Quand la lutte contre l’antisémitisme devient un levier de manipulation politique

Jamais la tentation de redéfinir la lutte contre l’antisémitisme en opposition à l’islam n’a été aussi forte. Et jamais, grâce aux outrances de LFI, le mot “islamophobie” n’a été aussi délégitimé — au point qu’aucun musulman ne peut aujourd’hui s’en revendiquer sans être suspecté.

Le soutien exprimé par Emmanuel Macron à la communauté juive après l’agression antisémite du rabbin Arié Engelberg à Orléans a suscité des critiques virulentes.

Mais derrière ces attaques se cache une mécanique plus inquiétante : celle de l’instrumentalisation de la lutte contre ce même antisémitisme à des fins politiques, au profit du Rassemblement National — avec, en arrière-plan, des ingérences étrangères avérées.

Une partie de ces critiques ne relèvent pas simplement de l’anti-macronisme primaire, mais s’inscrivent dans une dynamique bien plus sournoise, qui met en scène une recomposition des narratifs autour de la figure du Rassemblement National, désormais présenté par certains comme le véritable rempart des juifs.

Ce glissement stratégique est loin d’être anodin. Il met en lumière une instrumentalisation de la peur, du sentiment d’abandon, et de l’émotion légitime, dans le but de renforcer un camp politique qui, tout au long de son histoire, a pourtant porté les stigmates de l’antisémitisme, de la fascination pour les pogroms, du racisme, du rejet de l’autre, et de l’autoritarisme.


Ce que l’on voit poindre, c’est un narratif savamment construit, souvent relayé par des figures prétendument « dissidentes », qui martèle que Macron aurait failli à sa mission de garant de la sécurité des Français juifs, notamment en s’abstenant de participer à la marche contre l’antisémitisme après le 7 octobre 2023.

Derrière cette accusation se cache une logique plus insidieuse : celle qui vise à disqualifier toute autre forme de solidarité que celle incarnée par la droite extrême, tout en diffusant l’idée que le président serait « l’otage » de la communauté arabo-musulmane française.

Ce procès d’intention, jamais totalement assumé, procède pourtant d’un mécanisme de polarisation identitaire qui alimente la fracture nationale. Il est d’autant plus dangereux qu’il détourne le sens même du combat contre l’antisémitisme en l’inféodant à une stratégie électorale.

Or, pour comprendre cette mécanique, il faut aussi la resituer dans son arrière-plan géopolitique. Il est désormais avéré que, dans les jours qui ont suivi l’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023, des opérations d’influence — voire de déstabilisation — ont été menées sur le sol français, avec l’appui d’agents liés à la Russie.

Des individus, notamment venus de Moldavie selon les premiers éléments d’enquête, ont été identifiés comme auteurs de tags antisémites, croix gammées incluses, sur des façades d’immeubles à Paris.
L’objectif était limpide : attiser les tensions communautaires, exacerber les clivages, et affaiblir le front républicain.

L’antisémitisme, dans ce contexte, devient un instrument géopolitique. Un poison que certains inoculent méthodiquement pour fracturer nos sociétés de l’intérieur, l’instrumentalisation de la cause palestinienne par les extrêmes-gauches et les altermondialistes, anticapitalistes et autres mouvances écolo-radicales contribuant à ce qu’aucun chat ne puisse reconnaître ses petits.

Dans ce climat vicié, la figure d’Arno Klarsfeld joue un rôle particulièrement trouble. Fils de Serge Klarsfeld, dont le nom est à jamais associé à la mémoire du génocide et à la traque des criminels nazis, il engage aujourd’hui ce nom dans une entreprise de brouillage moral et politique.

En s’alignant sur les positions du Rassemblement National, en reprenant l’antienne selon laquelle l’Ukraine serait infestée de nazis, et en vantant le RN comme le « meilleur protecteur des juifs », il contribue à une inversion perverse des repères historiques.

Ce faisant, il confère une forme de légitimité mémorielle à un parti dont les racines idéologiques ont précisément nourri les pires dérives du siècle passé. Ce n’est pas seulement une faute politique — c’est une blessure infligée à la mémoire.

Il faut donc regarder ce basculement avec lucidité. Dans la communauté juive elle-même, certains — et ils sont heureusement minoritaires — participent activement à cette mystification, croyant servir leur cause alors qu’ils servent un projet qui les trahira.

La tentation d’instrumentaliser la menace antisémite pour asseoir une force politique jugée plus protectrice est réelle, et c’est là que réside l’un des pièges les plus dangereux de notre époque.

Il est à la fois tragique et vertigineux de voir se dessiner cette équation perverse : faire du RN, et de Bardella, les garants de la sécurité, alors que dans le même temps, ce parti ouvre symboliquement des brèches qui affaiblissent notre cohésion, alimentent la guerre informationnelle, et laissent la porte grande ouverte aux ingérences de régimes comme celui de Vladimir Poutine.


C’est dans ce contexte que les critiques contre Macron doivent être comprises. Non pas comme des critiques isolées ou sincères, conforme au débat public dans une société pluraliste, mais comme les maillons d’un activisme politique bien plus large, qui vise à disqualifier l’équilibre républicain pour installer, sous couvert de protection et de fermeté, une puissance autoritaire déguisée.
Ceux qui s’y prêtent consciemment jouent un jeu dangereux.
Ceux qui y adhèrent inconsciemment sont les premières victimes d’une grande mystification.

