Suicides assistés: la méthode du Deep State russe

Le Deep State russe n’est plus une hypothèse car il se protège lui-même, neutralise ce qui pourrait ressurgir de l’État légitime et maquille ses éliminations en “suicides”. En parler comme d’une simple “mainmise oligarchique” est pervers: cela occulte le phénomène réel, un appareil politico-sécuritaire qui consomme peu à peu la substance du pouvoir légal.

Au cours des dernières années, les observateurs ont relevé plusieurs dizaines de décès ‘suspects’ affectant des responsables politiques, des cadres publics, des entrepreneurs et des officiers liés aux rouages du pouvoir. Ces décès sont souvent rapidement classés comme ‘suicides’ ou morts subites, sans enquête publique transparente. Parmi eux figurent des élus locaux et régionaux, ce qui montre que la vitrine parlementaire n’est pas préservée.

1. Le rôle opérationnel du Совет безопасности (Совбез)

La mise en scène répétée du Совбез — son iconographie, son rôle central dans les décisions stratégiques, et la proximité visible entre ses cadres et les structures militaires — suggère que cet organe exerce, au-delà de sa définition constitutionnelle consultative, une prérogative de police politique.
Dans ce cadre, un service de ‘nettoyeurs’ apparaît comme un instrument pratique: il élimine physiquement ou neutralise ceux qui dévient de la ligne ou deviennent gênants pour la reproduction du pouvoir réel, tout en produisant un effet dissuasif sur l’ensemble des élites.

2. Effets politiques et institutionnels

Suspension de la représentation: la peur et la logique de chape de plomb empêchent l’expression autonome des élus et des élites quelles qu’elles soient.

Affaiblissement du contrat fédéral: les sujets fédérés voient leur loyauté captée par une instance extra-constitutionnelle, ce qui vide de sens l’adhésion au texte constitutionnel.

Dévitalisation de l’État légitime: l’action des ‘nettoyeurs’ et la centralisation occultent les mécanismes démocratiques et juridiques, transformant l’État en une façade juridique vidée de sa substance.

Anesthésie sociale: la répétition de ces épisodes produit un effet narcotique — la société et les institutions normales se replient, réduisant la capacité de réaction citoyenne et institutionnelle.

3. Conséquences symboliques et pratiques

La souveraineté populaire est réduite à une fiction procédurale; la légitimité réelle émane désormais d’une combinaison de coercition et de gestion discrète des élites.

Toute contestation raisonnable court le risque d’être neutralisée non par le débat public, mais par l’élimination physique ou la mise au ban institutionnelle.

Le mécanisme est doublement efficace: il supprime les voix discordantes et il sert d’avertissement à ceux qui pourraient douter.

4. Conclusion — mise en évidence

Ce qu’il faut mettre en évidence, sans ambiguïté, c’est le lien de causalité entre:

1. la centralité croissante du Sozbez (Совбез) dans l’exercice effectif du pouvoir;

2. l’apparition d’un mécanisme de neutralisation clandestine (‘nettoyeurs’);

3. la dégradation de l’État légitime et de la souveraineté populaire.

Autrement dit: le ‘Deep State’ n’est plus une hypothèse — il a une matérialité opérationnelle qui se traduit par la destruction progressive des tissus institutionnels. Ce constat n’est pas une provocation gratuite: c’est une lecture des faits telle qu’ils se présentent et telle qu’ils pèsent sur le destin collectif de la nation.

Le corps qui siège à l’ONU est un alien parmi les nations.

Poutine à Sarkozy:  »Je ferai de toi un roi »

Au moment où l’ancien chef de l’Etat se voit condamné à cinq ans de prison ferme pour « Association de malfaiteur », il est des phrases, même supposées, qui condensent une vérité. En juin 2007, au sommet du G8 de Heiligendamm, Nicolas Sarkozy, fraîchement élu, ressort essoufflé et hagard d’un tête-à-tête avec Vladimir Poutine. La rumeur a retenu ces mots attribués au maître du Kremlin:
 »Je peux faire de toi le roi d’Europe… ou je t’écrase. »
Anecdote invérifiable? Peut-être. Mais les faits qui suivront accréditent l’esprit de cette promesse paradoxale : flatter l’ambition, pousser à agir, laisser s’embourber.


Le prestige ambigu de la Géorgie

Entre ces deux séquences, il y a l’été 2008. La Russie de Poutine lance sa guerre éclair contre la Géorgie pour reprendre l’ascendant sur l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. Sarkozy, alors président en exercice de l’Union européenne, se précipite à Moscou et à Tbilissi. Il arrache un cessez-le-feu qui lui vaut un prestige international immédiat: celui de l’homme qui a « arrêté la guerre ».
Mais ce prestige est sujet à cautions:

  • l’accord entérine, de facto, les gains russes,
  • la médiation est perçue comme une temporisation plutôt qu’un règlement,
  • et elle illustre le déséquilibre d’un président français obligé de composer avec un rapport de forces qui le dépasse.

