The Aphrodisiac of Other People’s Deaths

A strange excitement has taken hold around the movements and preparations for war in the Middle East.
The scent of other people’s blood, carried on the wind, stirs something primal across TV sets and social networks—each trying to be the first to announce that the real war has begun.

Has the desire for war become an aphrodisiac as potent as powdered unicorn horn?
Fantasies are taking flight, with all eyes turned skyward, thrilled by visions of airstrikes.

There is something unseemly, uninhibited—even eerily virtual and disembodied—about this spectacle.
And when the target becomes Iran, the tone escalates beyond anything we’ve seen before.

Yes, the October 7 pogrom, the rhetoric of the Islamic Revolution, the deadly repression of Iran’s youth, and its declared hostility all bear a share of responsibility.
But something even more disturbing looms: the collective blindness to the devastating potential of mass civilian casualties and the chaos they would unleash.

Israel’s media campaign—supported by allies—to sell the fantasy of a smooth regime transition is speculative at best, comectic at worse case scenario.

And here’s the paradox:
This intoxication with bloodshed, this theatrical urge to topple the supposed “epicenter of evil” is being orchestrated by a trans-illiberal axis—from Washington to Tel Aviv—and possibly soon including Moscow.

Netanyahu, Trump, and Putin, too, harbor a shared fascination with fundamentalist visions, each laced with a messianic tone.
An axis that cannot seriously be mistaken for the camp of virtue.

War is not an aphrodisiac.

孔夫子 (Confucius) peut-il perdre ?

Questions pendantes:

Nous savons déjà que le XXIe siècle est le siècle qui répondra à deux questions majeures.

La première se formalise en #Ukraine et semble ne pouvoir l’être qu’aux dépens de la #Russie.
Oui, une puissance nucléaire peut perdre une guerre.
Ce n’est pas une affaire de désirs pris pour des réalité. Si ce ne doit pas être le cas, il est à craindre que ce soit la fin de l’Histoire.

La seconde se cristallise autour de Taïwan.

Comment la Chine Populaire, forte de 1,4 milliards d’habitants, pourrait-elle ne pas avoir “raison” d’une Chine Nationaliste de 25 millions d’habitants ?


Elle peut, vraisemblablement, la soumettre par la force, l’enserrer; elle peut nourrir et accepter l’escalade, obliger l’humanité à la suivre, dans le chaos et l’instabilité, desservant les termes vers lesquels elle veut voir converger le statu quo.

Mais avoir « raison » de Taïwan, c’est autre chose.

C’est le champ d’une réalité existentielle propre à la Chine éternelle qui se développe et se fixe autour de Taïwan. « Dans l’avenue des deux-Républiques, le bourreau passait, son sabre courbe sur l’épaule, suivi de son escorte de mauséristes », écrit André Malraux dans La Condition Humaine, paru en 1933. L’avenue des Deux-Républiques a débordé en mer de Chine, sous la forme du détroit de Taïwan.


Le conflit ontologique n’est pas le moins du monde réglé.
Il s’est réveillé et s’aiguise avec le réveil du géant économique, démographique, militaire, qu’est la Chine continentale.

La Chine a la responsabilité de se résoudre elle-même pour devenir une puissance politique à l’aune de ses autres attributs de puissance.
Elle ne peut pas faire semblant de rien.
Où, quand et comment est de l’ordre de sa souveraineté.

La grandeur de la Chine est, de ce point du vue, essentielle au monde. La grandeur de la Chine ressortira. Ou elle fera défaut.

Et les autres puissances devront compenser le défaut.

A la différence de la Russie, nous devons, déjà, être reconnaissants à la Chine de maîtriser sa force.
Elle pourrait, en effet même si tout est fait pour l’en dissuader, céder à la tentation de répondre au principe de la Chine unique en l’éteignant par la brutalité extrême et le renoncement à la valeur de la parole.

Le chemin de Poutine ne devrait pas être celui de Xi Jinping.

孔夫子 (Confucius) peut-il perdre ?

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Apocalypse, selon Poutine

Le fait que le régime de Vladimir Poutine assimile l’Occident à une “menace existentielle” dans la doctrine stratégique de la Fédération de Russie n’est à relier, d’une manière aussi aiguë, à aucun précédent historique.

La terminologie employée par la fédération de Russie porte la question de la guerre bien au-delà du champ de sa phénoménologie classique qui détermine sa rationalité.

Il s’agit pour Poutine de s’ériger en camp du Bien face à la « domination » insidieuse du Mal, d’en libérer le monde et d’être, ainsi, à l’origine de la création d’un nouvel ordre mondial.

Un régime qui fait cela, creuse sa tombe.

