Anomalies quantique de la géopolitique

La Chine est conviée à la gouvernance des affaires et des équilibres du monde.

L’agression perpétrée par la Russie à l’encontre de l’Ukraine presse l’empire du Milieu de dire qui il est.

C’est ainsi qu’apparaît légitime et louable à la Chine d’exercer sa part de la responsabilité commune dans la construction de la paix.

Il n’est nullement difficile de concevoir le prix que cette paix, bâtie sur l’évidence préalable, ambiguë et inéquitable que la maxime: la guerre n’est de l’intérêt de personne encadre d’une machoire ferme, appelle à passer par pertes et profits.

Je crains bien que nous n’ayons pas affaire ici à l’authentique Chine.

Le monde a pourtant besoin de savoir où est la vraie Chine.

Le monde a besoin de sortir de l’ambiguïté qu’incarne une Chine à deux visages et, dans son si cher proche étranger, l’ambiguïté de deux Corées si diamétralement opposées.

Le miroir qu’est l’une tendue au regard de l’autre dans un face à face tendu représente une asymétrie insoluble (1.4 milliards d’habitants face à 23 millions).

Regardons au cœur de cette époque, en son nœud gordien, la subsistance de la principale anomalie, quasiment quantique. Elle est susceptible de dominer le monde. Elle y aspire.

Celle de Berlin s’est résolue dans la réunification. Celle entre la Russie et l’Ukraine développe sa trame tragique.

Il demeure les autres, celle des deux Corées, et, à titre principal, l’anomalie que constitue la Chine vis à vis de son double, Taïwan.

Entre la Chine et Taïwan, indépendamment des divisions militaires susceptibles d’être alignées, et des alliances géopolitiques convoquées, de l’importance des territoires, l’image la plus puissante en dignité est insupportable à l’image la plus faible comme Hong Kong est une péninsule insupportable à Pékin, exactement comme Kiev insupporte aussi Moscou.

Nous nous entretenons donc avec une Chine qui est devenue un géant démographique.

Nous nous entretenons donc avec une Chine devenue une hyperpuissance technologique, économique et même monétaire.

Nous nous entretenons donc aussi avec une Chine apte à rivaliser sur les plans militaires, spatiaux et stratégiques.

Mais nous avons pourtant toujours affaire à un nain moral et politique qui prétend toujours interdire de parler avec Taïwan au niveau de la Mer et au Tibet au niveau du Ciel et qui réprime d’une main de fer ses jeunesses.

La vraie Chine, qui ne peut pas ne pas être une nation éminemment morale et politique pour être elle-même, remerciera au bout du compte les nations, les démocraties, d’avoir contribué à la sauvegarde de Taïwan et du Tibet.

A l’heure actuelle, nous devons, hélas, nous accommoder d’une Chine atrophiée et dompter la force par laquelle elle entend nous soumettre à sa subtile et lente volonté.

𝐸𝑠𝑡-𝑖𝑙 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑎𝑢 𝑑𝑒́𝑐𝑙𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑙’𝑂𝑐𝑐𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 ? 𝐸𝑠𝑡-𝑖𝑙 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒, 𝑚𝑒̂𝑚𝑒, 𝑑𝑒 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑎𝑢 𝑑𝑒́𝑐𝑙𝑖𝑛 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝑂𝑐𝑐𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑥𝑒𝑟𝑔𝑢𝑒 𝑑𝑢 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑’𝐴𝑙𝑒𝑥𝑎𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑆𝑜𝑙𝑗𝑒𝑛𝑖𝑡𝑠𝑦𝑛𝑒 𝑎̀ 𝐻𝑎𝑟𝑣𝑎𝑟𝑑 𝑙𝑒 8 𝑗𝑢𝑖𝑛 1978 ?