Depuis 2014, il est notable que Nicolas Sarkozy a adopté une ligne constante vis-à-vis de la Russie : tout en condamnant formellement l’annexion de la Crimée puis l’invasion de l’Ukraine, il a appelé à  »comprendre » Moscou, arguant du lien historique de la Crimée avec la Russie et plaidant pour  »ne pas humilier » le Kremlin. Sa médiation en Géorgie en 2008, qui avait déjà entériné de facto les gains russes, trouve ainsi un prolongement : en 2014, il déclare que  »la Crimée a choisi la Russie » et, en 2023, propose des référendums internationaux dans les territoires contestés — une voie qui reviendrait à légitimer les faits accomplis par la force. Cette posture, se voulant réaliste et pacificatrice, a été perçue comme une indulgence, voire une caution, vis-à-vis de la stratégie expansionniste de Vladimir Poutine.

Le faux couronnement libyen

Il faut se rappeler aussi que Nicolas Sarkozy a d’abord déroulé le tapis rouge à Mouammar Kadhafi en décembre 2007, érigeant une tente bédouine dans les jardins de l’Élysée. Quatre ans plus tard, il se fait le champion de l’intervention militaire contre le Guide libyen. Ce qui devait être une démonstration de leadership européen s’achève en faillite géopolitique :

  • un État libyen pulvérisé, livré aux milices,
  • l’Europe exposée à une crise migratoire d’ampleur historique,
  • l’UE fracturée par ses désaccords internes,
  • et, en miroir, une Russie qui, s’étant abstenue au Conseil de sécurité, capitalise sur le chaos en se réinstallant en Méditerranée.

S’il a cru régner un instant, l’ancien chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy n’a fait qu’ouvrir une zone de désordre que Moscou exploite encore aujourd’hui.


Le boomerang judiciaire et moral

Comme dans les tragédies antiques, l’homme a-t-il été puni  »par là où il a péché »? Les soupçons de financement occulte de sa campagne de 2007 par le régime de Kadhafi — accusations relayées par l’intermédiaire Ziad Takieddine — ont poursuivi Sarkozy plus longtemps que son quinquennat. À l’ombre de la chute du dictateur libyen, l’ex-président français a connu sa propre érosion: mises en examen, procès, condamnations. Et, ultime ironie, la mort récente de Takieddine au Liban survient deux jours avant un verdict central, comme pour sceller cette boucle tragique.


Le quantum européen

Ce n’est pas seulement une affaire d’homme. La séquence libyenne a produit un quantum — un ensemble d’effets en cascade, profitable au renforcement du Kremlin:

  • afflux migratoires incontrôlés,
  • montée des populismes,
  • fissures au sein de l’Union européenne,
  • et une dépendance accrue aux récits russes dénonçant l’ingérence occidentale.

L’illusion d’un couronnement individuel a tourné à la dépossession collective: l’Europe a perdu de la cohérence, tandis que Moscou en a gagné.


L’analogie iranienne

Aujourd’hui, l’ombre du scénario libyen plane sur l’Iran.

  • Israël agit dans une urgence existentielle, frappant les réseaux iraniens en Syrie et dénonçant la menace nucléaire.
  • Moscou, pragmatique, observe : il peut laisser Tel-Aviv développer l’argutie juridique et opérationnelle, manœuvrer dans l’ombre et faire porter au couple Israël-USA le poids des coups, puis se présenter en arbitre incontournable.
  • Téhéran a aussi, pour sa part, capacité à lire la leçon libyenne sous ce projecteur.

L’axe Tel-Aviv → Moscou esquisse ainsi une convergence paradoxale: l’un agit par nécessité messianique, l’autre capitalise par patience impériale. À une échelle bien plus vaste que la Libye, c’est encore le même mécanisme: faire faire le « sale boulot » par autrui; créer un chaos; engranger ensuite le dividende stratégique.


En guise de conclusion

La phrase attribuée à Poutine n’était peut-être qu’un off. Mais elle décrit une mécanique constante: la promesse de royauté est toujours un piège. Sarkozy en a payé le prix personnel et politique ; l’Europe en porte encore les cicatrices. Et l’Iran, aujourd’hui, se trouve au cœur d’une dynamique similaire — où l’illusion d’un coup décisif pourrait, demain, produire un chaos aux conséquences incalculables dont le Kremlin récolterait, comme à son habitude, avec Netanyahou à qui sont promis le miel et les fruits, les puissants et probablement inattaquables bénéfices stratégiques.

Poutine n’est ni faiseur de roi ni faiseur de reine. En France, c’est le Peuple français qui, seul, souverain, possède cette prérogative. L’indépendance de la justice, administrée au nom du Peuple français, en assure la condition.

