Agonie de la démocratie

Le seul enseignement que l’on peut tirer du premier tour de l’élection législative de la législative partielle de la 4e circonscription du Doubs se rapporte à l’agonie démocratique. Avec un taux de participation inférieur à 40%, je ne suis pas convaincu que tirer les marrons d’un feu réduit à quelques braises sous la cendre, ainsi que le front national le fait, puisse justifier une quelconque satisfaction. Lire la suite « Agonie de la démocratie »

Il suffit de convaincre un homme pour les convaincre tous

Les citoyens méritent mieux.
Les politiques aussi.
L’histoire humaine, si on admet qu’un tel processus existe, aussi.
Ce point sera réfuté.
Non, tous les points seront réfutés.

La seule histoire qui intéresse ici est celle du progrès social et du confort individuel.
En dehors de cela, il n’y a pas de géographie, de mouvement, de grandeur.

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Les nuits de cristal rodent toujours

D’une nébuleuse initiale, on est aujourd’hui à la tentative d’établissement d’un califat avec son territoire et l’islam comme frontière et débordement de lui-même.

Le théâtre d’opération et son agenda doivent être considérés à travers une grille de lecture objective. Celle qui déroule son défilé d’avatars, cristallisant l’épopée délirante de la résurgence d’un l’Islam des origines et usant sciemment de tous les signes de l’horreur et de l’abomination pour nous sauter à l’esprit, et empêcher nos esprit modernes du recul salutaire sur les événements, pour révéler leur signification réelle. Lire la suite « Les nuits de cristal rodent toujours »

Bien dire ensemble en complément du bien vivre ensemble

Je constate que la plupart des esprits s’abandonnent souvent, en prétendant s’y opposer, à la force qui a été engagée par les terroristes et ce faisant nous leur accordons, plus que nous devrions le faire, le choix des armes et de leur escalade.

Ceux qui sont à l’origine de la perversité qui nous a touché depuis quelques jours comptent sur les mots, les scissions, qui sont ainsi auto-alimentées, et dont la déflagration se poursuit dans les échos de la dégringolade du sens, comme une pierre ricochant dans sa descente au fond d’un insondable gouffre.

Toute parole vaut, aussi, par ce qu’elle entraîne par devers elle. Bientôt, vous verrez – et si ce n’est lui c’est donc son frère – certains exigeront que soit supprimé, au nom de Charlie, le porc aux cantines des écoles républicaines pour lutter efficacement contre le terrorisme. Lire la suite « Bien dire ensemble en complément du bien vivre ensemble »

Russie, Iran : la stratégie du serpent à deux têtes

La manière dont se présentent les évènements, comme l’éclairage médiatique dont ils bénéficient, ne change pas leur nature.
Je maintiens ce que j’ai dit et écrit. L’Iran et la Russie, ou la Russie et l’Iran, sont à l’œuvre. Ce que nous enseigne cette période, c’est que la Russie de Vladimir Poutine renoue avec une ambition hégémonique et que la République Islamique d’Iran n’a jamais cessé d’être une Révolution Islamique permanente.
Nous ne voulons peut-être pas le voir, mais c’est ce qui est et ce qui agit.

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Vous avez dit crise de la représentation ?

Nous vivons incontestablement une grave crise de la représentation, mais elle n’est peut-être pas là, notamment au cœur de la Ve République, où trop de nos compatriotes se délectent de la situer et où d’autres désignent qu’elle est.

Ce que porte en elle une aussi longue crise de la représentation que celle que notre pays traverse, c’est la difficulté à se reconnaître dans le fonctionnement des institutions, dans la représentation politique, dans sa propre culture, et, au bout de ce phénomène, dans la République.

Cela nous place dans une gigantesque confusion où nous sommes collectivement englués et cette confusion est devenue le guide que nous chérissons.

C’est par elle que nous en sommes à considérer que la solution à notre trouble est de réaliser en quelque sorte un parlement à notre image, en termes de parités, d’équilibre des forces, et d’illusions, comme si, la représentativité était assurée par une simple et mensongère tentative de réplication permanente, dans le grand manège de nos avatars médiatiques.