𝐿’𝑎𝑓𝑓𝑖𝑐ℎ𝑎𝑔𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑎𝑙𝑒𝑐𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖𝑙𝑒𝑠 ℎ𝑦𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠, 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑢𝑟-𝑣𝑖𝑟𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑢 𝑚𝑎̂𝑙𝑒 𝑎𝑙𝑝ℎ𝑎 𝑝𝑜𝑢𝑡𝑖𝑛𝑖𝑒𝑛, 𝑡𝑐ℎ𝑒́𝑡𝑐ℎ𝑒̀𝑛𝑒, 𝑜𝑢 𝑠𝑦𝑟𝑖𝑒𝑛, 𝑝𝑟𝑜𝑐𝑒̀𝑑𝑒, 𝑎𝑢 𝑓𝑜𝑛𝑑, 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑜𝑛 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑔𝑎𝑟𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒́𝑚𝑜𝑛𝑠𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠, 𝑑𝑢 𝑑𝑒́𝑟𝑖𝑠𝑜𝑖𝑟𝑒.

𝐴𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑡𝑜𝑟𝑡 𝑒𝑡 𝑟𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑆𝑜𝑙𝑗𝑒𝑛𝑖𝑡𝑠𝑦𝑛𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑙𝑢𝑎𝑖𝑡 𝑠𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑒́𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑖𝑛𝑠𝑖 « 𝑆𝑖 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑛𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑐ℎ𝑒 pas 𝑎̀ 𝑠𝑎 𝑓𝑖𝑛, 𝑖𝑙 𝑒𝑛 𝑎 𝑎𝑡𝑡𝑒𝑖𝑛𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑒́𝑡𝑎𝑝𝑒 𝑑𝑒́𝑐𝑖𝑠𝑖𝑣𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑠𝑜𝑛 ℎ𝑖𝑠𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒, 𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑒𝑛 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑢 𝑡𝑜𝑢𝑟𝑛𝑎𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑖 𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑖𝑡 𝑑𝑢 𝑀𝑜𝑦𝑒𝑛-𝐴𝑔𝑒 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑅𝑒𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒. 𝐶𝑒𝑙𝑎 𝑣𝑎 𝑟𝑒𝑞𝑢𝑒́𝑟𝑖𝑟 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑢𝑛 𝑒𝑚𝑏𝑟𝑎𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑖𝑡𝑢𝑒𝑙. 𝐼𝑙 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑓𝑎𝑢𝑑𝑟𝑎 𝑛𝑜𝑢𝑠 ℎ𝑖𝑠𝑠𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑢𝑛𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒 ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑣𝑢𝑒, 𝑎̀ 𝑢𝑛𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑒𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑒, 𝑜𝑢̀ 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑛𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑝ℎ𝑦𝑠𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑝𝑎𝑠 𝑚𝑎𝑢𝑑𝑖𝑡𝑒, 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑝𝑢 𝑙’𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑎𝑢 𝑀𝑜𝑦𝑒𝑛-𝐴𝑔𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠, 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡, 𝑜𝑢̀ 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑖𝑡𝑢𝑒𝑙 𝑛𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑝𝑎𝑠 𝑛𝑜𝑛 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑝𝑖𝑒́𝑡𝑖𝑛𝑒́, 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑖𝑙 𝑙𝑒 𝑓𝑢𝑡 𝑎̀ 𝑙’𝑒̀𝑟𝑒 𝑚𝑜𝑑𝑒𝑟𝑛𝑒.
𝑁𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑎𝑠𝑐𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑚𝑒̀𝑛𝑒 𝑎̀ 𝑢𝑛𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑒́𝑡𝑎𝑝𝑒 𝑎𝑛𝑡ℎ𝑟𝑜𝑝𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑞𝑢𝑒. 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑛’𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑑’𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑖𝑥 𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑡𝑒𝑟… 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 ℎ𝑎𝑢𝑡. »

J’aime

Commenter

Partager

FN, radicaux, souverainistes: la mue de l’Europe verra disparaître ses organes inutiles

7/10/2015 .- Sans être un inconditionnel du président de la République, M. François Hollande, je suis bien obligé, et satisfait de devoir l’être à l’occasion de la session plénière du Parlement Européen, de reconnaître en lui, cet après-midi, un homme d’Etat, animé par des intentions, une volonté, une sincérité d’homme d’Etat.
Et cette stature, quelles que soient ou puissent être les divergences par ailleurs, est rassurante, au fond, car ce que l’on doit pouvoir attendre de ceux qui président au destin d’un nation et à ce titre à la dynamique de l’Europe, c’est la stature et la capacité de parler et d’agir en dignité, et de le faire à la hauteur des enjeux comme des menaces. Lire la suite « FN, radicaux, souverainistes: la mue de l’Europe verra disparaître ses organes inutiles »