CredimusInOptimumHumanis

L’Union face à l’obstacle


Pour une limitation temporaire du droit de vote de la Hongrie et la refondation constitutionnelle européenne
Note argumentaire pour une mesure de sauvegarde et une relance politique

L’union est comme un cheval devant l’obstacle. Tout le monde sait qu’elle doit le franchir, car le risque de paralysie institutionnelle croît proportionnellement au risque existentiel.

La Hongrie bloque régulièrement, par la voix de son Premier ministre, des décisions stratégiques du Conseil européen. Or ces décisions concernent des enjeux existentiels pour l’Union : guerre en Ukraine, défense commune, unité diplomatique.
Ce comportement n’est pas un désaccord politique ordinaire, mais un sabotage stratégique. Une mesure temporaire de suspension de vote devient alors un acte de sauvegarde, et non de punition.

Le principe d’unanimité au Conseil européen garantit l’égalité entre États, mais devient un levier de paralysie en période de crise.
L’article 7 du TUE existe, mais reste inopérant en situation d’urgence. En revanche, les principes généraux du droit permettent de s’appuyer sur la doctrine de nécessité : salus populi suprema lex esto — le salut du peuple est la loi suprême.

Une limitation ciblée et encadrée peut être juridiquement justifiée par la nécessité de préserver l’ordre démocratique européen.

Cette mesure ne vise pas la Hongrie comme nation, ni son peuple, mais le comportement isolé d’un dirigeant dont les accointances stratégiques avec la Russie sont manifestes. Il s’agit de protéger les institutions communes contre une instrumentalisation destructrice. L’Union ne peut être l’otage de l’un de ses membres sans perdre sa légitimité et sa capacité d’agir.

Ce cas révèle une faille structurelle : le droit actuel ne prévoit pas de réponse rapide à un blocage stratégique interne en situation de guerre ou de crise majeure.
Il devient clair que le principe d’unanimité, sans clause d’exception pour menace existentielle, rend l’Union vulnérable.
Il est donc impératif d’ouvrir une voie légitime pour l’écarter temporairement quand l’intérêt supérieur l’exige.

L’échec de la Constitution européenne fut, en partie, le fruit d’un sabotage stratégique, obtenu par un noyautage d’un souverainisme qui épouse trop nettement les intérêts de la souveraineté russe pour être parfaitement au-dessus de tout soupçon.
Les forces qui l’ont empêchée sont aujourd’hui celles qui bénéficient du blocage actuel. Ce moment n’est pas le moment d’une énième constituante pour la France ou n’importe quel autre pays.
Ce moment est le moment de la Constitution européenne.

Nous avons le devoir et la responsabilité, de traverser la montagne d’épineux, les ronces, pour relancer un véritable processus constituant qui aura pour effet de clarifier la souveraineté européenne, d’affirmer l’ordre politique commun, et d’éviter qu’une crise future ne détruise le projet européen de l’intérieur.

Suspendre temporairement le droit de vote d’un État membre qui agit contre l’intérêt vital de l’Union n’est pas une dérive.
C’est un acte de sauvegarde.
Ce n’est pas l’Europe qui se venge d’un État.
C’est l’Europe qui se protège. Et c’est l’Europe qui se révèle à elle-même comme une puissance politique digne de ce nom.

Le cheval doit franchir l’obstacle. Tous les chevaux en même temps.

CredimusInOptimumHumanis

La Russie et l’Iran au coeur de la guerre métamorphe

Plus qu’un guerre hybride, ces deux états nous livrent une guerre métamorphe. Ils se livrent, depuis des décennies, à une stratégie de subversion globale que nous n’avons pas appris à voir venir

La guerre que nous connaissons aujourd’hui ne se limite pas aux conflits armés traditionnels ni même aux guerres hybrides qui mêlent opérations militaires, cyberattaques et propagande. Un nouvel état de guerre a émergé, que l’on peut qualifier de guerre métamorphe. Ce concept décrit un affrontement qui adopte les formes les plus séduisantes et légitimes aux yeux des sociétés ciblées afin de déstabiliser, diviser et paralyser ses adversaires sans qu’ils ne s’en rendent compte. La Russie de Vladimir Poutine et la République Islamique d’Iran ont perfectionné cette stratégie en orchestrant une subversion profonde des démocraties occidentales et de leurs alliés.


I. La Vengeance Stratégique : Pourquoi la Russie et l’Iran visent l’Arabie Saoudite

L’un des points de rupture de la fin du XXe siècle fut l’effondrement de l’URSS en 1991. Une cause majeure, rarement mise en avant, fut l’effondrement du prix du pétrole orchestré par l’Arabie Saoudite entre 1985 et 1986. En faisant passer sa production de 2 millions à 10 millions de barils par jour, Riyad fit chuter le prix du pétrole de 22 dollars à 10 dollars le baril, étranglant ainsi l’économie soviétique, qui dépendait fortement de ses exportations énergétiques.

Vladimir Poutine, qui considère la disparition de l’URSS comme « la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle », a dès lors eu une motivation profonde à affaiblir et à punir l’Arabie Saoudite, et avec elle l’alliance stratégique américano-saoudienne qui structure le monde depuis la Seconde Guerre mondiale.

L’Iran, ennemi historique de l’Arabie Saoudite, trouve naturellement dans cette stratégie une convergence d’intérêts avec Moscou. Ensemble, ces deux puissances ont développé une approche insidieuse pour affaiblir l’Arabie Saoudite et miner son alliance avec les États-Unis.


II. Le 11 Septembre 2001 amorce la rupture dans le cognitif

Les attentats du 11 septembre 2001 ont marqué un tournant stratégique global. Une narration immédiate a émergé, cherchant à incriminer directement l’Arabie Saoudite dans les attaques.