En prenant le risque d’engager cette dimension sémantique et un tel niveau d’essentialisation, la Russie n’ordonne pas, en effet, qu’une escalade des mots et des postures.

Vladimir Poutine matérialise, au nom de la Russie, une porte qui n’est pas celle du paradis sur terre puisqu’elle est celle des enfers.
Elle n’existe que si on la voit. Elle n’existe que si quelqu’un prend le risque de la désigner.

C’est ce que Vladimir Poutine vient de faire clairement.

Hitler et le IIIe Reich ont aussi, en rêvant simultanément d’une race aryenne dominant le monde et le débarrassant des Juifs, désigné cette porte et engagé la quasi-totalité de l’humanité dans les ténèbres de son entrebâillement.

De tels hommes ont inauguré l’ère de la calamité. Ils ont fait du XXe siècle le siècle d’un effondrement.
Faut-il vraiment que le XXIe poursuivre cette descente et en reprenne les prémisses ?

Ce qui est infalsifiable,
C’est que la lumière triomphe des ténèbres

L’auteur de Mein Kampf a donné un sens historique à l’holocauste et permis de définir la substance du crime contre l’Humanité.

Vladimir Poutine, lui, fricote du côté de l’apocalypse nucléaire.

Voyez, surtout, qu’il ne peut y faire que fricoter.

Mais Nous, les nations du monde, ce composé des hommes et des femmes de races, de religions, de convictions et de cultures différentes, au nom de la Liberté et de la dignité des Hommes, ne sommes pas des nations, des citoyens et des sujets, qui fricotons avec les thèmes dont dépendent le destin commun.

Pour peu que cela nous soit demandé par les circonstances, nous ne savons aller qu’à la profondeur des choses pour que, là même, vienne le règne de la Lumière et celui du dénouement.

Nul ne peut transformer l’ombre en lumière. Il est possible à un régime corrompu de maquiller bien des choses, mais la lumière reste la lumière et l’ombre demeurera l’ombre.
Ce qui est infalsifiable, dans l’ordre des choses, c’est que la lumière triomphe des ténèbres.

On le voit : la Russie n’a pas les moyens de parler clair. Elle louvoie sans fin, elle baragouine une langue qui n’est plus celle de Tolstoï. En guise de sceptre, elle arbore le balais brosse qui lui permet de laver le sol du sang qu’elle répand et elle demande qu’on s’incline devant lui.

Qui le fera ? Qui fera cette allégeance ? Qui aura l’inconscience d’y succomber ?

La Russie peut essayer de noyer les apparences, d’inverser tous les éléments de langage et les repères, elle n’est pas soluble dans le droit et l’élévation de la culture.

Elle méprise le droit. Elle vénère la force.

Elle s’adonne à une manipulation du psychisme national et international qu’elle livre à des charlatans. Qu’il s’agisse du patriarche Kyrill, d’Evgueni Prigojine, commandant en chef de Wagner et son armée de salopards, ainsi que des polyvalents des basses œuvres du régime.

Elle a anticipé, sournoisement, les conditions qui lui permettent de se poser en victime de l’agression préalable. Elle est allée à la bonne école de la dictature du prolétariat.

On se demande pourquoi la Russie tord le cou à la réalité ? Pourquoi elle ment effrontément à son peuple ainsi qu’au monde et pourquoi elle « inverse » le champ des valeurs?

Elle le fait car la réalité de qu’elle est, l’objectivité de son intention, ne peuvent être assumées. Il lui faut déguiser la réalité, travestir maladroitement l’Etat, lui retirer, à commencer par le respect du vrai, les attributs de sa dignité.

L’Armée, le Militaire, est l’extension de la dignité que se fixe l’Etat. Il n’y a pas d’armée sans honneur. Il y a des mercenaires et des soudards. Ses généraux, ces officiers, finiront par le voir.  

Nous sommes le siècle
qui a les yeux grands ouverts
et qui a l’âme centrée.

Vladimir Poutine porte l’apocalypse.

Il ne s’agit pas de l’apocalypse nucléaire.

Cette menace nucléaire, elle est brandie, virilisée, vectorisée par un arsenal fantasmé comme invincible, depuis des mois. Mais le maître du Kremlin ne mesure pas à quel point la montée à l’arme extrême, synonyme du feu nucléaire, à quel point cette instrumentation essentialise.

Au-delà de la terreur qu’elle est sensée inspirer, elle ramène à la réalité de l’enjeu, elle dépouille l’état du réel des artifices. Elle laisse transparaître, au delà de toute glose, le visage du régime.

L’arme nucléaire est un élément formel de la dissuasion. Elle met, symboliquement, une partie de la puissance des dieux dans des mains humaines.