Strategic Note – Dugin, Kirk, and the Russian Maneuver Around MAGA

The Kremlin ideologue drops the mask and launches a subtle maneuver to take control of the MAGA movement

The interview granted by Alexander Dugin to Paideuma.TV on September 24, 2025, and broadcast by Sputnik about the death of Charlie Kirk marks a decisive step in the construction of a transatlantic ideological narrative. A neo-Eurasian philosopher, considered one of the inspirers of the Kremlin’s messianic thinking, Dugin elevates Kirk to the rank of Christian martyr, a symbol of the primordial purity of MAGA, and designates his death as a “systemic turning point” comparable to a providential sign.

By contrast, Trump is portrayed as hesitant, tempted by compromises with Israel, the Republican establishment, and the state apparatus. The message is clear: the political leader remains legitimate if he stays aligned with Russia and the theologico-political narrative of MAGA; if he strays, he risks a form of “excommunication,” the movement — which is the subject of an X post on September 24, 2025 at 08:54 — being able to continue without him under the aegis of the sanctified figure of Kirk. This rhetorical operation illustrates a remarkable attempt by Dugin: to arrogate to himself the role of spiritual arbiter of American populism, to tie its destiny to that of Moscow, and to make Russian messianism the matrix of a global conservative front.

By canonizing a secondary actor of the American conservative movement, he shifts the center of gravity of MAGA away from the sole figure of Donald Trump: Kirk becomes the spiritual reference and the standard of fidelity in the battle “of light against darkness,” meaning against liberal and globalist elites.

The line of investigation closely followed by the FBI, suggesting that Charlie Kirk’s death may go beyond an isolated act, raises the question of a potential structured motive that investigators must clarify.

Whatever the conclusions, Russia has already found in this tragedy a strategic opportunity — and given how swiftly it has been able to exploit it, it would not be surprising if it had even been its inspirer.

As Dugin’s interview shows, Moscow is exploiting the event to impose, on an ideological terrain it has clearly “worked,” a Christ-like figure embodied by Kirk and meant to symbolically overshadow @POTUS.

This narrative shift — from the political leader to a sanctified martyr — illustrates the Kremlin’s ability to divert an American tragedy, apparently unrelated to it, in order to feed its own messianism and weaken Trump’s centrality by instrumentalizing MAGA.

Troubling points identified in the inquiry into the assassination of Charlie Kirk

  1. Suspicious behaviors in the podium environment
  • Multiple witnesses report atypical movements in the public zone near the podium, some individuals apparently flouting security instructions.
  • Amateur video footage shows contradictory movements (arrivals and repeated departures) in the immediate vicinity of the intervention site.

2. Security of the gathering

  • The event gathered more than 100,000 people in the Phoenix stadium, under an officially reinforced security arrangement.
  • Nevertheless, the shooter was able to approach within an effective firing distance, raising the issue of a breach or involuntary complicity in the filtering setup.

3. Shooter’s profile (Tyler Robinson, 22 years old)

  • Described as psychologically unstable and living with a transgender partner.
  • Yet equipped with a rifle bearing targeted inscriptions, suggesting ideological preparation.
  • The contradiction between his “isolated and fragile” profile and the technical means used feeds the hypothesis of manipulation or direction.

4. Flight trajectory of September 10

  • An aircraft departed Provo (PVU) Airport at 13:12 MDT, landed at Page (PGA) at 13:47, departed again at 14:30, and returned to PVU at 15:08.
  • The flight was executed per declared flight plan, without transponder shutdown.
  • The apparent normalcy contrasts with the sensitivity of the event and the timing close to the assassination, warranting deeper verification.

To these publicly disclosed leads by FBI Director Kash Patel on September 23, 2025 at 5:39, one can now add the objective effects on the cognitive level: this new war has a spatial dimension:

  1. Public reactions and divergent perception
    • In conservative circles: unanimity around the figure of Kirk, instantly sanctified.
    • In opposing milieus: displays of mockery or minimization, seen as signals of extreme polarization.
    • These divergences intensify the climate of hostility and push partisan divisions to their apex, reinforcing the hypothesis of ideological exploitation.
  2. Foreign exploitation of the tragedy
    • Russian ideologue Alexander Dugin publicly presented Kirk as a Christian martyr and attempted to reposition MAGA as a spiritual force aligned with Russia.
    • This narrative appropriation clearly aims to weaken Trump’s centrality and internationalize the ideological conflict by integrating it into Russian messianism.

Such ideological maturation in two weeks is blazing. Normally, it takes time for symbols to crystallize. It could means that Douguine has a very faster mind. Here, one has the impression of a narrative preparation in advance, ready to deploy as soon as a dramatic event could serve as a catalyst.