  • Zacarias Moussaoui, seul survivant du commando terroriste, a maintenu un récit selon lequel l’Arabie Saoudite serait l’instigatrice des attentats.
  • Cette accusation, bien qu’incohérente dans son exécution, a fracturé durablement la relation entre Riyad et Washington, laissant le doute planer sur le rôle des Saoudiens.
  • Dans le même temps, une autre ligne de désinformation se mettait en place, affirmant que les attentats du 11 septembre avaient été orchestrés par les États-Unis eux-mêmes, ce qui permit de détourner l’attention des vrais instigateurs.

Cette technique est une signature de la désinformation russe, dont l’un des principes est de toujours injecter des récits contradictoires afin de semer la confusion. L’ouvrage L’Effroyable Imposture de Thierry Meyssan, qui popularisa l’idée d’un complot interne américain, fut fortement relayé par la Russie et trouva refuge sous la protection du régime syrien.

Tout, jusqu’à cette chaussure volant vers le président George Bush en conférence de presse, et y compris, jusqu’au soliloque grandiloquent de Dominique de Villepin, participe de ce travail.

Les bénéficiaires réels des attentats du 11 septembre furent donc la Russie et l’Iran, qui parvinrent à :

  • Isoler l’Arabie Saoudite en l’exposant comme responsable implicite.
  • Plonger les États-Unis dans des guerres interminables qui affaiblirent leur prestige et leur économie.
  • Créer un climat de suspicion et de division entre alliés occidentaux. Ouvrir un boulevard à une phénomène d’autosuggestion qu’il suffit de maintenir comme des fers au feu, chez les islamistes les plus radicaux.

III. La Perversion Stratégique de l’Islam Chiite

Si l’on suit la logique de guerre métamorphe, un autre axe majeur se dessine : la Russie et l’Iran ont appliqué une méthode de perversion et d’instrumentalisation de l’Islam chiite, comparable à ce que la Russie tsariste avait fait avec Le Protocole des Sages de Sion, un faux antisémite destiné à discréditer les Juifs.

  • En soutenant l’Iran chiite et Bachar El-Assad, la Russie a laissé l’Arabie Saoudite et le sunnisme sous pression.
  • En favorisant des mouvements terroristes radicaux, elle a contribué à associer l’islam chiite à une posture de résistance, renforçant ainsi l’image de l’Iran comme seul rempart contre l’hégémonie occidentale.
  • En injectant une narration victimaire, elle a transformé des luttes géopolitiques en causes émotionnelles globales, séduisant les masses occidentales et encourageant une révolte idéologique contre leurs propres systèmes.

L’instrumentalisation de la cause palestinienne, qui fusionne si bien avec d’autres luttes (climat, racialisme, féminisme intersectionnel, anticapitalisme), participe de cette même stratégie. En créant un prisme idéologique unique, cette guerre métamorphe absorbe toutes les révoltes en une seule lutte globale, rendant toute opposition impossible sans paraître cynique ou inhumaine.


IV. La Guerre de la perception et la question du Libre-Arbitre

Le 28 octobre 2022, un événement a marqué un tournant symbolique dans la bataille des narratifs. Le même jour, Vladimir Poutine dénonçait l’Occident comme un régime étouffant la liberté d’expression, et Elon Musk rachetait Twitter en prétendant libérer « l’oiseau bleu ».

Cette simultanéité pose question : simple coïncidence ou convergence stratégique ?

Si MAGA et MEGA (Make America Great Again / Make Europe Great Again) font du free speech l’alpha et l’oméga de la démocratie, alors le véritable enjeu est celui du libre-arbitre. La souveraineté de chacun à penser correctement le monde, à discerner entre les illusions créées par cette guerre métamorphe et la réalité des faits, devient le dernier rempart contre cette offensive insidieuse.

L’actualité récente témoigne d’une ingénierie du chaos, où les tensions sociales sont méthodiquement exacerbées.

  • En France, la crise franco-algérienne n’a pas encore révélé tout son potentiel de déstabilisation.
  • Les réseaux sociaux ont amplifié des narratifs instrumentalisant les tensions ethniques et identitaires.
  • Des précédents existent : les agressions sexuelles du Nouvel An 2016 à Cologne, exploitées au bénéfice de l’AfD, ou la narration autour des migrants « mangeurs de chiens » aux États-Unis, illustrent un savoir-faire précis dans l’orientation de l’opinion publique.

La guerre métamorphe constitue un défi existentiel pour l’humanité entière

Nous sommes confrontés à une guerre qui ne dit pas son nom, qui ne se combat pas avec des armes traditionnelles, mais qui déstabilise et infiltre. La Russie et l’Iran ont compris que le véritable champ de bataille est celui de la perception, et qu’il est possible de gagner sans jamais livrer une bataille frontale.

Or, si les dés géostratégiques tombent systématiquement du côté des intérêts russes, il serait conforme à l’instinct de conservation de se demander si les dés ne sont pas pipés…

Reconnaître la nature de cette guerre est la première étape pour élaborer une riposte adaptée et rétablir une stratégie souveraine face à cette menace protéiforme.

Pogrom, comme matière inflammable

Le jour où journalistes et observateurs cesseront d’ânonner les récits que les événements leur imposent, la civilisation sera sauvée.

Ce qui se passe autour d’Israël et du conflit palestinien, avec une intensité inégalée depuis le 7-Octobre-2023, appartient à une spirale dialectique dont il faut désamorcer l’enchaînement.

