Entre ce que rabâchent les médias occidentaux et ce qu’établira l’histoire au sujet de la guerre illégale et injuste engagée par les USA et Israël contre l’Iran, une faille monstrueuse est en train de s’ouvrir.
Cette faille est beaucoup plus grande que le détroit d’Ormuz.
Il s’agit d’une matrice au sens où cette faille constitue l’utérus formé pour engendrer soit un monde meilleur soit un monde pire.
Son héritage génétique est fabriqué sous nos yeux. Nous devons, par conséquent, être très attentifs et infiniment scrupuleux quant à ce que nous souhaitons inscrire dans cet ADN.
Nous le faisons pour toute l’humanité. Pour son futur.
Il n’est pas exclu, une fois dissipés toutes les brumes et brouillards qui règnent sur les récits, qu’une grande partie des actions de la nation iranienne puisse apparaître comme ayant été une résistance légitime à une oppression dont le caractère n’était pas parfaitement distingué.
Puisque le doute n’est guère permis sur ce qui anime Trump, Netanyahu et Poutine, la réponse à cette question va dépendre, en très grande partie, de la nature de ce qui anime, fondamentalement, le régime iranien et la manière dont il va évoluer.
Le régime iranien doit se métamorphoser. Il doit faire preuve d’une sagesse dont seul l’avenir dira s’il en était capable, s’il en méritait le don.
Ce moment critique lui offre cette chance.
L’histoire se distingue de l’actualité.
Il n’y a pas de devoir envers l’actualité.
En revanche, il y en a un envers l’histoire.
Car, c’est elle qui juge. Elle n’est pas manipulable.
Quelque chose lui confère une mémoire de forme, de sorte que, même si elle est habilement froissée, pliée selon des convenances de puissance ou idéologiques, elle reprend son espace et sa réalité.
Sa violence n’est pas tonitruante. Elle ne brandit pas d’anathème. Elle ne se verra pas.
Elle n’en est pas moins réelle.
Il y a des choix, dès aujourd’hui, pour toutes les parties, qui peuvent apparaître comme irréversibles.
PS: Je ne m’adresse à personne.
(Archivé le 26 mars 2026)