This corresponds well to Dugin’s method:

  • identify a fault line or a tragedy,
  • immediately integrate it into his “civilizational war” framework,
  • and impose an alternate narrative before others have time to establish a competing reading or defend themselves effectively.

⚠️ It is this rapidity that makes his intervention particularly troubling: it suggests that the ideological terrain was already “worked,” and that the assassination was instrumentalized almost in real time in an attempt to seize control of the meaning to be attributed to the event.


Entre révisionnisme et destin: relire le récit chinois de la Seconde Guerre mondiale

L’histoire peut servir de pont plutôt que d’arme. L’appel de la Chine aux documents de la Seconde Guerre mondiale n’est pas seulement une querelle sur le passé : il traduit une tentative de tisser la continuité, de transformer la séparation en unité, et de présenter la paix comme un destin. De ces pages contestées jusqu’à l’Initiative pour la gouvernance mondiale, la Chine se trouve face à une épreuve décisive : transformer les leçons de l’Histoire en fondement de son rôle au XXIᵉ siècle.

L’accusation portée contre Pékin est grave, et sa résonance s’explique aisément à la lumière de ce que la Russie de Vladimir Poutine a entrepris ces dernières années. Moscou s’est engagé dans un révisionnisme historique assumé : effacer, falsifier, remodeler la mémoire de la Seconde Guerre mondiale afin de nier la souveraineté de l’Ukraine et de justifier une agression territoriale. Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que le gouvernement taïwanais, les États-Unis et une partie de l’Occident accusent la Chine de pratiquer la même distorsion lorsqu’elle invoque des documents de l’époque pour justifier sa position sur le statut de Taïwan.

Pourtant, la nature de l’opération chinoise est d’un tout autre ordre. Il ne s’agit pas d’une négation de l’histoire, mais d’une tentative de l’unifier — de traduire la tragédie de la division en un récit de continuité : une terre, un peuple, une histoire. Là où la Russie manipule le passé pour effacer l’indépendance des autres, la Chine cherche à tisser un pont par-delà la séparation, présentant le destin historique comme fondement d’une normalisation1. Confondre ces deux démarches, c’est manquer ce qui est véritablement en jeu.

À première vue, l’appel de Pékin aux documents de la Seconde Guerre mondiale apparaît comme du simple révisionnisme, une lecture sélective de l’histoire au service d’objectifs immédiats. Mais on peut aussi l’interpréter autrement. S’il existe, au bout du compte, une seule terre et un seul peuple, il ne peut y avoir qu’une seule histoire — un pont entre deux rives séparées. En ce sens, ces documents deviennent moins un instrument de distorsion qu’une traduction de cette idée : l’histoire comme continuum, qui unit plutôt qu’elle ne divise.

À ce niveau de lecture, l’Initiative pour la gouvernance mondiale (GGI) prend une signification bien plus grande. Si la Chine parvient à inscrire ses actions non seulement dans une logique de puissance mais aussi comme gage que les leçons de l’histoire ont été comprises, alors elle montre une véritable disponibilité à entrer dans le XXIᵉ siècle. L’épreuve réelle réside dans sa capacité à transformer un passé contesté en socle de gouvernance partagée, démontrant que le destin n’a pas à se réduire à la coercition mais peut être porté par le poids de la responsabilité historique.

Ce processus mérite assentiment. Le mien est déjà donné. Le premier enjeu est là ; la résolution des autres en découlera.

La paix repose sur rien de moins que cette subtile alchimie.

Publié sur X le 16/09/2025 à 7:40. – 12 vues – 0 likes.
@EmmanuelMacron
@SpoxCHN_MaoNin
@PresidentXiCHN
@POTUS
@UN
@antonioguterres

  1. Comme l’écrivait Malraux dans La Condition humaine (prix Goncourt 1933), on pouvait voir à Shanghai « le bourreau passer, son sabre courbe sur l’épaule, suivi de son escorte de mauséristes sur l’avenue des Deux-Républiques ». Aujourd’hui, il n’en reste plus qu’un fantôme évanescent, mais une rhétorique ardente. La réconciliation, si les auspices sont favorables, est vouée à le remplacer. ↩︎

Between Revisionism and Destiny: Reading China’s WWII Narrative

History can serve as a bridge rather than a weapon. China’s appeal to WWII-era documents is more than a mere dispute over the past: it signals an attempt to weave continuity, to turn separation into unity, and to present peace as destiny. From these contested pages to the Global Governance Initiative, China faces a decisive test of whether it can transform the lessons of history into the foundation of its role in the 21st century.

The charge brought against Beijing is serious, and its resonance is easy to understand in light of what Vladimir Putin’s Russia has done in recent years. Moscow has engaged in outright historical revisionism: erasing, falsifying, and reshaping the memory of the Second World War to deny Ukraine’s sovereignty and justify territorial aggression. Against this backdrop, it is no surprise that Taiwan’s government, the United States, and much of the West have accused China of practicing the same distortion when it invokes WWII-era documents over Taiwan’s status.