Mais que personne ne laisse croire à personne qu’elle n’octroie que ce pouvoir, et que ce pouvoir est un gage d’impunité. Elle leur met, à l’égal de celui des dieux et à proportion du pouvoir de destruction, la mesure et le poids de la responsabilité.

Cela est inaccessible aux fous et aux clowns.

Ce qui est peut-être encore pittoresque quand il s’agit des gesticulations de Kim Jong Un est cela même qui est inconcevable s’il s’agit de la Russie.

La seule apocalypse que Vladimir Poutine lève en invoquant « une menace existentielle » est celle qui menace le Kremlin: c’est celle de la vérité. Elle ne se combat pas avec des radars, des batteries anti-aériennes ou grace à des engins hypersoniques, pas plus qu’avec des coalitions hétéroclites et trompeuses.

C’est la première et la dernière fois dans l’histoire de l’humanité, au sein de l’espèce humaine, que les nations doivent accepter de voir invoqué, au nom d’une menace existentielle que leur ferait subir une ou un ensemble de nations, ce risque de vitrification par l’une des leurs. Il n’y a pas de petite vitrification.

Mêmes celles qui y sont rétives, qui considéreraient que cette guerre n’est pas la leur, faisant primer leur intérêt strict, leur éloignement, sont happés par cette surenchère stratégique.
Elles ne peuvent ignorer ce vers quoi cette surenchère est le marchepied.

J’aimerai que nous en vinssions à la grande question finale.

Pourquoi Vladimir Poutine, en arc-boutant son système politique, social, étatique et militaire sur une menace existentielle, a creusé lui-même, tout seul, la tombe de son régime ?

La raison en est très simple. Elle n’est pas sybilline. Elle est comme un secret d’enfant.
Le Bien n’a pas d’ennemi existentiel. Seul le Mal, dans la langue propre à la conscience des Hommes, se place dans l’exposition à une menace existentielle, et il ne peut la subir que de ce qui incarne, à ses yeux, le bien.

Le Bien ne se définit pas lui-même et ne définit pas le Mal. C’est le Mal qui définit le Bien et se définit lui-même, en sorte qu’il n’y a pas de lutte finale entre le bien et le mal. Il n’y a pas de victoire et de défaite: n’est que ce qui doit être, distingué de ce qui ne le doit pas.

Ce fil d’Ariane ténu relie solidement, sans qu’elles s’en rendent forcément compte, toutes les civilisations en une. Il relie, lentement, invisiblement et un à un, tous les Hommes en une seule, unique et infinie conscience.

Elle a l’infini pour racine et témoin.
Il faut la dégager de la tourbe du relativisme et de l’existentialisme.
Elle donne sa cambrure à l’Etre, face au Néant.

De quel calcul saugrenu Vladimir Poutine a-t-il pu tirer pour conclusion
que l’homme qui préside au destin d’un milliard et demi de personnes
et qui est adossé à la grandeur d’un si grand et ancien empire
peut se laisser aller à l’hérésie,
et prêter l’honneur du peuple à la dépravation ?

Xi Jinping ne peut pas ne pas savoir
que nous sommes en un siècle qui ne l’accepte pas.

.

Nous sommes le siècle qui a les yeux grands ouverts
et qui a l’âme centrée.

Pauvre Russie.

Discours sur la monnaie de la pièce

Si une guerre à quelques heures de Paris, et à la frontière directe de l’Union Européenne ; si une guerre engagée par la Russie ne suffit pas à ouvrir les yeux de nos plus éminents représentants politiques, pour ventiler autre chose que des slogans usés et des promesses éculées, alors que faut-il leur souhaiter ?

Une guerre encore plus proche, une menace plus directe qu’elle ne l’est déjà ?

Le sens des priorités doit saisir la nation entière. Il doit saisir le monde entier.

Face à la situation de guerre à nos portes, nous n’avons pas à pérorer sur le pouvoir d’achat. Nous aurons tout le loisir de le faire, si l’envie ne nous a pas quitté à ce moment-là, quand la guerre d’Ukraine sera enfin achevée et que la puissance belliqueuse russe aura été renvoyée chez elle.

Mobiliser l’électorat, c’est faire circuler le frisson de la vérité dans le corps social, jusqu’à son dernier pore.

Ce n’est pas vaticiner sur de petites variations démocratiques plus ou moins factices et exaltantes, qui n’enchaînent que des frustrations et des déceptions.

Nous avons à marcher, droit devant, sur le défi qui se pose à nous, sur le défi que la Russie de Poutine nous pose, pose à l’Ukraine, pose à l’Europe, pose aux Etats-Unis, pose à la Chine, pose au monde.