Versailles mérite mieux que des allégeances serviles

Un certain nombre de nos politiques, de droite comme de gauche, somment le gouvernement de renverser ses alliances en sacrifiant les pays du Golfe, l’Arabie Saoudite et la Turquie. Aucun sophisme – et il n’en manque pas à leur registre – ne parviendra à masquer pourtant ce que constituent les « inflexions » voulues. Elles nous préparent un Munich d’une nature inédite, car quel effondrement moral et physique est plus vaste que celui qui fait accomplir ce que les coups que vous portent un ennemi quelconque visent à obtenir de vous, et ce la fleur au fusil. Lire la suite « Versailles mérite mieux que des allégeances serviles »

Tous les chemins ne sont pas sur la carte

Quelques semaines après les attentats du 11 septembre 2001, au sujet desquels j’avais écrit qu’il fallait faire assaut d’innocence pour surmonter le défi qu’ils imposaient à la civilisation, dans le Paris froid, je suis entré à Notre Dame de Paris pour confesser, devant un prêtre hébété par cet aveu, que je porterais une parole destinée à sauver le monde.

Il faut un courage insensé et sans doute incompréhensible au commun des mortels pour articuler de tels mots. Ils ont la faculté de foudroyer un homme.

Quelques jours après les attentats du 7 janvier 2015, mon esprit a été submergé par la douleur, mais alors que chacun déclarait la guerre à un ennemi qui s’autodésignait ostensiblement, mon intuition me conduisait à suspecter que nos réactions collectives correspondaient précisément à ce que les instigateurs de cette guerre invisible, qui est une guerre qui ne montre d’elle que ce qui favorise ceux qui l’engagent et la nourrissent,  attendaient qu’elles soient.

Les attentats du 13 novembre 2015 m’ont atteint au plus profond et fait toucher leS limites de mon principe d’élucidation, celui auquel je me suis voué, qui se tarissait dans le bain de sang provoqué par les terroristes de Paris.
Le soir même, sur la page facebook de l’Elysée, alors que tous accusaient le salafisme comme étant à l’origine du fléau djihadiste, je postais pourtant une simple phrase dans le fil pour y dire que cette précipitation était trop rapide pour être honnête.
Elle correspondait à une intuition.
Ce 15 novembre 2015, je m’endormais mal avec ces mots, comme tournoyant en un mouvement circulaire, dans l’âme: « Seigneur, montre-moi ce qu’il y a à voir ».
Le 16, j’écrivais, sur ce blog même: « La trotteuse du djihad et le pendule de la Révolution Islamique d’Iran ».
Et le 17 novembre 2015, approfondissant le sujet: « Sauver Bachar El-Assad? Pourquoi. ».

Tous les chemins ne figurent pas sur la carte.
Cela ne signifie pas qu’ils n’existent pas et ne méritent pas d’être ouverts. Cela ne signifie pas qu’ils ne mènent pas quelque part.

Je ne m’explique pas que – était-ce le 8 janvier, le 9 ou le 10 ?- au Monoprix, de la place de l’hôtel de ville de Narbonne, où je me rendis pour quelques emplettes, alors que j’étais à la caisse, j’ai entendu deux trois personnes, deux hommes et une femme, dire à haute-voix, de sorte que, peut-être, je l’entendisse: « Ce sont vraiment des imbéciles. Ce n’est pas à Paris qu’ils devaient réaliser leurs attentats. Mais ici. ».
Quelques minutes avant, ils étaient dans le même rayon que moi. Mon attention avait été attirée par leur comportement.

C’est très déstabilisant lorsqu’on pense et écrit, au moment où tout n’est qu’hystérie, désir de guerre, une série de textes comme celui-ci . Ce sont des coïncidences auxquelles il m’est arrivé d’être confronté.
En terme de probabilité, tout de même, ayant écrit ce que j’ai écrit et développé ultérieurement la thèse sur l’origine et les buts du djihadisme islamique, un tel épisode  relève du mystère.

Tous les attentats m’avaient plongé dans un état second qui était un état premier.
Ceux qui sont postérieurs au 13 novembre 2015 et notamment celui du 14 juillet 2016, n’ont pas provoqué, au delà de l’émotion, un tel bouillonnement.
Comme si le mystère était percé.