Quand on sait ce que fut sa résonance, peut-être, si les pièges avaient été vus et évités, n’y aurait-il pas eu de nuit de Cristal ? Mais il est tentant de succomber au pouvoir de l’image et de mettre son destin entre les mains des activistes et des manipulateurs de l’opinion.

Trop d’éléments, dans le « pogrom » qui a eu pour théâtre, au cours de la nuit du 7 au 8 novembre dernier, les rues d’Amsterdam dans le cadre de la rencontre Ajax/Macabi Tel Aviv, posent tout de même de véritables questions.

A commencer par l’inertie de la police, elle-même ; celle des forces de sécurité, qui, pour être celles d’un gouvernement d’extrême-droite attaché à la restauration de l’ordre face aux infiltrations de l’islam radical et activiste, se montrent – a priori – plutôt invisibles et incapables d’assurer la protection des supporters israéliens.

Cela dans un contexte international qui se prêtait à de tels débordements de violence. Pourquoi?

Où étaient les mesures de sécurité alors que, pour ne faire que reprendre les mots de Yonathan Arfi, président du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France), « tout cela était prévisible ».

Ceci est le premier problème et, si l’on se place, vraiment, dans la recherche de la vérité, au pays comme on dit de Spinoza, qui peut se le permettre de l’éluder ?

Nous sommes dans un moment de l’Histoire, au sens de la cinématique des forces qui tentent de s’y imposer, où personne ne peut se permettre une insoutenable légèreté de l’Etre, dont la première manifestation, c’est de céder à la dynamique des émotions, qui dicte la dynamique des narratifs, qui dicte la dynamique de la guerre puisque la raison, soumise à grand bombardement cognitif, a été vaincue.

Toutes les nuits de Cristal, même celles qui taisent leur nom, se résument à cet enchaînement.

Alors, je me méfie, je pratique un examen médico-légal pour vérifier que l’événement qui est en train de se refroidir, là sur la table, ne présente pas des signes particuliers qui accréditeraient la volonté d’abuser l’observateur, d’abuser l’actualité, d’abuser l’Histoire, avec un grand H.

Tout, en effet, semble avoir été réuni, là, pour créer les conditions d’un « pogrom », -notion, fantasme, désir – qui envahit les écrans, les cerveaux, pour attester une posture et construire un narratif.

Tout le monde est tenté de raccrocher son propre wagon d’indignation, de colère, de violence verbale ou politique, à la locomotive qui fond sur un horizon de plus en plus noir.

Que l’événement provoque de la stupeur est compréhensible, mais, ce n’est pas parce que c’est compréhensible, que c’est justifié et justifiable au-delà de l’épouvante de la première onde de choc.

Je constate – et, à ce stade, je ne fais que constater – que le gouvernement Netanyahu, le gouvernement Geert Wilders, sont à l’unisson pour administrer, grâce à cet événement, la preuve que l’Occident manque de dureté face au péril islamique.

Je constate, aussi, ce qui vient d’Amérique avec l’élection de Donald Trump.

Il y a, depuis quelques jours, avec une acuité plus pressante, un train des idées au départ de toutes les gares de l’esprit qui, du Rassemblement National à toute les patriotismes et gaullisme de foire, invite chacun à prendre place et à s’installer confortablement.

Le libre-arbitre, enjeu existentiel du XXIe siècle

L’événement survenu à Amsterdam précipite les flux émotionnels.

Il débarque la raison et embarque, à la place, quelque chose qui y ressemble ; qui prend l’aspect d’une légitime défense de valeurs ; qui surjoue la souveraineté et surenchérit la menace ; mais qui, en fait, se conforme, se prête, s’abandonne, tout sens critique éteint, à la diction des ténèbres, ou si vous préférez de la nuit.

C’est un train de nuit, un obscur train de nuit pour la nuit qui avance tous feux éteints.

Il y a des gens, probablement, qui diront que je suis monomaniaque, mais je reviens à la volonté qui m’anime au plus profond, c’est-à-dire de sanctuariser le libre-arbitre car ce bien si précieux, ce Saint des Saints, est l’objet de spéculations de la part, particulièrement, d’affairistes habiles et corrompus moralement, et de politiciens cyniques et sans scrupule.

C’est ce camp qui est en train de gagner.

Il y a, par opposition, une pensée vraiment libérale, une pensée politique de dignité et de responsabilité humaine, à sauver, bien par-delà les monstres idéologiques qui tentent de se frayer un chemin dans l’Histoire.

Le sauvetage du libre-arbitre représente un enjeu existentiel pour l’Occident – l’Occident au sens métaphysique, pas au sens géographique ou religieux. L’Occident moderne, celui des idées universelles.

Cet Occident est à un moment charnière de son histoire.

Il subit les coups de boutoir de plusieurs entreprises de désinformation.

Il est soumis au supplice de sa propre ambiguïté.

La démocratie cède.

Le Libre-Arbitre appartient à l’idée de Dieu, à celle d’une transcendance, d’un être suprême, de soi puissance soi, comme le suppute Nietszche.

Il appartient à cette élévation-là et il est livré, désormais, aux quatre vents des médiocrités. Il n’y a pas de démocratie qui vaille sans libre-arbitre.

C’est un espace sacré, qui permet à chacun, quelle que soit sa condition, de grandir et de se nourrir, de tutoyer les premières grandeurs.

Il est désormais exposé et manipulé, et cela touche à des questions fondamentales sur l’individu, la spiritualité, et le contrôle exercé sur nos consciences dans un monde saturé d’informations, de désinformations et de narratifs imposés.

La démocratie que le peuple mérite, et à laquelle il faut lui permettre d’accéder, c’est mieux que cela.

