déjà entériné de facto les gains russes, trouve ainsi un prolongement : en 2014, il déclare que »la Crimée a choisi la Russie » et, en 2023, propose des référendums internationaux dans les territoires contestés — une voie qui reviendrait à légitimer les faits accomplis par la force. Cette posture, se voulant réaliste et pacificatrice, a été perçue comme une indulgence, voire une caution, vis-à-vis de la stratégie expansionniste de Vladimir Poutine.
Le faux couronnement libyen
Il faut se rappeler aussi que Nicolas Sarkozy a d’abord déroulé le tapis rouge à Mouammar Kadhafi en décembre 2007, érigeant une tente bédouine dans les jardins de l’Élysée. Quatre ans plus tard, il se fait le champion de l’intervention militaire contre le Guide libyen. Ce qui devait être une démonstration de leadership européen s’achève en faillite géopolitique :
un État libyen pulvérisé, livré aux milices,
l’Europe exposée à une crise migratoire d’ampleur historique,
l’UE fracturée par ses désaccords internes,
et, en miroir, une Russie qui, s’étant abstenue au Conseil de sécurité, capitalise sur le chaos en se réinstallant en Méditerranée.
S’il a cru régner un instant, l’ancien chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy n’a fait qu’ouvrir une zone de désordre que Moscou exploite encore aujourd’hui.
Le boomerang judiciaire et moral
Comme dans les tragédies antiques, l’homme a-t-il été puni »par là où il a péché »? Les soupçons de financement occulte de sa campagne de 2007 par le régime de Kadhafi — accusations relayées par l’intermédiaire Ziad Takieddine — ont poursuivi Sarkozy plus longtemps que son quinquennat. À l’ombre de la chute du dictateur libyen, l’ex-président français a connu sa propre érosion: mises en examen, procès, condamnations. Et, ultime ironie, la mort récente de Takieddine au Liban survient deux jours avant un verdict central, comme pour sceller cette boucle tragique.
Le quantum européen
Ce n’est pas seulement une affaire d’homme. La séquence libyenne a produit un quantum — un ensemble d’effets en cascade, profitable au renforcement du Kremlin:
afflux migratoires incontrôlés,
montée des populismes,
fissures au sein de l’Union européenne,
et une dépendance accrue aux récits russes dénonçant l’ingérence occidentale.
L’illusion d’un couronnement individuel a tourné à la dépossession collective: l’Europe a perdu de la cohérence, tandis que Moscou en a gagné.
L’analogie iranienne
Aujourd’hui, l’ombre du scénario libyen plane sur l’Iran.
Israël agit dans une urgence existentielle, frappant les réseaux iraniens en Syrie et dénonçant la menace nucléaire.
Moscou, pragmatique, observe : il peut laisser Tel-Aviv développer l’argutie juridique et opérationnelle, manœuvrer dans l’ombre et faire porter au couple Israël-USA le poids des coups, puis se présenter en arbitre incontournable.
Téhéran a aussi, pour sa part, capacité à lire la leçon libyenne sous ce projecteur.
L’axe Tel-Aviv → Moscou esquisse ainsi une convergence paradoxale: l’un agit par nécessité messianique, l’autre capitalise par patience impériale. À une échelle bien plus vaste que la Libye, c’est encore le même mécanisme: faire faire le « sale boulot » par autrui; créer un chaos; engranger ensuite le dividende stratégique.
En guise de conclusion
La phrase attribuée à Poutine n’était peut-être qu’un off. Mais elle décrit une mécanique constante: la promesse de royauté est toujours un piège. Sarkozy en a payé le prix personnel et politique ; l’Europe en porte encore les cicatrices. Et l’Iran, aujourd’hui, se trouve au cœur d’une dynamique similaire — où l’illusion d’un coup décisif pourrait, demain, produire un chaos aux conséquences incalculables dont le Kremlin récolterait, comme à son habitude, avec Netanyahou à qui sont promis le miel et les fruits, les puissants et probablement inattaquables bénéfices stratégiques.