La réflexion stratégique « Vulnérabilité des démocraties à l’âge de la mondialisation »  est disponible en suivant le lien proposé ci-dessous:
https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/804719/s/vulnerabilite-des-democraties-a-l-age-de-la-mondia-2571dccb4d/#.WCTQrbV1A8o

« Vulnérabilité des démocraties à l’âge de la mondialisation », bientôt publiée

804719_lcl_c14

Le processus de publication de mon ouvrage : « Vulnérabilité des démocraties à l’âge de la mondialisation » entre dans sa phase finale. Je procède aux corrections des épreuves avant de délivrer le Bon à Tirer.
Développée dans le plus grand des isolements, cette réflexion participe au concours de la Réflexion Stratégique 2016 organisée par le Conseil Supérieur pour la Formation et la Recherche Stratégique.
Ce n’est pas un objet littéraire.
Ne bénéficiant pas du moindre support médiatique et de promotion, si vous désirez le commander, chacun peut manifester son intention d’achat directement auprès de l’auteur.
L’ouvrage est mis en vente au prix de 10,50€, plus les frais de livraison.
N’hésitez pas à le réserver en me contactant directement ou en passant, aussitôt que le livre sera disponible, par le site de vente en ligne de l’éditeur : https://www.edilivre.com/.
Le lien d’accès à la commande sera précisé dès qu’il sera disponible.

https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fvulnerabilitedesdemocratiesalagedelamondialisation%2Fphotos%2Fa.1293829803984555.1073741827.1293798600654342%2F1325435744157294%2F%3Ftype%3D3&width=500

La Russie légitime. l’Europe non?

J’ai évoqué, dans la contribution précédente, intitulée « Les heures impossibles de la démocratie russe », le défi que la Russie nous impose de relever. Elle nous l’impose car ce défi, parmi d’autres, devra permettre à l’Union européenne de se forger elle-même le récit de son histoire.
Elle n’a eu que très rarement l’occasion d’avoir à se définir, à définir par conséquent, les moyens de sa force, de sa protection, de son identité, par rapport à une puissance telle que la Russie qui projette, elle, avec de plus en plus de netteté le désir de sa propre histoire continentale, amorcé à partir du nationalisme russe. Lire la suite « La Russie légitime. l’Europe non? »

Que veulent semer les Engraineurs

OGM_les engraineurs

Comment le credo écologique publié sur le page facebook du groupe « Defense Russie Liberté » ce 20 mars 2016 à 10h et l’annonce, faite ce même jour (Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 20/05/2016 à 14:48 Publié le 20/05/2016 à 14:46) d’un appel à manifester contre Monsanto, les OGM, par un collectif citoyen, baptisé ainsi que le rapporte Le Figaro, « Les Engraineurs », nous interpellent-ils?

Cette curieuse conjonction appelle – devrait appeler – notre sens critique de citoyens, au delà de ce qui est exalté en chacun de nous et au sujet duquel s’applique sans conteste le principe de la liberté de penser.

La question fondamentale en définitive porte donc, constamment, sur « Est-ce que ce que je pense est ce que je pense? ». L’exercer sur soi-même n’est pas illusoire. Elle assure la démocratie à son meilleur niveau: celui de ses citoyens avertis, en responsabilité comme en dignité.
Ce sont eux qu’il faut défendre car ce sont eux qui nous défendent par leur sérénité aux turbulences.

Au fond, la question qui regarde chacun, dans sa vie citoyenne, est « De quoi suis-je, s’il m’advient de l’être, le signal, ou encore, à quel signal réel, la vie démocratique, avec ses désordres éventuels, m’amène-t-elle à m’accorder? ». Et par quels biais?

Contrepartie, la Russie de Poutine supplante l’Europe en matière de production de blé.

PS: je précise que j’ai vécu le crépuscule d’une période où l’on pouvait invoquer « la France profonde », comme une sorte d’autorité tutélaire sur la volatilité des choses.

Le TAFTA est-il vraiment un ami qui vous veut du mal?