Il est grand ce défi qui nous attend puisqu’il nous oppose à une puissance sans scrupule qui est, de surcroit, une puissance nucléaire.

Soit nous fuyons ce défi, certains y seraient disposés, soit nous éludons la question qu’il nous pose en prétextant que cela appartient à la réal-politique, soit, au contraire, nous poussons l’analyse plus loin que la sous-tend et la fixe la guerre, et nous nous rendons alors en son cœur.

Et là, en ce lieu de la raison accomplie, par notre capacité à dominer intellectuellement la crise, prenons le dessus sur l’épreuve engagée par l’adversaire en étant plus profond et plus aiguisé que lui.

L’heure n’est plus à regrouper la nation autour d’un pacte de l’immobilisme qui ne dirait pas son nom, qu’il porte la marque de telle ou telle réforme prétendue majeure, mais de lever la nation autour du plus enthousiaste des pactes, celui de l’élan républicain élancé sur son ennemi : la tyrannie, l’injustice, la pauvreté.

Permettez-moi d’écrire la page d’histoire que nous vivons à Kiev, en Crimée et dans le Donbass, en synthétisant le réel dans sa forme la plus abstraite et pourtant la plus élémentaire.

Nous connaissons tous Marignan 1515, le 11-Novembre-1918, le 8 mai 1945, mais nous ne connaissons pas – d’ailleurs, ils ne sont pas indiqués précisément – les moments clefs de l’évolution de nos systèmes financiers.

Ces moments sont cloués dans l’inaperçu.

Ce sont eux ou à partir d’eux, pourtant, qu’il a été possible de réguler et d’opérer les grands bouleversements de ce monde. Ils ont permis les changements de braquets successifs, couplés aux révolutions industrielles, qui ont conduit à la mondialisation qui est là, « dans un monde fini » selon Paul Valéry.

Le rouble est trouble.

Il ne faut jamais oublier qu’un désir de puissance, et c’est ce type de désir qui anime la Russie de Poutine, passe par plusieurs stades de concrétisation pour transférer, au bout de cette alchimie, les gains matériels, spéculatifs et symboliques dans la monnaie.

Dans le rouble. Et le rouble est infiniment trouble.

Je ne suis ni ne me proclame pas l’ennemi de la finance.

Je suis son ami et c’est bien à un exercice sur le réel absolu auquel je me livre, en dépit de mes insuffisances, quand je dis que le Rouble essaye d’avaler le Hryvnia, qui est le nom de la monnaie ukrainienne et qu’il met l’€uro et le dollar au défi, tandis que le Yuan a gagné, de gré à gré, auprès des pétromonarchies le droit d’être une devise d’échange direct.

Dystopie ?

Non, que celles et ceux qui ont un doute sur l’acuité de cette représentation, séparée de l’accumulation de malheurs et de brutalité en cours, considèrent le chantage qu’exerce Poutine pour faire payer en roubles les centaines de millions libellés en euros correspondant au gaz et au pétrole que l’Europe achète quotidiennement à la Russie.

Au bout du compte, c’est dans le rouble et son rapport aux autres monnaies que va s’inscrire le destin de l’Ukraine, celui de la Russie, le nôtre et celui du monde.

N’en doutez pas ! C’est dans le rapport à une monnaie dont la devise dit en secret, à propos de ce qui anime son propre espace qu’elle veut étendre au nôtre, « Ici tout est mensonge », que le sort de l’humanité se joue en ce moment.

Il nous est impossible de nous plier à sa volonté.

Alors je veux bien faire un rêve ; je veux bien, pour la grande nation que nous sommes, pour l’Europe qui est notre souffle et notre inspiration, que nous fassions un rêve mais il n’aura pas la même poésie que celui de Martin Luther King. Il n’aura pas la même poésie ni le même lyrisme, mais il portera le même désir de fraternité, d’égalité, de prospérité, de partage, de dignité, de PAIX, pour que la monnaie reflète la puissance économique d’un ensemble ou d’une unité géopolitique, mais aussi son bienfait au monde. A défaut sa neutralité.

Ce n’est pas le cas, actuellement, de la Russie. Elle ne porte ni bienfait, ni neutralité.

Quel futur prix Nobel va établir la formule qui permettra de transcender l’indice Big Mac pour instaurer un indice plus exhaustif, prenant en compte des critères objectifs (allant de la performance de l’école au degré d’implication sociale ou démocratique du peuple, à son inventivité, etc), qui permette d’établir la valeur au change, inversement proportionnelle à son désœuvrement ou à la rente qu’elle procure, d’une monnaie.

