« Désolé », même s’il est tentant de s’y allier, la sortie honorable que tente de forcer le président américain en crachant une dernière fois le feu sur Téhéran, avec une violence spectaculaire qui s’est voulue parfaitement calculée, ne peut pas lui être accordée. L’épilogue à des années de manipulation ne saurait consister en une esquive.
@realDonaldTrump tente de faire entrer le monde entier, avec la complaisance des médias, dans l’ère du mensonge la plus désinhibée et brutale qui puisse être, fondée sur le spectre largement surestimé du nucléaire iranien.
Il croit pouvoir compter sur l’étranglement de l’économie mondiale pour s’assurer l’impunité et fait miroiter un accord scellé au G7 qui ravirait tout le monde, y compris Israël.
Ses bombardements à Téhéran, dans le nuit du 11 au 12 juin 2026, pour intimider la République Islamique d’Iran – qui, selon lui, s’est rangée à son accord – ne sont que des coups de bluff dans une incroyable partie de poker menteur qu’il a cru mener en maître du jeu absolu.
Le président de l’ex-première puissance mondiale abat ses dernières cartes devant des peuples et des capitales internationale médusées.
Seuls les médias gobent le récit. C’est dire.
L’agenda du G7, qui se réunit du 15 au 17 juin prochains, à Evian-les-Bains n’est pas tant l’ouverture du détroit d’Ormuz que l’acceptation ou pas d’entrer, pieds et mains liés par Trump, Netanyahu et Poutine, dans cette ère détestable.
La raison pousse à espérer la résistance de l’Iran à ce coup de force car c’est la famille humaine, sacrée dans son ensemble, qui a le plus à perdre à s’accommoder d’un simulacre de puissance basé sur la machination et le mensonge.
Nous ne pouvons pas, tout simplement, nous le permettre.
Que la main de justice requise soit de velours dans un gant de velours ou de fer dans un gant de velours ne doit pas empêcher l’existence d’une main ferme pour mettre le holà à cette gestuelle.
L’Iran accède, aujourd’hui, aux moyens de sa métamorphose quand d’autres doivent faire face à la dureté du miroir.
Ces moyens, dans une région et un monde qui n’aspirent qu’à la Paix, les lui sont, après 40 années de privation dus à un embargo sévère et injuste, accordés.
La République Islamique d’Iran entre dans une nouvelle phase et fera selon ce que lui dicte sa souveraineté et son sens de l’histoire.
PS: Pour une raison que j’ignore, ce texte, fidèle à l’original dont la traduction en anglais [ci-dessus en anglais] y a été publiée, a été censuré, malgré plusieurs tentatives en ce sens, par X. Cette publication sur mon blog en représente une version très légèrement remaniée, à l’exception du paragraphe final consacré à l’usage que fera la République Islamique d’Iran de la dite victoire.