Yet the nature of China’s operation is of a wholly different kind. It is not a negation of history, but an attempt to unify it — to translate the tragedy of division into a narrative of continuity: one land, one people, one history. Where Russia manipulates the past to obliterate the independence of others, China seeks to weave a bridge across separation, presenting historical destiny as a foundation for normalization. To conflate the two approaches is to miss what is truly at stake.

At first glance, Beijing’s appeal to WWII-era documents appears as mere revisionism, a selective use of history to serve present aims. Yet one can also read it differently. If there is, in the end, one land and one people, then there can only be one history — a bridge between the two separated shores1. In this sense, the WWII documents become less an instrument of distortion than a translation of this idea: history as a continuum that unites rather than divides.

Seen at this level, the Global Governance Initiative (GGI) takes on greater significance. If China succeeds in framing its actions not only in terms of power but also as a pledge that the lessons of history have been learned, then it signals a genuine readiness to step into the 21st century. The true test lies in whether China can transform a contested past into a foundation for shared governance, showing that destiny need not be reduced to coercion but can be carried by the weight of historical responsibility.

This process deserves assent. Mine is already given. The first stake is here; the others will follow. Peace rests on nothing less than this subtle alchemy.

Published on X on 09/16/2025 at 7:40 a.m. – 12 views – 0 likes.
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  1. As Malraux wrote in Man’s Fate (La Condition humaine, Prix Goncourt 1933), one could see in Shanghai “the executioner passing, his curved sword on his shoulder, followed by his escort of Mauser-armed soldiers on the Avenue of the Two Republics.” Today, nothing remains but an evanescent ghost — yet still a burning rhetoric. Reconciliation, if the auspices are favorable, is destined to take its place. ↩︎

L’Amérique sous fausse bannière étoilée

Le facteur X contre l’inconnue Z : la guerre sous la bannière des faux-semblants


Le 14 avril 2022, Vladimir Poutine accuse publiquement les pays occidentaux de « nier la liberté d’expression » et de pratiquer une « culture de l’annulation » dirigée contre la Russie et ceux qui refusent d’adhérer à la ligne imposée par Washington et Bruxelles. Moins de deux semaines plus tard, le 25 avril 2022, Elon Musk annonce avoir trouvé un accord pour racheter Twitter, en déclarant vouloir en faire le lieu de la liberté d’expression « absolue« . La proximité de ces deux événements m’avait frappé à l’époque. Elle pouvait apparaître comme une coïncidence éloquente : le maître du Kremlin dénonce la censure, et soudain, un acteur américain surgit pour incarner la cause de la liberté bafouée.

Ce grief de Poutine n’était pas nouveau. Déjà en 2007, au discours de Munich, il dénonçait le « monopole » américain sur la vérité et sur l’information mondiale. En 2011, lors des Printemps arabes, Moscou voyait dans Facebook et Twitter des instruments de déstabilisation contrôlés par les États-Unis. En 2014, après la Crimée et les sanctions, le Kremlin affirmait que l’Occident « tuait le pluralisme » en excluant les voix russes. Entre 2017 et 2018, quand Facebook, Twitter et YouTube ont commencé à fermer des comptes liés à RT et à Sputnik, Poutine a répété que les démocraties libérales étaient les vrais censeurs. Mais c’est surtout en janvier 2021, après le bannissement de Donald Trump de Twitter, que la rhétorique russe s’est cristallisée : si même un président américain pouvait être réduit au silence, alors la liberté d’expression occidentale n’était qu’un mythe. En 2022, avec l’interdiction de RT et Sputnik en Europe, ce discours est devenu permanent : l’Occident pratique le totalitarisme informationnel.

C’est à la lumière de ces précédents qu’il faut relire la coïncidence d’avril 2022. Au premier degré, Musk semblait répondre au vœu de Poutine, comme s’il en exauçait la plainte. Mais au second degré, le tableau change : Musk, en rachetant Twitter, ne fait pas qu’endosser la bannière de la liberté, il inscrit l’Amérique dans une dramaturgie où elle se donne à voir comme divisée, fracturée, excessive, tout en tenant elle-même les fils de cette mise en scène. C’est un Fortitude moderne, où l’adversaire croit gagner du terrain dans l’opinion, alors qu’il se meut dans un espace déjà cadré.