Ceci est un rêve de choc de monnaies qui n’a rien à voir avec un rêve de choc de civilisations, qui le tempère au contraire et l’adoucit.

Si nous parvenions, autrement que par les opérations d’embargo, d’exclusion de systèmes tels que SWIFT, mises en place dans l’urgence pour contrer la Russie, à introduire cette fois durablement et mathématiquement cette dimension à la valeur financière et monétaire, alors nous aurions fait un bond en avant dans la paix et dans la sécurité collective.

Cela paraît utopique.

Si nous parvenions à dépasser Bretton-Woods et l’accord fixé en1944, la troisième guerre mondiale n’aurait pas lieu.

Elle serait exclue du champ du possible.

Elle sera rendue impossible monétairement.

Comment connecter la complexité économique du monde au système financier et monétaire sans passer d’un système de pensée archaïque, traînant des idéologies en lambeaux, à la pensée de Victoire sur l’empire de la fatalité, qu’il soit économique ou de tout autre ordre ?

Les monnaies virtuelles auraient-elles cette plasticité ?

J’ai du mal à croire que les monnaies traditionnelles, les monnaies concrètes et historiques, puissent être incapables de traduire la volonté générale si elle était exprimée avec suffisamment de génie et de précision.

L’intelligence artificielle progresse à vue d’œil. On parle même d’informatique quantique qui nous ouvrirait ses bras pour traiter l’information comme jamais elle ne fût traitée.

Il y a donc bel et bien un potentiel à saisir pour appréhender le réel à l’échelle où il s’invite à nous.

Je regrette d’avoir à dire que nous ne pouvons pas le laisser sur le pas de la porte. Il se vengerait.

Cela est une certitude.

Il y a une opportunité de gagner la guerre qui sévit en Ukraine sur le terrain monétaire, et de passer d’un système monétaire et financier impuissant, parce que non formalisé à ce qui devrait être pris en compte et qui ne l’est pas, sur le terrain des qualités et des vertus, par exemple, à un système qui y serait sensible, au moins sur les dimensions les plus déterminantes, comme l’agressivité étatique, la passivité morale d’un peuple.

Ce qui se passe depuis plusieurs décennies, la difficulté de l’adhésion à l’€uro, les questions de souverainetés qui déchirent l’opinion, peuvent être résumées à l’essence monétaire et à l’opacité des systèmes financiers qui accentuent, à tort ou à raison, un ressenti d’injustice.

La finance doit se rapprocher de la philosophie. Et la philosophie de la Finance.

Opérer une réforme dans le sens de la vertu de l’économie ouvrirait une ère profondément nouvelle et profondément moderne, et participerait à la refondation de nos économies, et par extension, de nos sociétés.

Dans le système de pensée de la Russie de Poutine, le rouble peut paraître solidement appuyé sur une montagne de matières premières diverses et variées (augmentées des réserves et gisements spoliés dans le Donbass) offrant à la fois un moyen d’assortir la diplomatie au chantage énergétique et d’assurer une économie de rente considérable, en déclinant toute responsabilité sur les effets tiers en matière alimentaire par exemple ou inflationniste.

Cela est-il possible ? De quoi pouvons-nous parler sinon d’empêcher cela, par des mécanismes d’analyse et de rationalité. Sinon, il adviendra que nous ayons à le faire, hélas, par d’autres moyens.

Le rouble est pourtant fragile de manière endémique. Il est malade de la Russie. Si ses rentes lui suffisaient, la Russie serait prospère et heureuse et le rouble reflèterait un pays et une économie de confiance.

Le régime que la Russie s’est choisie jusqu’à présent empêche son accession au bonheur.

En spoliant l’Ukraine, en faisant un braquage à visage découvert de la géographie et de l’histoire de ce pays, la Russie n’appréciera pas la valeur de sa monnaie pas davantage que le rang qu’elle occupe.

Elle ne voit pas que son propre effondrement a commencé au moment où premier orteil de ses soldats a franchi la frontière ukrainienne.

Le troisième millénaire, avec son ensemble de dérèglements climatiques, démographiques, économiques et la succession de crises, notamment géopolitiques, qu’il est susceptible d’engendrer, nous fait entrer, nettement, dans le besoin de redéfinir les fondements du système financier international et notre rapport à la monnaie.

Sinon ce troisième millénaire nous avalera et nous recrachera.

Il faut affirmer, peut-être par la voix singulière de la France, la volonté politique d’aboutir à cette révolution copernicienne et amener les agents qui opèrent le calcul des parités à intégrer des dimensions qui appartiennent à des typologies de bien-être social, de qualité de voisinage d’un régime considéré, les dimensions qui appartiennent, en définitive, à un monde meilleur, celui du chemin de notre unanimité, de notre cohésion trouvée ou retrouvée. A une forme de spiritualité qui incorpore la qualité de notre relation au vivant, aux enjeux démographiques, à l’écologie.