Poutine n’est ni faiseur de roi ni faiseur de reine. En France, c’est le Peuple français qui, seul, souverain, possède cette prérogative. L’indépendance de la justice, administrée au nom du Peuple français, en assure la condition.
The Kremlin ideologue drops the mask and launches a subtle maneuver to take control of the MAGA movement
The interview granted by Alexander Dugin to Paideuma.TV on September 24, 2025, and broadcast by Sputnik about the death of Charlie Kirk marks a decisive step in the construction of a transatlantic ideological narrative. A neo-Eurasian philosopher, considered one of the inspirers of the Kremlin’s messianic thinking, Dugin elevates Kirk to the rank of Christian martyr, a symbol of the primordial purity of MAGA, and designates his death as a “systemic turning point” comparable to a providential sign.
By contrast, Trump is portrayed as hesitant, tempted by compromises with Israel, the Republican establishment, and the state apparatus. The message is clear: the political leader remains legitimate if he stays aligned with Russia and the theologico-political narrative of MAGA; if he strays, he risks a form of “excommunication,” the movement — which is the subject of an X post on September 24, 2025 at 08:54 — being able to continue without him under the aegis of the sanctified figure of Kirk. This rhetorical operation illustrates a remarkable attempt by Dugin: to arrogate to himself the role of spiritual arbiter of American populism, to tie its destiny to that of Moscow, and to make Russian messianism the matrix of a global conservative front.
By canonizing a secondary actor of the American conservative movement, he shifts the center of gravity of MAGA away from the sole figure of Donald Trump: Kirk becomes the spiritual reference and the standard of fidelity in the battle “of light against darkness,” meaning against liberal and globalist elites.
The line of investigation closely followed by the FBI, suggesting that Charlie Kirk’s death may go beyond an isolated act, raises the question of a potential structured motive that investigators must clarify.
Whatever the conclusions, Russia has already found in this tragedy a strategic opportunity — and given how swiftly it has been able to exploit it, it would not be surprising if it had even been its inspirer.
As Dugin’s interview shows, Moscow is exploiting the event to impose, on an ideological terrain it has clearly “worked,” a Christ-like figure embodied by Kirk and meant to symbolically overshadow @POTUS.
This narrative shift — from the political leader to a sanctified martyr — illustrates the Kremlin’s ability to divert an American tragedy, apparently unrelated to it, in order to feed its own messianism and weaken Trump’s centrality by instrumentalizing MAGA.
Troubling points identified in the inquiry into the assassination of Charlie Kirk
Suspicious behaviors in the podium environment
Multiple witnesses report atypical movements in the public zone near the podium, some individuals apparently flouting security instructions.
Amateur video footage shows contradictory movements (arrivals and repeated departures) in the immediate vicinity of the intervention site.
2. Security of the gathering
The event gathered more than 100,000 people in the Phoenix stadium, under an officially reinforced security arrangement.
Nevertheless, the shooter was able to approach within an effective firing distance, raising the issue of a breach or involuntary complicity in the filtering setup.
3. Shooter’s profile (Tyler Robinson, 22 years old)
Described as psychologically unstable and living with a transgender partner.
Yet equipped with a rifle bearing targeted inscriptions, suggesting ideological preparation.
The contradiction between his “isolated and fragile” profile and the technical means used feeds the hypothesis of manipulation or direction.
4. Flight trajectory of September 10
An aircraft departed Provo (PVU) Airport at 13:12 MDT, landed at Page (PGA) at 13:47, departed again at 14:30, and returned to PVU at 15:08.
The flight was executed per declared flight plan, without transponder shutdown.
The apparent normalcy contrasts with the sensitivity of the event and the timing close to the assassination, warranting deeper verification.
To these publicly disclosed leads by FBI Director Kash Patel on September 23, 2025 at 5:39, one can now add the objective effects on the cognitive level: this new war has a spatial dimension:
Public reactions and divergent perception
In conservative circles: unanimity around the figure of Kirk, instantly sanctified.
