Pourquoi tant de haine pour le président de la République

Hier, c’est-à-dire le jour où le président de la République fait cette déclaration à Saclay, site du @CEA où bat un des cœurs les plus pointus de la recherche fondamentale française et européenne, assortie d’annonces majeures quant aux investissements consentis pour rester dans la course et retrouver un rang correspondant à notre potentiel et à notre besoin, j’ai été surpris de constater que l’événement que cela constitue n’a pas eu, comme on disait les honneurs de la presse.

@LCI a bel et bien consacré du temps d’antenne aux enjeux que représente dans la transformation du siècle ces disciplines et technologies, mais en se pâmant devant les valorisations qu’est en mesure de lever Elon Musk et en déclarant, d’une certaine manière, l’incompétence, selon eux notoires, de la France, de l’Europe, dans cette matière comme dans d’autres.

Hier, 22 mai, jour anniversaire de la mort de Victor Hugo, devant @apollineWakeUp, @MLP_officiel a très bien dit qu’elle piétinerait la Constitution Française, avec des souliers de vair trop grands pour sa pointure, en annulant les nominations décidées par le président de la République pour faire triompher la volonté du peuple, prévalant sur l’ordre républicain.

La journaliste lui a demandé de répéter. Marine Le Pen a redit son intention et a esquissé un petit ricanement signifiant son mépris pour le macronisme, sans que la journaliste ne soulève la moindre objection, en se rappelant soudain que le président de la République, dans son costume et sans soulier de vair, est garant des institutions ce qui doit bien vouloir dire quelque chose et lui impose peut-être, en ces temps troublés, dans son mandat, de penser cette protection au-delà de son mandat, pour le bien de tous.

La continuité de l’Etat exige des nominations qui permettent d’assurer et de garantir cette continuité. Cela se justifie d’autant plus lorsque des prétendants au trône la menacent explicitement avec des arguments appartenant à la démagogie.

Non, cela ne traverse aucun esprit. Le président de la République est enterré vivant et tout le monde y va de sa pelletée, du plus misérable au plus ignoble. C’est ainsi que doit s’achever sans doute ce temps de vanité médiatique.

Hier encore, ou était-ce la veille, ou l’avant-veille, aucun journal n’a daigné ne serait-ce que mentionner le fait que pour la énième année consécutive la France s’était vu reconnaître le premier rang en matière d’attractivité européenne. Les médias préfèrent tendre les micros aux stations essence pour collecter en direct la colère ou désappointement des Français.

Nous avons, incontestablement, la pôle position en matière de pisse-copie et de pisse-vinaigres.

Emmanuel Macron est invisibilisé, raillé, biaisé, snobé. C’est un sport national. Rien ne lui est épargné. Ni à lui, ni à son épouse.

Mais les Français – tous les Français car nos compatriotes qu’ils soient de gauche, de droite, du centre ou de travers, sont épris de justice, finiront par se demander si ce traitement est juste et qu’est-ce qui justifie, depuis des années, un tel traitement médiatique?

Certes, @EmmanuelMacron a voulu transcender le clivage gauche-droite ce qui a déplu.

Mais le « péché » absolu, semble-t-il, porte sur Israël auquel il ne rend pas tout ce qu’Israël assure qu’il lui est dû, en commençant, par la décision – incompréhensible au moment – consistant à ne pas se placer en tête, quelques jours après le 7 Octobre 2023, des cortèges dénonçant les crimes du Hamas.

J’ai fait partie de ceux à se demander quelle excuse il pouvait faire valoir. Je ne comprenais pas sa réticence. Je n’ai pas moi-même fait preuve d’assez de retenue ce jour-là. J’ai adhéré pleinement à la colère des Israéliens.

Je reconnais qu’Emmanuel Macron a fait preuve, ce jour-là, de discernement. Il n’a pas cédé aux injonctions. C’est la première qualité qui est, bien avant de plaire à des messieurs-dames des cercles médiatiques et des empires faiseurs et défaiseurs de rois, demandé au président de la République d’un pays tel que la France.

Depuis, avec la reconnaissance de l’Etat de Palestine et la décision de concourir avec l’Arabie Saoudite, à une solution à deux Etats, le fossé entre les médias et le président s’est encore creusé encore.

Le traitement de ce qui agite la démocratie israélienne, et désolidarise le monde juif d’Israël, le fait que Tsahal distribue la mort et la violence, rase des villes et villages, que des colons persécutent et violentent les Palestiniens, cela n’éveille aucune protestation et s’il y en a une, elle est immédiatement disqualifiée parce que constitutive de l’antisémitisme et l’auteur est stigmatisé pour antisémitisme.

Une journaliste, aux premiers jours de la guerre lancée contre l’Iran et le Liban, s’est laissé aller à qualifier Israël de « régime sioniste ». Elle a immédiatement été rabrouée et la direction de TF1 s’est fendue d’un communiqué d’excuses.

Hier encore, une information circulant sur X, publiée en arabe, a retenu mon attention: un Israélien de 24 ans a été arrêté le 19 mai 2026 à l’aéroport d’Ercan (nord de Chypre, zone turque) avec 4 embryons dans un conteneur LifeParcel, alors qu’il tentait de partir vers le Mexique via Istanbul. Les embryons provenaient d’une clinique de FIV non autorisée à Lefkoşa. La directrice de la clinique et un médecin ont aussi été arrêtés. C’est confirmé par la police chypriote turque et des médias comme Ynet.

Je n’ai vu cette information nulle part reprise. Sans préjuger des résultats d’une enquête qui mérite d’être sérieuse et qui le sera sans doute, ce n’est pas, à ma connaissance, tous les jours qu’un voyageur est arrêté avec dans ses bagages quatre embryons humains. A ce titre, cela mérite d’être traité car c’est autre chose que de la drogue qui fait l’objet d’un trafic mercantile ici.

Non rien.

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