En 1996, dans ma sorte de nuit du feu, j’ai dit que je ne laisserai pas faire « cela ».

J’ignorais, tout en étant porté à le découvrir par chaque pas, ce que représentait cet objet indéfini désigné par: « cela ».

Il est clair, pour moi, aujourd’hui, que « cela », c’est la protection de votre libre-arbitre. du libre-arbitre de tous.

Cela n’était pas encore inscrit dans la déontologie du journaliste, si maladroit et incomplet, que j’ai pu être.

La faillite de la société d’information est, de fait, une faillite de l’âme et je ne m’y résous pas.

Nul ne doit s’y résoudre.

#Pogrom #Amsterdam #nuitdecristal #Israël #Palestine #Juifs

Le 9 juin 2024 décidera si Poutine va écrire l’Histoire

Les élections européennes du 9 juin – comme les élections américaines de novembre prochain qui, elles, désigneront le prochain président des USA – vont décider si Poutine, au nom de la Russie, est celui qui va écrire l’histoire de l’Humanité.

Vladimir Poutine s’est suffisamment fait connaître pour que nous n’ayons pas de doute quant à la manière dont l’Histoire du monde va s’écrire si nous lui accordons la liberté d’écrire cette page entre deux siècles et deux millénaires.

Il écrira le sillon de notre destin, n’en doutez pas, comme il écrit toute chose. Avec l’encre du crime, du viol, de la brutalité. Avec le sang du malheur.

Lorsqu’on débarrasse le champ de toutes les controverses inutiles et des débats secondaires, des tracteurs des agriculteurs mécontents de la PAC, des ballets de complotisme et de protestation, c’est cela qui apparaît.

La mécanique du mécontentement qui a été mise en oeuvre au sein des peuples européens pour décomposer la volonté des peuples et obscurcir leur jugement doit reculer.

C’est de cela dont chacun, aujourd’hui, dans chaque pays de l’Union, doit être pleinement conscient au moment de savoir s’il est intéressé ou pas par ce scrutin. C’est un enjeu qui ne concerne pas notre confort, nos convictions, notre orgueil.

L’enjeu est au-dessus de tout cela.

Ce n’est pas un choc de civilisation entre le sud et le nord. Ce n’est pas davantage celui de l’islam contre la chrétienté, d’un prétendu surconscient écologique sur le subconscient capitaliste.

Cela, démarré le 11-Septembre-2001, c’est une impitoyable et habile cinématographie stratégique qui a été mise en mouvement pour que nous ne soyons pas capables de voir le mouvement réel, cynique, engagé contre la légitimité de l’Occident à placer ses valeurs humaines et humanistes comme celles qui doivent inspirer l’histoire du monde.

Nous sommes en plein doute ontologique.

Le doute doit cesser.

Les spectres qui ont fait irruption, dans notre histoire, en criant « Allah Akbar » ne sont que des épouvantails, mécanisés, captagonés, dont les cerveaux ont été lessivés.

Pendant qu’on les regarde, on ne regarde pas ailleurs. Leurs coups nous uppercutent à l’intérieur de l’esprit pour nous empêcher de réfléchir le monde au-delà des limites [le terrorisme islamique] qu’ils ont fixé.

C’est à cet enjeu que doit se mesurer la responsabilité individuelle et collective de chaque citoyen et de chaque parti politique. C’est à elle que doit s’établir et s’affirmer notre souveraineté.

Rien n’est plus important que de nous assurer que nos enfants, notre postérité, resteront libres, et que l’idée de liberté continuera d’éclairer le monde.

Rien n’est plus important que de leur assurer cela.

Rien n’est plus important que de pouvoir se dire, le 9 juin 2024 au soir, que, à travers la protection de notre libre-arbitre, nous avons su protéger, alors que tant de pulsions d’abandon nous poussaient à l’indifférence et à la désertion, les conditions de libre-arbitre de ceux qui nous suivent.

Addendum à la campagne aux Européennes 2024

N’oubliez pas de considérer Poutine tel qu’il se voit depuis des années et tel que les réseaux pro-russes le représentent, c’est-à-dire en domination, absolue et imparable, du jeu international.

La représentation ci-dessus, postée en 2015 par les infiltrations russes dans les réseaux sociaux français et européens, a une portée subliminale. Elle dit que nous sommes dans la nasse et que, quoi que nous fassions, nous finirons dans la gueule du loup.

C’est cela ce que cette image dit.

Cette image date de 2015. Mais elle laisse échapper une évidence : si la partie est en cours, à ce moment-là, cela signifie que la partie n’a pas commencée là.

A-t-elle commencé à la conférence de Munich sur la Sécurité, en 2007, lorsque Poutine, pour reprendre la manière dont France Inter relatait l’événement, a dit ses quatre vérités à l’Occident.

Le problème du 11-Septembre-2001, c’est qu’il a été conçu pour interdire tout entendement de la situation d’ensemble.

Il a été élaboré, à cette fin, avec la construction initiale de cette légende selon laquelle le 11-Septembre-2001 inaugurait le schéma d’une « organisation non étatique » s’en prenant à Nous, en même temps qu’un index subliminal de plus en plus insistant désignait, tout de même, l’Arabie Saoudite à la vindicte des opinions publiques occidentales.

Il n’est pas inutile de signaler qu’elle était, jusque-là, l’indéfectible allié stratégique de l’Occident et l’une des clés du marché énergétique. Il fallait parvenir à installer l’idée qu’y siégeait l’origine du Mal. Discernez-vous la mécanique de raisonnement qui est, cran après cran, mise en oeuvre?