In opposing milieus: displays of mockery or minimization, seen as signals of extreme polarization.
These divergences intensify the climate of hostility and push partisan divisions to their apex, reinforcing the hypothesis of ideological exploitation.
Foreign exploitation of the tragedy
Russian ideologue Alexander Dugin publicly presented Kirk as a Christian martyr and attempted to reposition MAGA as a spiritual force aligned with Russia.
This narrative appropriation clearly aims to weaken Trump’s centrality and internationalize the ideological conflict by integrating it into Russian messianism.
Such ideological maturation in two weeks is blazing. Normally, it takes time for symbols to crystallize. It could means that Douguine has a very faster mind. Here, one has the impression of a narrative preparation in advance, ready to deploy as soon as a dramatic event could serve as a catalyst.
This corresponds well to Dugin’s method:
identify a fault line or a tragedy,
immediately integrate it into his “civilizational war” framework,
and impose an alternate narrative before others have time to establish a competing reading or defend themselves effectively.
⚠️ It is this rapidity that makes his intervention particularly troubling: it suggests that the ideological terrain was already “worked,” and that the assassination was instrumentalized almost in real time in an attempt to seize control of the meaning to be attributed to the event.
L’idéologue du Kremlin tombe le masque et engage une subtile manœuvre pour prendre le contrôle des MAGA
L’interview accordée par Alexandre Douguine à Paideuma.TV, le 24 septembre 2025, et diffusée par Sputnik à propos de la mort de Charlie Kirk marque une étape décisive dans la construction d’un récit idéologique transatlantique. Philosophe néo-eurasiste, considéré comme l’un des inspirateurs de la pensée messianique du Kremlin, Douguine élève Kirk au rang de martyr chrétien, symbole de la pureté originelle du MAGA, et désigne sa mort comme un « tournant systémique » comparable à un signe providentiel.
Par contraste, Trump est présenté comme hésitant, tenté par les compromissions avec Israël, l’establishment républicain et l’appareil d’État. Le message est clair : le chef politique reste légitime s’il demeure aligné sur la Russie et le récit théologico-politique du MAGA ; s’il s’en écarte, il s’expose à une forme d’« excommunication », le mouvement – qui fait l’objet d’une publication X ce 24 septembre 2025 à 08h54 – pouvant continuer sans lui sous l’égide de la figure sanctifiée de Kirk. Cette opération rhétorique illustre une tentative remarquable de Douguine: s’arroger le rôle d’arbitre spirituel du populisme américain, relier son destin à celui de Moscou, et faire du messianisme russe la matrice d’un front conservateur global.
En canonisant un acteur secondaire du mouvement conservateur américain, il déplace le centre de gravité du MAGA hors de la seule personne de Donald Trump : Kirk devient la référence spirituelle et l’étalon de fidélité au combat « de la lumière contre les ténèbres », c’est-à-dire contre les élites libérales et globalistes.
La piste suivie de près par le FBI, laissant entrevoir que la mort de Charlie Kirk pourrait dépasser l’acte isolé, ouvre la question d’un éventuel mobile structuré qu’il appartient aux enquêteurs de purger.
Quelles qu’en soient les conclusions, la Russie a déjà trouvé dans ce drame une opportunité stratégique dont il ne serait pas surprenant, compte tenu l’usage stratégique qu’elle a su en faire aussi vite, qu’elle puisse en être l’inspiratrice.
Comme le montre l’interview de Douguine, Moscou exploite l’événement pour imposer, sur un terrain idéologique qu’elle a manifestement « travaillé », une figure christique incarnée par Kirk et destinée à surplomber symboliquement celle de @POTUS.
Ce déplacement narratif – du chef politique vers un martyr sanctifié – illustre la capacité du Kremlin à détourner une tragédie américaine, apparemment sans lien avec elle, pour nourrir son messianisme propre et fragiliser la centralité de Trump en instrumentalisant le MAGA.