Nous sommes à l’heure du grand Croque-Mitaine. Il porte un nom, le TAFTA, et son acronyme est désormais fantasmé par un grand nombre de citoyens auxquels on fait croire, avec succès, que ce traité est nocif et qu’il constitue un complot dirigé contre eux par les élites européennes.

Depuis que le président des USA, Barack Obama, est venu dire à Hanovre le 25 avril 2016, son attachement à ce traité, en insistant sur le fait que la fenêtre d’adoption se réduisait insistant pour que cette négociation, entamée en 2013, aboutisse d’ici la fin de l’année, l’opposition se fait plus virulente.

Il ne s’agit pas d’aboutir au plus équitable des traités, il s’agit d’enterrer la perspective d’une zone de libre-échange qui permettrait d’insuffler, de part et d’autres de l’Atlantique, de précieux points de croissance et de dynamisme et, pour cela, de lever toutes les peurs possibles et imaginables.
Elles se bousculent au portillon.

Greenpeace portera-t-elle le coup de grâce. C’est apparemment ce que cette Organisation Non Gouvernementale, allant au delà de sa vocation d’origine qui regardait la protection de l’environnement, entend faire en annonçant qu’elle publiera 248 pages de documents confidentiels du projet d’accord de libre-échange commercial TTIP (ou TAFTA). Elle a annoncé dimanche que ces pages « confirment les menaces sur la santé, l’environnement et le climat ».

Lire la suite « Le TAFTA est-il vraiment un ami qui vous veut du mal? »

Tafta

Il convient de se remémorer la déclaration de M. Poutine, le 28 septembre 2015, à la tribune de l’AG des Nations Unies.
« Je voudrais aussi noter, a déclaré M. Poutine, l’existence d’une autre manifestation de l’égoïsme économique en plein essor: il y a certains Etats qui optent pour la création d’associations économiques prioritaires à caractère restreint. Même les négociations qui les concernent sont menées en cachette, à l’insu de leurs citoyens, milieux d’affaires et sociétés civiles. Personne ne prend plus soin d’en informer d’autres Etats dont les intérêts peuvent être touchés par conséquent. Il se peut qu’on veut tous nous mettre devant le fait accompli, que les règles du jeu viennent d’être réécrite au profit d’un groupe restreint, de ceux qui se considèrent choisis, même sans participation de l’OMC. Cela est lourd de conséquences et peut provoquer le déséquilibre de tout le système financier, la défragmentation de tout l’espace économique mondial« , a prévenu M. Poutine, considérant que le TAFTA – auxquels tant, du FN à la gauche radicale, sont opposés – affecte pas moins que « les perspectives d’ensemble de l’économie mondiale ».
Ces paroles, auquel aucun écho n’a été donné par les médias, ne sont pas neutres. Elles le sont d’autant moins que le traité transpacifique a été signé en janvier.
Cette sévère mise en cause du Tafta, même s’il n’est pas nommé, n’a pas été jugée digne d’intérêt par les médias.
Je postule cependant que l’enjeu que la perspective comme la dynamique d’une telle zone de libre échange représentent est d’un tel poids que la Russie coalise toutes les forces qu’elle peut pour faire échouer le processus.
Cela nous regarde nous Français comme cela regarde les Européens que nous sommes.
Mais nous regardons ailleurs et vaticinons à des débats qui sont utiles pour autant qu’ils ne deviennent pas superflus et purement idéologiques.
Quels sinistres signes des temps s’accordant de part et d’autre de l’Atlantique que ces montées des protectionnismes. C’est Poutine qui doit se frotter les mains, lui qui, dans l’indifférence médiatique, avait dit tout le mal qu’il pensait de ce traité de nature à sceller et parfaire, pour longtemps, le plus important marché de libre-échange et de potentielle réinvention de l’économie de marché. Nous perdons le sens de l’essentiel au profit de griseries au superflu.

Israël fait son espoir du désespoir des Palestiniens

La Commission européenne a validé ce matin l’étiquetage des produits fabriqués dans les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. « Toutes ces mesures visent à établir une différenciation entre les articles exportés par Israël et ceux qui sont fabriqués dans des territoires occupés en violation du droit international », a justifié un diplomate cité par Le Figaro. Lire la suite « Israël fait son espoir du désespoir des Palestiniens »