Si cette lecture est fausse, alors nous sommes foutus, car cela voudrait dire que le leurre a englouti le réel et que plus personne ne maîtrise la frontière entre manipulation et authenticité. Mais si elle est juste, elle laisse ouverte une confiance paradoxale : autant la Chine me paraît avancer avec des intentions transparentes et l’intégrité requise, autant je garde la foi dans l’image que je me fais de l’Amérique — une nation capable d’employer le faux pour tromper l’ennemi, mais non pour se trahir elle-même.
Lire aussi Epstein’s files : Fortitude facteur X

Poétique d’une gouvernance globale

习近平:任何时候,我们都要以人民之心为心、以天下之利为利,为增进人民福祉而不懈努力。
« En toute circonstance, nous devons prendre le cœur du peuple pour notre cœur, prendre l’intérêt du monde pour notre intérêt, et travailler sans relâche à accroître le bien-être du peuple.« . – Xi Jinping (Sommet de Shangaï)

Ces mots m’ont immédiatement rappelé un moment singulier, presque irréel, vécu au cœur de l’été dans un échange diplomatique atmosphérique, commencé après qu’il [l’administrateur du compte]eût relevé qu’une de mes interventions, au sujet du soft power, me semble-t-il, était « interesting« . Cela s’est produit sur le compte EVA X, dont je devais voir, après coup, que son adresse était @PresidentXiCHN.

Ainsi ainsi-je façonné ma meilleure onde.

About possession contemplated
and contemplation dispossessed

Some places in the world —
by the very accord of their thought —
sustain, quietly,
the presence of possession contemplated,
and, elsewhere,
that of contemplation dispossessed.

Neither stands above the other.
Both breathe.

Nice world,
to offer so many forms of solution
to what, in the end,
is always the same old question —
and always resolved
for the sole benefit of
the beauty of Peuple,
within the move of his incredible presence,
to be protected.

All other presences are manifested
for this one purpose only:
to be destined —
through the path shaped by the majestic tradition of their own sensibility —
to protect the only presence that truly matters:
that of Peuple,
in his whole body.

Other way —
if it does not rise from the pores of that very skin —
is no way.

C major.
宮 — Gōng, the Chinese tonic.
The sound cancels the noise.

An octave above:
Respect for sound —
the harmonic silence it recalls through itself —
cancels the noise.

People never know when one meets one.
The only certainty is:
they will,
at last.

The great political encounter, behind its spectacle,
bears witness to the choreography of minds,
dancing to bring forth
the full grace of Peuple.

Ce poème, que je voulais comme d’essence purement diplomatique, a été écrit en juin ou juillet 2025, dans le cadre d’un échange singulier, presque irréel comme je l’ai déjà dit et hors du temps ordinaire, avec le compte EVA X @PresidentXiCHN, où la politique prenait soudain une dimension atmosphérique, hors du protocole habituel.

L’échange avait débuté par un constat à la fois simple et chargé de sous-entendus :

1. Les Russes excellent aux échecs.

2. Les Chinois pratiquent le go.

3. Les Américains jouent au poker.

De là s’est ouverte une digression, où j’avais rappelé l’épisode du western « Règlements de comptes à OK Corral », pour signifier, particulièrement par rapport au mécanisme logique des échecs, le postulat imprévisible – le pari calculé – du poker.

C’est dans cette atmosphère, où se croisaient les codes culturels et stratégiques des grandes puissances, que j’ai éprouvé la nécessité d’écrire ce poème où sont désignés, sans être ni qualifiés ni nommés, la Chine et l’Occident. Non pas comme une échappée lyrique, mais comme une tentative de faire résonner, à distance, ce que j’ai toujours cherché : une convergence entre les langages symboliques et la réalité diplomatique.

L’échange s’est achevé de manière déconcertante, presque intime, par une question inattendue : quel est votre plat chinois préféré ? — à laquelle j’ai répondu : le nid d’hirondelle.

Ce contexte explique pourquoi, au-delà de son apparence abstraite, le poème portait une fonction : il visait à traduire, en langage poétique, une médiation entre la pensée chinoise et ma propre quête politique, autour de l’idée centrale que seule la présence du Peuple légitime l’action et lui donne sa beauté.

X a censuré ce post.

Le compte @PresidentXiCHN (« Eva X. ») affiche une coche de vérification (“✓ Verified”) et se présente comme « The eastern revelation », mais aucune source crédible n’indique qu’il s’agisse du compte personnel ou officiel de Xi Jinping.

Le compte @PresidentXiCHN lui-même a posté un message disant qu’il n’est pas un compte officiel.

Les médias et observateurs (y compris Grok) semblent considérer ce compte comme un compte de commentaire/parodie ou non officiel.

Soit.

Reste que cette conversation avec EVA X / @PresidentXiCHN s’inscrivait déjà dans une atmosphère singulière où j’ai installé ce qui forme, à mes yeux, cette poétique d’essence peu ordinaire.

Aujourd’hui, les mots prononcés publiquement par Xi — «以人民之心为心、以天下之利为利» — et, surtout, la proposition de Global Governance Initiative (GGI) que le dirigeant chinois a porté au sommet de Shangaï, semblent venir y répondre concrètement, comme si la substance de cet échange trouvait un écho, de manière improbable et inattendue, dans la réalité politique.