Points troublants relevés dans l’enquête sur l’assassinat de Charlie Kirk
1. Comportements suspects dans l’environnement du podium
Plusieurs témoins signalent des déplacements atypiques dans la zone publique proche de la tribune, certains individus semblant déroger aux consignes de sécurité.
Des vidéos amateurs font état de mouvements contradictoires (arrivées, départs répétés) à proximité immédiate du lieu d’intervention.
2. Sécurité du meeting
L’événement rassemblait plus de 100 000 personnes dans le stade de Phoenix, avec un dispositif officiel renforcé.
Malgré cela, le tireur a pu s’approcher à distance de tir efficace, soulevant la question d’une faille ou d’une complicité involontaire dans le dispositif de filtrage.
3. Profil du tireur (Tyler Robinson, 22 ans)
Décrit comme psychologiquement instable et vivant avec un partenaire transgenre.
Équipé néanmoins d’un fusil comportant des inscriptions ciblées, suggérant une préparation idéologique.
La contradiction entre son profil « isolé et fragile » et les moyens techniques employés nourrit l’hypothèse d’une manipulation ou d’un encadrement.
4. Trajectoire aérienne du 10 septembre
Un appareil a décollé de l’aéroport de Provo (PVU) à 13h12 MDT, atterri à Page (PGA) à 13h47, reparti à 14h30 et revenu à PVU à 15h08.
Vol effectué selon plan de vol déclaré, sans extinction du transpondeur.
La régularité apparente contraste avec le caractère sensible de l’événement et le timing proche de l’assassinat, suscitant une vérification approfondie.
A ces pistes, qui ont été rendues publiques par le directeur du FBI, Kash Patel, le 23 septembre 2025, à 5h39, il est possible désormais d’ajouter les effets objectifs, sur le plan cognitif puisque cette nouvelle guerre à cette dimension pour espace:
5.Réactions publiques et perception divergente
Dans le camp conservateur : unanimité autour de la figure de Kirk, immédiatement sanctifiée.
Dans les milieux opposés : manifestations de dérision ou minimisation, perçues comme des signaux de polarisation extrême.
Ces divergences accentuent le climat d’hostilité et portent à leur paroxysme les divisions partisanes et cette fragmentation renforce, de ce point de vue, l’hypothèse d’une exploitation idéologique.
6. Exploitation étrangère de la tragédie
L’idéologue russe Alexandre Douguine a publiquement présenté Kirk comme un martyr chrétien et tenté de repositionner le MAGA comme force spirituelle alignée avec la Russie.
Cette récupération narrative vise incontestablement à affaiblir la centralité de Donald Trump et à internationaliser le conflit idéologique en l’intégrant au messianisme russe.
👉 Une telle maturation idéologique en deux semaines est fulgurante. Normalement, il faut du temps pour que les symboles se cristallisent. Ici, on a l’impression d’une préparation narrative en amont, prête à se déployer dès qu’un événement dramatique pouvait servir de catalyseur.
Cela correspond bien à la méthode de Douguine :
repérer une faille ou une tragédie,
l’intégrer immédiatement dans son cadre « guerre civilisationnelle »,
et imposer le récit avant que d’autres n’aient le temps d’installer une lecture concurrente viable.
Dans le cas présent, on est frappé par le fait que les éléments de déploiement sont extrêmement rapide:
10 septembre 2025 : assassinat de Charlie Kirk.
dans les jours qui suivent : funérailles spectaculaires en Arizona, où toute l’administration Trump est présente.
dès le 24 septembre (soit, comment ne pas le noter, le jour où Trump affirme que la Russie doit rendre son territoire complet à l’Ukraine): Alexandre Douguine publie une longue interview/prise de position où il a déjà élaboré une grille de lecture messianique, sanctifiant Kirk comme figure christique et redéfinissant l’orthodoxie du MAGA.
👉 Une telle maturation idéologique en deux semaines est fulgurante. Normalement, il faut du temps pour que les symboles se cristallisent. Ici, on a l’impression d’une préparation narrative en amont, prête à se déployer dès qu’un événement dramatique pouvait servir de catalyseur.