C’est le défi qui est lancé à la science politique et à la science économique, à l’universalité de la conscience humaine.

Il s’agit de dépasser Bretton-Woods.

Comment ?

Je ne le sais pas.

Mais je sais que nos peuples ont une insatisfaction avec le fonctionnement courant des systèmes financiers et monétaires et qu’il est difficile d’imaginer que cette insatisfaction puisse perdurer et nous accompagner tout au long de ce siècle au moment où des esprits malfaisants dressent les gens les uns contre les autres, en allumant et alimentant des foyers de dissensions et de haine.

Nous avons besoin de remettre à jour le système pour empêcher qu’une telle injustice – celle à laquelle se livre la Russie sous nos yeux aux dépens de l’Ukraine – puisse advenir, se généraliser et se perpétuer.

Nous sommes dans l’ordre nouveau de ce bannissement !

A l’évidence, l’ambition des alchimistes consistant à transformer le plomb en or a été réussi quand nous avons été capable de transformer le papier des billets et l’alliage quelconque des pièces en or.

Parachevons ce processus de transformation monétaire en synthétisant dans la matière et en digitalisant presque au niveau métaphysique la souveraineté du peuple européen comme la plus consistante des valeurs refuge, le plus constant des étalons.

Du point de vue historique, s’affranchir de l’or comme étalon a constitué une libération de premier ordre.

Entrons donc, aujourd’hui, de plain-pied dans une libération supplémentaire.

Peuples des horizons de justice, inventons-là, creusons-là, frappons cette monnaie qui fonde la confiance dans le meilleur de l’Homme.

J’ai pensé, depuis son émission, qu’il manquait à l’Euro une devise explicite qui dit qui nous sommes et le sens de notre œuvre commune. J’ai imaginé que les peuples européens, les peuples qui sont dans notre association, sont ceux qui croient dans le meilleur de l’Homme. Déclinée en latin, cela donnerait « Credimus In Optimum Humanis »

Quitter Athènes.
Vous avez dit « Crise de la représentation »?

𝐽’𝑒𝑠𝑝𝑒̀𝑟𝑒 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑣𝑒𝑛𝑢 𝑎̀ 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑚𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒.

Anomalies quantique de la géopolitique

La Chine est conviée à la gouvernance des affaires et des équilibres du monde.

L’agression perpétrée par la Russie à l’encontre de l’Ukraine presse l’empire du Milieu de dire qui il est.

C’est ainsi qu’apparaît légitime et louable à la Chine d’exercer sa part de la responsabilité commune dans la construction de la paix.

Il n’est nullement difficile de concevoir le prix que cette paix, bâtie sur l’évidence préalable, ambiguë et inéquitable que la maxime: la guerre n’est de l’intérêt de personne encadre d’une machoire ferme, appelle à passer par pertes et profits.

Je crains bien que nous n’ayons pas affaire ici à l’authentique Chine.

Le monde a pourtant besoin de savoir où est la vraie Chine.

Le monde a besoin de sortir de l’ambiguïté qu’incarne une Chine à deux visages et, dans son si cher proche étranger, l’ambiguïté de deux Corées si diamétralement opposées.

Le miroir qu’est l’une tendue au regard de l’autre dans un face à face tendu représente une asymétrie insoluble (1.4 milliards d’habitants face à 23 millions).

Regardons au cœur de cette époque, en son nœud gordien, la subsistance de la principale anomalie, quasiment quantique. Elle est susceptible de dominer le monde. Elle y aspire.

Celle de Berlin s’est résolue dans la réunification. Celle entre la Russie et l’Ukraine développe sa trame tragique.

Il demeure les autres, celle des deux Corées, et, à titre principal, l’anomalie que constitue la Chine vis à vis de son double, Taïwan.

Entre la Chine et Taïwan, indépendamment des divisions militaires susceptibles d’être alignées, et des alliances géopolitiques convoquées, de l’importance des territoires, l’image la plus puissante en dignité est insupportable à l’image la plus faible comme Hong Kong est une péninsule insupportable à Pékin, exactement comme Kiev insupporte aussi Moscou.

Nous nous entretenons donc avec une Chine qui est devenue un géant démographique.

Nous nous entretenons donc avec une Chine devenue une hyperpuissance technologique, économique et même monétaire.

Nous nous entretenons donc aussi avec une Chine apte à rivaliser sur les plans militaires, spatiaux et stratégiques.