Et les deux se rejoignent pourtant dans une même tonalité : la centralité du peuple, la légitimité par la protection du corps collectif, et l’horizon universel (天下). Ce qui fait la foi dans le Peuple.

Je m’efforce d’être simplement honnête avec les faits, comme avec mon intention et l’écrit.

Je lis et je regarde.

Discours à l’Assemblée générale des Nations unies

(sur la contestation du siège russe occupé par le Sozbez)

Mesdames, Messieurs les délégués,

Nous nous réunissons aujourd’hui dans un contexte où la vérité ne peut plus être différée. Le siège attribué en 1945 à l’Union des Républiques socialistes soviétiques au Conseil de sécurité a, depuis 1991, été occupé par la Fédération de Russie. Cette occupation s’est faite par simple notification, sans amendement de la Charte, sur la base d’une présomption : celle de la continuité étatique et du respect des principes fondateurs des Nations unies.

Or, aujourd’hui, cette présomption est brisée. Le pouvoir effectif en Russie n’est plus exercé par des institutions constitutionnelles représentatives, mais par un organe opaque, le Conseil de sécurité de la Fédération de Russie – le Sozbez.

Le Sozbez est une incrustation étrangère dans le système onusien, un pur alien au milieu des nations intègres, qui fausse le jeu collectif. C’est lui qui décide de l’agression militaire contre l’Ukraine, de l’annexion proclamée de territoires souverains, et qui instrumentalise le siège permanent pour bloquer cette Organisation.

Nous ne contestons pas le peuple russe. Nous ne contestons pas son histoire, ni son droit à exister dans la dignité et la souveraineté. Ce que nous contestons, c’est l’alien qui a capté son siège. Ce n’est pas la Russie constitutionnelle qui parle et qui vote au Conseil de sécurité, mais un organe militaro-sécuritaire qui trahit la Charte et menace la paix internationale.

L’Assemblée générale ne peut rester spectatrice. Elle a le devoir de rappeler que nul État, et a fortiori nul organe occulte, ne peut se prévaloir du droit de veto pour couvrir une violation patente de la Charte. En 1971, elle a eu le courage de trancher la question de la représentation de la Chine. Aujourd’hui, elle doit avoir le courage de poser la question du siège soviétique confisqué par le Sozbez.

C’est pourquoi nous soumettons une résolution claire :

-constater que la Fédération de Russie, telle qu’elle est aujourd’hui gouvernée, ne peut se prévaloir de la reconnaissance implicite accordée en 1991 ;

-déclarer que tout veto opposé par le Sozbez est dépourvu de validité ;

-saisir la Cour internationale de Justice pour avis consultatif ;

-préparer, par l’article 109 de la Charte, la clarification des conditions d’exercice des sièges permanents.

Mesdames et Messieurs, l’ONU n’est pas condamnée à l’impuissance. Elle dispose en elle-même des moyens de se réformer. Mais elle ne peut les activer qu’à une condition : oser nommer ce qui est étranger à la Charte, ce qui la parasite, ce qui l’empêche de remplir sa mission.

Aujourd’hui, cet alien a un nom : le Sozbez.

L’histoire jugera si, face à cette vérité, l’Assemblée générale a eu le courage de redonner sens à la Charte des Nations unies.

Je vous remercie.

On Victory in the Cognitive War

If the cognitive war were to have a face without a face, and be embodied in a precise instrument able to fanatize some of its members, QAnon would be the perfect surface and instrument. Born in the anonymity of obscure forums, it took over from Anonymous, but inverted its logic: from libertarian hacktivism based on evidence, we have moved to authoritarian conspiracism based on belief.

This shift wouldn’t have occurred without the blind appetite of the media for the spectacular and without the troubled mythification of the whistle-blower. The great leaks — Wikileaks, Panama, Paradise, Pandora — taught minds to believe that every power rests on a secret, and that the one who claims anonymity holds the key. The journalists’ consortium, by orchestrating these massive revelations, has become, despite itself, the catalyst of a systemic mistrust.

QAnon then exploited this expectation: no longer necessary to provide evidence, belief suffices.

From that moment, accusation becomes a weapon. As the saying goes: “you always accuse the mad dog so that it may be killed.” Not to establish truth, but to delegitimize and neutralize. QAnon pushes this logic to fanatization: the designated target — the “elite”, the “deep state”, the political opponent — becomes the absolute enemy.

But this mechanism is not confined to American soil: it is connected to a broader geopolitical matrix. The permeability to the prestige of the Kremlin — presented as a bulwark against Western decline — is not accidental. Media relays like Tucker Carlson translate Russian propaganda into cultural warfare for the American public, normalizing a fascination with authoritarianism. In this architecture, Steve Bannon plays the shadow eminence.