Cela correspond bien à la méthode de Douguine :
repérer une faille ou une tragédie,
l’intégrer immédiatement dans son cadre « guerre civilisationnelle »,
et imposer un récit alternatif avant que d’autres n’aient le temps d’installer une lecture concurrente ou puissent s’en défendre avec succès.
⚠️ C’est cette vitesse qui rend son intervention particulièrement préoccupante : elle suggère que le terrain idéologique était déjà “travaillé”, et que l’assassinat a été instrumentalisé presque en temps réel pour tenter de prendre le contrôle du sens à donner à l’événement.
Il y a quelques jours, dans une interview accordée à une radio, Yair Golan a surpris en affirmant qu’un État palestinien serait « ruineux » pour Israël. Le mot frappe par sa sécheresse autant que par sa lucidité. En le prononçant, il déplace la discussion au-delà de la seule sécurité: il introduit la question du coût total — économique, moral et historique.
Si l’on ouvre cette porte, alors il faut aller jusqu’au bout: compter aussi la charge latente que porte Israël, celle qui pourrait surgir un jour devant le droit international ou devant l’histoire.
Les zones d’ombre entourant la stratégie de Netanyahou vis-à-vis du Hamas — transferts de fonds facilités, affaiblissement délibéré de l’Autorité palestinienne, propos rapportés sur la nécessité de « renforcer le Hamas pour bloquer un État palestinien » — constituent un fardeau moral et juridique. Si un jour ils étaient établis et reconnus par l’intéressé qui se garde bien de lescassumer, Israël pourrait être appelé à répondre, non seulement de crimes de guerre éventuels, mais aussi de réparations matérielles et morales d’une ampleur considérable.
Mais la vérité est que chaque camp porte son gage réciproque:
le Hamas, celui de l’horreur et d’être un instrument de manipulations géopolitiques extérieures;
Israël, celui de la ruine potentielle si la responsabilité de ses choix stratégiques était reconnue.
Et il est sage de penser qu’il vaut mieux éviter de se livrer à des comptes d’apothicaire: l’horreur ne se compense pas avec la ruine, et inversement. Ces gages ne s’annulent pas l’un l’autre; ils se répondent, comme les deux faces d’une tragédie commune.
La communauté internationale ne peut que chercher une équité lucide, en se gardant des illusions comptables et en exigeant la reconnaissance des responsabilités respectives.
Dans un tel contexte, un gouvernement isolé peut s’effondrer. La perte d’une majorité parlementaire, une mobilisation civique massive, une crise stratégique mal gérée, ou un arrêt judiciaire cinglant, ou la concomittance de plusieurs de leurs manifestations: les circonstances d’une chute sont multiples.
Et le désarroi est tel, aujourd’hui, que ses dirigeants, acculés, en viennent à convoquer des images antiques — « Athènes et Sparte » — comme si le refuge dans le mythe pouvait compenser l’impuissance du présent.
Reste alors l’ultime recours: la Cour suprême. Gardienne des Lois fondamentales dans un pays sans Constitution écrite, elle détient aujourd’hui le sort non seulement du gouvernement, mais de la nature même d’Israël. Elle incarne, à sa manière, le choix entre trois héritages, qui s’inscrivent dans un ordre chronologique précis:
Gidéon, figure des Juges, chef guerrier épisodique qui refuse la royauté;
David, oint roi, fondateur politique et dynastique;
Salomon, héritier et accomplissement de la sagesse et de la justice.
Revenir à Gidéon, et à ses chars, c’est donc un retour en arrière: c’est nier la royauté davidique et la sagesse salomonienne, renier ce qui fut oint pour replonger dans le provisoire et la violence des origines.
C’est entre ces figures que se joue l’avenir. Si Israël choisit Gidéon seul, il s’enfermera dans le cycle de la guerre et de la ruine.
S’il choisit David et Salomon ensemble, il honorera l’intuition politique et la justice qui furent sa marque et sa relation originelle, et pourra ouvrir la voie à une réconciliation durable.