Si vous voulez que ce scénario qui nous est stratégiquement favorable soit retenu et délivre toute sa puissance, nous avons l’ingénierie pour vous procurer de quoi l’abreuver. Ceci est la clé de l’intelligence du soft power russe. Elle est infiniment redoutable.

Petite parenthèse : c’est l’Arabie Saoudite qui a contribué à l’écroulement des cours de brut qui a asphyxié, économiquement, l’ex-URSS et l’a fait s’effondrer, effondrement considéré par Poutine comme la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle.

Il est évident que Poutine n’est pas quelqu’un et qu’il n’est pas à la tête de la cryptogarchie russe pour ne pas être en mesure de réserver des chiens de sa chienne à ceux qu’il estime être des traîtres. J’ai beaucoup de mal à penser que si le guide suprême de la Révolution Islamique d’Iran lui a montré un schéma pour déstabiliser le royaume saoudien, il ne l’a pas exploité.

Il voit les failles des systèmes de défense dans les esprits. Et je l’ai vu les avoir vu.

Poutine n’est pas le fils spirituel de la Russie qui a inventé le mythe du Protocole des sages de Sion et la grande Illusion dialectique du Communisme pour rien.

Alors, on trouve toujours un idiot plus ou moins utile pour dire aux Européens qui veulent gober la couleuvre ou aux Américains qui veulent l’entendre de la bouche d’un clown que la commission européenne, c’est l’Etat profond et que Washington, c’est aussi l’Etat profond.

C’est ce que l’on nomme la projection accusatoire.

A partir de cette injonction, qui signe ce qu’est, profondément, la psychologie de l’Etat russe, les uns et les autres parviennent à convaincre des masses d’électeurs que l’Occident est toxique et que sa supériorité morale et technologique est une supercherie.

Il fallait inscrire dans le psychisme des populations, que le sentiment de prééminence de l’Occident, plus que de supériorité, est illégitime, qu’il est le produit d’un complot, d’un conditionnement, d’une doxa libérale, qu’il se réalise aux dépens des tiers-monde, et si la tache ne suffit pas, qu’il est le fruit non seulement de l’exploitation du capitalisme sur les Hommes mais de sa prédation sur le climat, et que là-bas, dans l’autre monde, tu verras et tu seras libéré.

Les moteurs logiques qui ont été mis en marche contre Nous, l’Humanité, ce sont ceux-là.
Ce ne sont pas des moteurs d’équité et de justice
. Je vous en prie, prenez un peu de recul sur les éléments de langage et de dialectique pour observer le mouvement et la nature de ce qui s’insinue dans l’esprit et le transforme.

En informatique, il y a au moins des pares-feux. Normal, il y a des ingénieurs qualifiés.

Dans l’âme humaine, il n’y a plus rien. Nous avons déclaré que nous sommes assez grands pour nous débrouiller avec le réel.

Alors, on entre dans l’âme des peuples comme dans du beurre ou comme dans un moulin, pour y semer les graines de doute, de discorde et de conflictualité.
La société de l’information, vitale aux démocraties, y secrète aujourd’hui la perversité dialectique qui dessert et expose ces mêmes démocraties au ridicule. Le wokisme en est une forme experte.

Cette perversité dialectique qui s’est abattue sur Nous n’a semble-t-il plus de limite et c’est elle qui conditionne les débats pour que, au bout du processus, ils produisent la capitulation de l’intelligence commune devant la terreur.

Il faut se souvenir des choses et comment nous avons été prés de tomber dans le panneau. Nous avons exaucé, en partie le vœu de Poutine, l’Arabie Saoudite s’est décalée de la ligne occidentale.

Regardez, maintenant, parmi les plus virulents à avoir dénoncé cette alliance, à avoir demandé de faire tomber la monarchie des Saoud, « Daech qui a réussi », qui il y avait pour relayer les intérêts de l’Iran et de la Russie, avec un petit coup de peinture russe sur la carlingue du souverainisme.

L’Europe, le Brexit, le TAFTA, le nucléaire, l’OTAN, etc, sur tous nos sujets régaliens, sur tous les sujets, le débat démocratique finit par pencher du côté de l’intérêt objectif de Poutine. C’est problématique et c’est suspect.

Et il est vrai, si d’aventure nous reprenions un peu notre lucidité, qu’un attentat islamiste rappelle la vraie priorité. Faut-il du cochon dans les cantines scolaires ?

Mon malaise, c’est d’avoir le sentiment que quelque chose nous prend pour des cons.
Je ne veux pas qu’on prenne mes compatriotes pour des cons.
Je ne veux pas qu’on prenne les Européens pour des cons.
Je veux qu’aucun humain ne soit pris pour un con.

Voilà, voilà, voilà. Voilà ce sur quoi délibère la démocratie pendant que les loups s’approchent et dévorent une partie des frontières terrestres extérieures et font ripaille de nos cerveaux.

Il y a là, à mes yeux, un mystère. Si elle était encore là l’une des deux Simone Weil ou Veil pourrait me renseigner sur la manière dont le mal conquiert les esprits. C’est le sujet.

Nous ne pourrons pas aller bien loin dans ce XXIe siècle sans protéger et nourrir le libre-arbitre qui nourrit la liberté de tous les peuples.

Elle ne se nourrit de rien d’autre et ne trouve son aise que de la qualité du libre-arbitre que l’on instruit. Je ne distingue pas les démocraties des autres régimes constitutionnels de ce point de vue.