Mais nous avons pourtant toujours affaire à un nain moral et politique qui prétend toujours interdire de parler avec Taïwan au niveau de la Mer et au Tibet au niveau du Ciel et qui réprime d’une main de fer ses jeunesses.

La vraie Chine, qui ne peut pas ne pas être une nation éminemment morale et politique pour être elle-même, remerciera au bout du compte les nations, les démocraties, d’avoir contribué à la sauvegarde de Taïwan et du Tibet.

A l’heure actuelle, nous devons, hélas, nous accommoder d’une Chine atrophiée et dompter la force par laquelle elle entend nous soumettre à sa subtile et lente volonté.

𝐸𝑠𝑡-𝑖𝑙 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑎𝑢 𝑑𝑒́𝑐𝑙𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑙’𝑂𝑐𝑐𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 ? 𝐸𝑠𝑡-𝑖𝑙 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒, 𝑚𝑒̂𝑚𝑒, 𝑑𝑒 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑎𝑢 𝑑𝑒́𝑐𝑙𝑖𝑛 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝑂𝑐𝑐𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑥𝑒𝑟𝑔𝑢𝑒 𝑑𝑢 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑’𝐴𝑙𝑒𝑥𝑎𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑆𝑜𝑙𝑗𝑒𝑛𝑖𝑡𝑠𝑦𝑛𝑒 𝑎̀ 𝐻𝑎𝑟𝑣𝑎𝑟𝑑 𝑙𝑒 8 𝑗𝑢𝑖𝑛 1978 ?

𝐿’𝑎𝑓𝑓𝑖𝑐ℎ𝑎𝑔𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑎𝑙𝑒𝑐𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖𝑙𝑒𝑠 ℎ𝑦𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠, 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑢𝑟-𝑣𝑖𝑟𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑢 𝑚𝑎̂𝑙𝑒 𝑎𝑙𝑝ℎ𝑎 𝑝𝑜𝑢𝑡𝑖𝑛𝑖𝑒𝑛, 𝑡𝑐ℎ𝑒́𝑡𝑐ℎ𝑒̀𝑛𝑒, 𝑜𝑢 𝑠𝑦𝑟𝑖𝑒𝑛, 𝑝𝑟𝑜𝑐𝑒̀𝑑𝑒, 𝑎𝑢 𝑓𝑜𝑛𝑑, 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑜𝑛 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑔𝑎𝑟𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒́𝑚𝑜𝑛𝑠𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠, 𝑑𝑢 𝑑𝑒́𝑟𝑖𝑠𝑜𝑖𝑟𝑒.

𝐴𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑡𝑜𝑟𝑡 𝑒𝑡 𝑟𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑆𝑜𝑙𝑗𝑒𝑛𝑖𝑡𝑠𝑦𝑛𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑙𝑢𝑎𝑖𝑡 𝑠𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑒́𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑖𝑛𝑠𝑖 « 𝑆𝑖 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑛𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑐ℎ𝑒 pas 𝑎̀ 𝑠𝑎 𝑓𝑖𝑛, 𝑖𝑙 𝑒𝑛 𝑎 𝑎𝑡𝑡𝑒𝑖𝑛𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑒́𝑡𝑎𝑝𝑒 𝑑𝑒́𝑐𝑖𝑠𝑖𝑣𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑠𝑜𝑛 ℎ𝑖𝑠𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒, 𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑒𝑛 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑢 𝑡𝑜𝑢𝑟𝑛𝑎𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑖 𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑖𝑡 𝑑𝑢 𝑀𝑜𝑦𝑒𝑛-𝐴𝑔𝑒 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑅𝑒𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒. 𝐶𝑒𝑙𝑎 𝑣𝑎 𝑟𝑒𝑞𝑢𝑒́𝑟𝑖𝑟 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑢𝑛 𝑒𝑚𝑏𝑟𝑎𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑖𝑡𝑢𝑒𝑙. 𝐼𝑙 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑓𝑎𝑢𝑑𝑟𝑎 𝑛𝑜𝑢𝑠 ℎ𝑖𝑠𝑠𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑢𝑛𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒 ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑣𝑢𝑒, 𝑎̀ 𝑢𝑛𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑒𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑒, 𝑜𝑢̀ 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑛𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑝ℎ𝑦𝑠𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑝𝑎𝑠 𝑚𝑎𝑢𝑑𝑖𝑡𝑒, 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑝𝑢 𝑙’𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑎𝑢 𝑀𝑜𝑦𝑒𝑛-𝐴𝑔𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠, 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡, 𝑜𝑢̀ 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑖𝑡𝑢𝑒𝑙 𝑛𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑝𝑎𝑠 𝑛𝑜𝑛 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑝𝑖𝑒́𝑡𝑖𝑛𝑒́, 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑖𝑙 𝑙𝑒 𝑓𝑢𝑡 𝑎̀ 𝑙’𝑒̀𝑟𝑒 𝑚𝑜𝑑𝑒𝑟𝑛𝑒.
𝑁𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑎𝑠𝑐𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑚𝑒̀𝑛𝑒 𝑎̀ 𝑢𝑛𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑒́𝑡𝑎𝑝𝑒 𝑎𝑛𝑡ℎ𝑟𝑜𝑝𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑞𝑢𝑒. 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑛’𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑑’𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑖𝑥 𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑡𝑒𝑟… 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 ℎ𝑎𝑢𝑡. »

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Faut-il un droit de la presse particulier en état d’urgence?

