Ce qu’a fait l’ambassadeur israélien Danny Danon devant le Conseil de sécurité de l’ONU, pour se dédouaner de la mort de trois soldats de la Paix tués par Tsahal et des intimidations exercée contre des soldats et le chef d’Etat Major de la FINUL, n’est pas sans rappeler le numéro de Colin Powell en 2003. Comme Trump, il a pris à partie la France.
Israël est passé maître dans l’art de se victimiser, dans l’art de l’inversion ou le report de la charge, dans celui de manipuler l’hostilité qu’il inspire à dessein, comme si elle faisait partie du projet de ce régime.
C’est sa signature systématique.
Il faut fermer les yeux pour ne pas la voir.
Israël ne recherche pas les conditions de la paix, mais celles de la guerre qui l’arrange.
Il veut décomposer le Liban. Le désosser littéralement et lorgne, protégé par un Donald Trump qui y a un intérêt stratégique aussi, sur le statut que lui confèrerait, avec un Liban déchiré et amoindri, la maîtrise exclusive ou à des conditions dépendantes principalement de sa seule souveraineté, les gisements gaziers (530 milliards de m3) en Méditerranée Orientale, situés à la frontière au sud du fleuve Litani.
Nul ne parle de cet enjeu. Il est pourtant la vraie clé, du Venezuela au détroit d’Ormuz, jusqu’au passage du Nord-Ouest sur lequel veille un gros caillou de glace qui a pour nom le Groenland, convoité par Trump qui avait pour plan de se l’approprier avec de déclencher la guerre contre l’Iran.
Pour satisfaire cet appétit stratégique, les ogres sont de sortie. Ils font peu de cas des vies humaines, de la dignité des Etats.
Le Liban est écartelé vif et réduit à l’impuissance des uns et à la colère contre-productive et désespérée des autres.
Je le pense promis à l’équarrissage si rien n’est fait pour entraver le mécanisme activé lorsque l’attaque contre l’Iran a été perpétrée.
Le terrorisme a de beaux jours devant lui si Israël peut agir les mains libres. Il saura manipuler les émotions des démocraties à son bénéfice.
Les faits sont là et restent là. De Gaza au Liban Sud, que l’Etat hébreu entend occuper pour se l’approprier, les journalistes sont tués, les soldats de la Paix visés, le Chef d’Etat Major intimidé, les populations civiles terrorisées et forcées de fuir.
Les témoins potentiels sont expulsés du territoire.
La vérité est persona non grata dans la diplomatie de cet Israël. Je ne suis de ceux qui prétendent savoir que le projet sioniste portait à l’origine cette perversion.
Beaucoup d’Israélien ont cru sincèrement en leur démocratie. L’innocente jeunesse sacrifiée à Nova Festival le 7-Octobre-2023 est le témoin qui objecte pour l’éternité que le sionisme peut être une rose, une marguerite, plutôt qu’une fleur carnivore considérant ses voisins comme des insectes qu’il doit attirer dans son système digestif.
Aujourd’hui, il ne faut pas avoir peur de dire que la perversion de ce sionisme est manifeste.
Nul ne sait qui est tué et qui ne l’est pas, ni pourquoi? Le temps où Israël relâchait 1200 terroristes, parmi les plus dangereux et fanatiques, contre un seul soldat a laissé place au temps de la peine de mort réservée aux Palestiniens qui oseraient encore résister.
Gideon, archétype de la ruse, a sévi et sévit encore.
La communauté internationale et le droit sur laquelle elle repose, que les Etats-Unis et Israël, dans ce conflit, tiennent pour partir négligeable, n’est pas condamnée à subir, indéfiniment, l’empire du mensonge et du machiavélisme.
Les planètes vont finir par s’aligner. Elles ne peuvent plus faire autrement compte tenu de leurs orbites.
Si elles ne s’alignent pas, elles vont entrer en collision.
Cela, a priori, nul ne le souhaite.
Il est donc de plus en plus probable, et tout dans la direction que prennent les faits et les tensions l’indique, que les événements auxquels nous assistons conduira à une recomposition géopolitique et aux prémisses d’une Grande Paix qu’il faudra savoir construire et consolider sur des nouvelles bases, le plus éloignées possible de celles qui nous font frôler les perspectives d’une guerre mondiale.
Les armes ne seront pas décisives ici.
La justice le sera.
Les USA et Israël seront les premiers perdants, car l’affront fait à toutes les nations, entraînées de près ou de loin, dans cette trappe à antagonisme et ce nid de guerres larvées, aura des conséquences politiques, judiciaires et morales pour les dirigeants et les dépositaires de l’autorité publique qui, guidés par la soif de pouvoir et la cupidité, ont mis leurs doigts dans une telle machination au service du désordre international.
Leur chute entraînera, inéluctablement, la chute de Poutine.

Bloc 4 : Il est situé à l’ouest de l’embouchure du fleuve Litani, dans la Zone Économique Exclusive (ZEE) libanaise. Il est opéré par TotalEnergies (France), ENI (Italie) et QatarEnergy.
Statut : En phase d’exploration avancée, avec des forages débutés en 2020. Les réserves estimées sont de l’ordre de 500 milliards de m³ (non confirmées).
Bloc 9 : Il est situé au sud-ouest de l’embouchure du Litani, proche de la frontière maritime contestée avec Israël.
Partiellement chevauché par le gisement Karish (côté israélien).
Statut : Zone litigieuse – Un accord provisoire en 2022 (médiation américaine) permet au Liban d’explorer une partie du bloc, mais sous des conditions strictes pour éviter les tensions