Cela implique que le combat qui doit nous réunir et que certains veulent cristalliser autour d’une spécialisation de la théorie du clash des civilisation, via l’affrontement Occident vs Sud Global est une invention, nourrie aux hormones de croissance du ressentiment des uns et de la culpabilité des autres, pour que nous nous trompions toujours de cible.

Ce prisme est attrayant. Il est attrayant comme un mensonge.

Pour revenir au 11-Septembre-2001, le mythe consistant à dire que nous avons eu affaire à une organisation non étatique résistera-t-il à une analyse rigoureuse ? A celle dont nous ne sommes pas vraiment capables avec le système d’information tel qu’il est ?

De là où mon chemin m’a placé, la scène de crime parle toute seule. Les liens et les convergences objectives affleurent la surface des opacités et des apparences.

Il est advenu – on appellera ce phénomène comme on le veut – que dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015, sur fond des variations Goldberg de Johann Sébastian Bach par Glenn Gould, une partie du voile s’est levé.

Je n’ai pas tout vu ni tout compris d’un coup. Mais j’ai compris ce qu’il ne fallait pas regarder pour avoir une chance de commencer à voir.

Combien y a-t-il de manières d’influer sur le cours d’une rivière qui s’appellerait l’histoire avec un grand H?

Pendant que notre attention était focalisée sur l’assassinat du commandant Massoud et qu’Al-Qaida agitait des spectres que nous avions envie de voir pour confirmer notre vision des choses, pendant ce temps, la conférence de l’antiracisme de Durban I, en Afrique du Sud, ouvrait de vraies vannes pour nous submerger idéologiquement ; pour rentrer, dans toutes les têtes, la pomme de discorde que constitue le mythe de la Palestine et insinuer, jusque dans les plus prestigieuses universités, un antisémitisme au carré.

L’opération du 7/10/2023 du Hamas ne fait qu’appliquer, comme si sa forme antédiluvienne, ne suffisait plus, la formule de cet antisémitisme au carré : parce que l’un est juif et parce que l’autre est palestinien.

Que d’intelligences, vraisemblablement honorables, au départ, se sont éventrées sur ce double écueil.

Oui, c’est ce que je dis car c’est cela, à partir de mon non-académisme, que je discerne.

C’est le danger dont je suis seul à oser vous avertir.

La clé de l’Histoire, fournie avec le mode d’emploi, dans la rue arabe, comme on dit par facilité rhétorique, et dans les esprits occidentaux, devrait être celle-là.

Elle est tentante.
Elle ouvre l’enfer.

Elle s’offre à l’intellect dont elle épouse la forme des serrures.
Il faut créer une autre clé. Une clé de justice. Réparatrice.
La Politique sert justement à ça.

Refaisons de la grande politique !

Emmanuel Macron a eu raison de dire, le 27 février dernier, que nous ne pouvons rien exclure, et que nous ne pouvons pas exclure, par conséquent, d’intervention terrestre pour défendre l’Ukraine.

Il est plus que temps de prendre la mesure de la menace russe et des calculs monstrueux qui l’animent.

Le président Macron ne mérite pas la petite bronca politico-médiatique qu’une partie de la classe politique lui a réservé. L’histoire jugera.

Nous ne faisons que commencer à comprendre la nature de ce à quoi nous avons affaire.

Nous n’avons pas fini de découvrir son visage.

De toute façon, le choix est simple. Ou bien nous découvrons son visage ou bien il couvre le nôtre du masque de l’infâmie.

Normalement, nous avons une Marseillaise pour comprendre ce qu’il faut faire.

Ce n’est pas la première fois que cela arrive dans l’histoire, mais à cette échelle, avec les conséquences sur l’Ordre du Monde que cela fait peser, cela n’est jamais survenu.

Ne vous demandez pas comment le nazisme a subjugué le peuple allemand, il l’a fait comme la révolution nationaliste russo-poutinienne et la révolution islamique subjuguent et tentent de partitionner notre temps et notre espace.

Il y a eu un petit miracle auquel il faut rendre justice. Il s’appelle Zelenski. Je crois qu’on ne se rend pas compte comment, au soir du 24 février 2022, il a fait sonner une charge inattendue, surprenante et héroïque face à la tyrannie russe.

Les Ukrainiens ne peuvent pas perdre et nous devons gagner.
Européens, nous n’avons pas le droit de nous laisser endormir !

PS: Je suis candidat à la candidature sur la liste Renaissance aux Elections Européennes du 9 juin. Si légitimité il y a à ce que je me vois confié l’honneur de représenter les Européens, c’est en vertu de cette parole de sécurité. Je l’ai extirpée à ce qui ressemble à un chaos pour la lever et en faire le matériau du bouclier de notre civilisation. Merci.

11-09-2001->07/10/2023: Highway to hell

Il y a eu, sous couvert de lutter contre le racisme, à Durban (Afrique de Sud), en août 2001, un pacte entre l’islam corrompu et sa nébuleuse, d’un côté, et la gauche altermondialiste, écologiste et prewokiste, de l’autre.

Ce pacte a été dûment contresigné par les attentats du 11-Septembre-2001 qui sont survenus quelques jours après l’échec retentissant, le 5 septembre 2001, de cette conférence dite « contre le racisme » et pourtant, déjà, ouvertement antisémite.

Nous n’y avons vu que du feu.

Nous avons vu l’assassinat du Commandant Massoud.

Nous avons voulu ne voir que l’assassinat du Commandant Massoud, intimant aux Etats-Unis d’Amérique d’anéantir les Talibans en Afghanistan.