[Origine du texte : 8 avril 2016]

Même si le débat constitutionnel est refermé, je me demande dans quelle mesure l’état d’urgence, correspondant donc à une série de mesures adoptées pour faire face à la menace lourde qui pèse sur nous, ne devrait pas aboutir à une limitation, un encadrement, de la liberté de la presse, tout comme, finalement, à une limitation de la démocratie directe.

Il me semble évident, aujourd’hui, que des forces nourrissent et instrumentalisent avec une vigueur redoublée le potentiel que leur offre ces vecteurs, et ces forces y renonceront d’autant moins que la société qui prétend se défendre donne l’image d’une société qui se désagrège et perd le nord.

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Sauver Bachar El-Assad à tout prix. Pourquoi?

En peu d’années, la Révolution Islamique a beaucoup appris. En premier lieu, de ses erreurs de jeunesse. Elle témoigne, aujourd’hui, au delà de toutes nos préventions, une expertise inédite qui lui permet de réaliser son ambition géopolitique aux dépens des sunnites et de l’Arabie Saoudite qu’elle tente de mettre entièrement dans notre collimateur. Sa faiblesse, son talon d’Achille, inattendu, c’est Bachar El-Assad. Témoin, acteur et dépositaire de secrets inavouables qu’il faut à tout prix sauver. Il est temps de voir cela.

Parmi les choses frappantes d’un point de vue analytique, il y a l’irruption très rapide, trop rapide, dès le lendemain des attentats du 13 novembre du « salafisme » désigné comme ennemi, un parmi d’autres serait-on tenté de dire, mais il faut se méfier des fausses évidences. Le diable s’y cache et s’active pour nous y retenir et nous y corrompre. Il est à l’œuvre et il a une forme, celle de la Révolution Islamique. Car si l’on met les évènements qui ébranlent le Moyen-Orient depuis l’installation de la Révolution Islamique, en 1979, à l’épreuve des faits, et qu’on les regarde objectivement, une évidence s’impose à l’esprit et la tromperie n’est pas du côté où l’Iran prétend et nous a persuadé qu’elle est.

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Même devant l’ONU, la prestidigitation est un art majeur

J’ai suivi, ce lundi 28 septembre 2015, l’assemblée générale des Nations Unies et ce qui en a été rapporté, parfois, souvent, ne correspond pas à ce que j’ai vu et entendu, que ce soit dans la presse écrite ou encore dans les chaines d’information continue.
C’est particulièrement le cas à la fin du discours de Barack Obama. J’ai trouvé un grand orateur, parfaitement à l’aise et qui n’a pas besoin, ce qui se conçoit bien s’énonçant aisément, de lire son texte, car il incarne lui-même les valeurs qu’il s’efforce de transmettre et qui me paraissent concorder avec celles que promeut l’ONU. Lire la suite « Même devant l’ONU, la prestidigitation est un art majeur »

Je suis un patriote européen

France désœuvrée, France occupée…
Il y a quelque chose du funeste esprit de Vichy qui lentement gangrène l’esprit français. Le spectacle donné par une partie de nos compatriotes, exaltés dans leur penchant xénophobe par des leaders de partis politiques qui vont du Front National aux Républicains en passant par les sphères souverainistes et de la gauche radicale, si actifs quand il s’agit de dénigrer l’Union européenne pour lui préférer la Russie nationaliste de Vladimir Poutine, nous en dit long sur le désœuvrement français. Lire la suite « Je suis un patriote européen »

L’Arabie Saoudite est-elle vraiment maudite?

Beaucoup de monde se donne beaucoup de peine pour mettre à mal l’image et la stabilité de l’Arabie Saoudite, une des clefs de voûte, pourtant, de la stabilité de l’économie mondiale, de son équilibre géopolitique et de l’intérêt occidental.
Le royaume, adossé aux revenus confortables de la rente pétrolière, aurait pu se satisfaire des avantages que lui conférait cette manne et s’endormir sur son confortable matelas. Lire la suite « L’Arabie Saoudite est-elle vraiment maudite? »