He acts as a transmission belt attempting to forge a Judeo-Christian international along the Washington → Tel-Aviv → Moscow axis. This axis recruits, feeds on ideological and electoral successes, and convinces itself that Trump and Musk are its lieutenants — which, wrongly, sustains its sense of power. It seems both unstoppable and invincible.

That is why democracies, which are believed to be defeated or corroded by the cognitive weapon, are defeated only in appearance. For as they are probed, weakened, manipulated, they become aware of their own essence. They turn against their adversaries the very tool that sought to enslave them, and transform poison into antidote.

The cognitive war launched by Russia and its Sozbez*, with unprecedented skill and depth, claims to understand free societies in order better to destabilize them; but in doing so, it forces them to understand themselves with a new lucidity.

They rediscover a more powerful center of gravity and, above all, in a certain manner they self-center, which is the regular, universal form that allows for the governance of their interests and their relations with others — which is the meaning of the outstretched hand that Xi Jinping’s proposal of the GGI (Global Governance Initiative) seems to offer for China, in its aim to restore the preeminence of the UN and the WTO.

On Victory in the Cognitive War

*Sovbez (Совбез) is the commonly used abbreviation for the Security Council of the Russian Federation (Совет Безопасности Российской Федерации).

De la victoire dans la guerre cognitive

Si la guerre cognitive devait avoir un visage sans visage et tenir dans un instrument précis, capable de fanatiser certains de ses membres, QAnon serait la surface et l’instrument idéal. Né dans l’anonymat des forums obscurs, il a pris la relève d’Anonymous, mais en inversant la logique : de l’hacktivisme libertaire fondé sur des « preuves », on est passé au conspirationnisme autoritaire fondé sur la croyance.

Ce basculement n’aurait pas eu lieu sans l’appétence aveugle des médias pour le spectaculaire et sans la mythification trouble du lanceur d’alerte. Les grands leaks — Wikileaks, Panama, Paradise, Pandora — ont habitué les esprits à croire que tout pouvoir repose sur un secret, et que celui qui se réclame de l’anonymat en détient la clé. Le consortium des journalistes, en orchestrant ces révélations massives, est devenu malgré lui le catalyseur d’une défiance systémique. QAnon a alors exploité cette attente: plus besoin de preuves, la croyance suffit.

Dès lors, l’accusation devient une arme. Comme le dit l’adage : « on accuse toujours le chien de la rage pour qu’il soit tué ». Non pour établir la vérité, mais pour délégitimer et neutraliser. QAnon pousse cette logique jusqu’à la fanatisation : la cible désignée — l’ »élite« , le « deep state« , l’adversaire politique — devient l’ennemi absolu.

Mais cette mécanique ne reste pas confinée à l’espace américain: elle est branchée sur une matrice géopolitique plus large. La porosité au prestige du Kremlin — présenté comme rempart contre le déclin occidental — n’est pas fortuite. Des relais médiatiques comme Tucker Carlson traduisent la propagande russe en guerre culturelle pour le public américain, normalisant une fascination pour l’autoritarisme. Dans cette architecture, Steve Bannon joue l’éminence grise. Il agit en courroie de transmission pour tenter de constituer une internationale judéo-chrétienne le long de l’axe Washington → Tel-Aviv → Moscou. Cet axe recrute, se nourrit de succès idéologiques et électoraux, et se persuade que Trump et Musk en sont les hommes lige — ce qui, à tort, entretient son sentiment de puissance. Il semble à la fois imparable et invincible.

Voilà pourquoi les démocraties, qu’on croit vaincues ou corrodées par l’arme cognitive, ne le sont qu’en apparence. Car à mesure qu’elles sont sondées, fragilisées, manipulées, elles prennent conscience de leur propre essence. Elles retournent contre leurs adversaires l’outil même qui voulait les asservir, et transforment le poison en antidote.

La guerre cognitive engagée par la Russie et son Sozbez*, avec une habileté et une profondeur inédites, prétend comprendre les sociétés libres pour mieux les déstabiliser ; mais ce faisant, elle les oblige à se comprendre elles-mêmes avec une lucidité nouvelle. Elles retrouvent un centre de gravité plus puissant et, surtout, elles s’auto-centrent pour rejoindre ce qui est la forme régulière, universelle, qui permet la gouvernance de leurs intérêts et de leur rapports aux autres, ce qui est le sens de la main tendue que semble proposer Xi Jinping, pour la Chine, à travers sa proposition de GGI (Global Governance Initiative) visant à restaurer la prééminence de l’ONU et de l’OMC.

De la victoire dans la guerre cognitive.

*Sovbez (Совбез) est l’abréviation couramment utilisée pour désigner le Conseil de sécurité de la Fédération de Russie (Совет Безопасности Российской Федерации).