Nous n’avons voulu voir que le mouvement spectaculaire de l’assassinat d’une figure de la lutte contre l’islamisme et nous sommes restés aveugles et insensibles aux tentacules de l’autre, propagés dans les systèmes cognitifs, inoculé au plus profond de l’âme, en cet endroit oú s’établit notre libre-arbitre, sur lequel plus personne ne veille, quand une force, un appel, m’a appelé, lui, à y pourvoir.

Nous n’avons pas voulu voir la conférence de Durban, et ce qu’elle a initié, lentement, sur l’échiquier des opinions publiques et des relations internationales.

Greta Thumberg m’inspirait, depuis son apparition, en fausse vespale ou en Jeanne d’Arc de la cause écologique, la plus grande méfiance.
Le samedi 26 novembre 2023, très explicitement, elle est vue en train de scander les slogans réclamant la chute d’Israël et son soutien au hamas.
Le masque est tombé.

#GretaThumberg apparaît donc comme l’icône de ce pacte que je dénonce. Les « féministes » sélectives, qui s’illustrent par leur silence quant aux viols perpétrés contre des juives, sont des éléments du dispositif formé pour faire plier nos démocraties, fatiguer et désarmer les opinions.

Au bout de cette conquête des esprits, il s’agit d’achever de substituer à la globalisation qui n’était pas suffisamment heureuse, un pacte qui, présenté comme étant de l’altermondialisation, est, surtout et avant tout, un pacte de « totalirisations ».

Il avance la promesse d’une paix qui est surtout un renoncement. C’est pour cela que ces mouvements plaisent tant à son Excellence des ténèbres, l’ayatollah Khamenei et à un obscur ex-officier du KGB qui a cru pouvoir satisfaire, par ce biais, son désir de grandeur.

Toutes et tous, grands et obscurs maillons de cette chaîne, sont inscrit dans cette grande ligne droite, cette véritable autoroute du Mal tracée pour y débrider la puissance des haines, qui relie le 11-Septembre-2001 au 07-Octobre-2023.

Elle cisaille la terre et le ciel, dans le zébrure de la haine fondatrice que constituent l’antisémitisme.

Nous devrons réunir à nouveau le ciel et la terre, le haut et le bas.

Ce pacte est très puissant par les idéologies qu’il ramifie comme par les prébendes politiciennes* qu’il distribue; par les cycles de haine et de ressentiments qu’il engage; par les idées qu’il greffe dans les esprits; par l’illusion qu’il répand.

Il se fonde sur une habileté sans pareille.

Pourtant,

Pourtant, Moi, le pur produit de la République française laïque, Je promets, qui commence à la mienne, l’âme d’un peuple, aux quatre coins du monde, parlant diverses langues mais contenu dans une seule pensée, qui va briser ce pacte et condamner celles et ceux qui lui ont prêté allégeance, qui va dévaster ce dont est faite la pensée néfaste dont est né ce pacte.

Je ne promets pas l’impossible.
Qu’il soit dit que je promets ce que je vois.

Je prie la Chine de ne pas succomber aux promesses alléchantes de l’ordre mondial que ce pacte augure.
Je sais cette Chine.
Je sais ce monde.
Au moment où l’on me voit tel que je suis, le bien triomphe.

Ce qui se passe, et qui vient de loin, n’est et n’a été possible que parce qu’il y a une faillite béante du système d’information et son inadéquation à la nature de certaines menaces. Il y a d’innombrables et constantes illustrations de cette défaillance. Pour être passé sous tant de radars, j’en suis aussi, modestement, la preuve vivante, parce que j’ai dit, par ce que j’ai fait.

*L’Espagne massivement dans la rue pour protester contre le premier ministre, issu du PSOE, Pédro Sanchez peut en témoigner. En France, Jean-Luc Mélenchon en prédicateur des gauches insoumises et soumises tente de lever la même mayonnaise.

Versailles mérite mieux que des allégeances serviles

Un certain nombre de nos politiques, de droite comme de gauche, somment le gouvernement de renverser ses alliances en sacrifiant les pays du Golfe, l’Arabie Saoudite et la Turquie. Aucun sophisme – et il n’en manque pas à leur registre – ne parviendra à masquer pourtant ce que constituent les « inflexions » voulues. Elles nous préparent un Munich d’une nature inédite, car quel effondrement moral et physique est plus vaste que celui qui fait accomplir ce que les coups que vous portent un ennemi quelconque visent à obtenir de vous, et ce la fleur au fusil. Lire la suite « Versailles mérite mieux que des allégeances serviles »

La Russie légitime. l’Europe non?

J’ai évoqué, dans la contribution précédente, intitulée « Les heures impossibles de la démocratie russe », le défi que la Russie nous impose de relever. Elle nous l’impose car ce défi, parmi d’autres, devra permettre à l’Union européenne de se forger elle-même le récit de son histoire.
Elle n’a eu que très rarement l’occasion d’avoir à se définir, à définir par conséquent, les moyens de sa force, de sa protection, de son identité, par rapport à une puissance telle que la Russie qui projette, elle, avec de plus en plus de netteté le désir de sa propre histoire continentale, amorcé à partir du nationalisme russe. Lire la suite « La Russie légitime. l’Europe non? »

TAFTA: où l’on joue les papilles contre les neurones

Faut-il réfléchir avec ses papilles ou avec ses neurones ?
Je ne suis pas expert en sciences cognitives. Pourtant, mon conditionnement m’incite à placer ma confiance dans les neurones. S’agissant du TAFTA, traité transatlantique de commerce et d’investissement, il convient de reconnaître les opérations idéologiques engagées pour amener nos concitoyens à se prononcer à partir de leurs papilles, que l’on idéalise, plutôt qu’à partir de leurs neurones.

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