On sait que cette course ne satisfera ni personne ni le but que nous assignons d’abord aux institutions, celui – même si nous sommes près de l’oublier – de nous dépasser afin que, justement, nous puissions nous y reconnaître et nous y ressourcer.

Si l’on admet qu’il y ait une crise de la représentativité, il est possible d’aller au-delà du miroir, de le traverser, et d’aller à la première des institutions. Il me semble, alors, que cette difficulté se trouve tout entière dans le fait que nous ne nous reconnaissons pas dans l’argent autant que nous devrions pouvoir le faire.

Certes, nous l’aimons, nous le désirons, nous le haïssons parfois, mais nous n’avons pas avec lui, avec ce qu’il représente, un rapport aussi sain et équilibré qu’il devrait l’être. Lire la suite « Vous avez dit crise de la représentation ? »

L’homme de raison doit-il être un redresseur de torts comme un autre?

Après le djihadisme, qui s’essoufflera vite tout en conservant des capacités de nuisance sporadiques, quels fléaux?
Ils viendront d’internet où pointent et se constituent des forces anonymes et sans frontières telles que les Anonymous, wikileaks de Julian Assange, qu’il faut regarder au delà des masques éthiques, purificateurs ou vengeurs qu’ils revêtent, pour le totalitarisme qu’ils portent.
Ils viendront aussi de plusieurs extrémismes latents et violents, liés directement ou indirectement aux idéologies du changement climatique, de la protection animale, mais qui recèlent en leur sein un noyau nihiliste.
Leur rencontre et unification, dans une alliance objective, est à craindre.
*****La politique de M. Poutine est un obstacle au développement de son propre pays et au développement naturel de l’Union Européenne, de notre propension à nous unir afin de former un grand continent européen, de l’Atlantique à l’Oural, et de Méditerranée à Bosphore.
Au lieu de cela, et sans prendre en compte les présomptions lourdes qui pèsent sur certains dossiers, la politique de M. Poutine multiplie, avec une habileté stratégique à laquelle lui seul peut croire, les points de ruptures et de non retour.
Les charges s’accumulent trop sérieusement et force est de constater que l’action de la Russie compromet et prend en otage la stabilité continentale.

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Un blogueur saoudien est condamné à 100 coups de fouets et devient une icône planétaire permettant au grand nombre de conspuer et de vouer aux gémonies le royaume wahhabite qui de surcroît doit faire face à une menace qui l’oblige marcher sur des oeufs.
Goethe avait disposé qu’il préférait une injustice à un désordre.
Goethe est probablement un petit peu Saoudien, en tout cas islamo-compatible.
Quant à nous, nous allons finir par ne plus être compatible avec les éléments les plus probants de la philosophie dont nous sommes le berceau.
Souvenons-nous, quand même et sans cependant en nourrir la nostalgie, que les châtiments corporels étaient pratiqué il n’y a pas longtemps dans les institutions en Europe.
Alors tout ce foin…
Une définition pour le mot « Accablant »?

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Aristote a-t-il réellement posé la question de savoir jusqu’où il est possible d’aller, comparativement au chemin qu’il est possible de faire avec les pieds, en choisissant de marcher sur la tête. C’est la seule théorie du complot admissible: celle de la bêtise sur la raison. Ah, il est grand. Certes, mais connait aussi ses poches de résistance.

Peut-être pas toujours en Armorique.

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Ce que je ne puis accepter, c’est de laisser se corrompre l’humanité à ses bases, en installant la bureaucratie du découragement.
Les grandes servitudes incombent aux gens en bas, dits « petites gens ». Ce sont elles qui justifient et portent l’éclat attendu des petites servitudes d’en haut, attributaires des symboliques, de leur constance, de leur clergé. On n’attente pas à la dignité du plus petit sans causer les grands désordres et la dégénérescence du tout. On a fait de la vie le carnaval inversé de notre ordre vital, guidé par un animal fabuleux qui ne peut regarder qu’en bas nommé catoblepas, cité par Pline L’Ancien c’est dire s’il est vieux et plus près de nous, par Alain Peyrefitte, à propos d’un budget de la France.
Comment un budget peut-il regarder en bas.
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Des Chinois.
S’agissant des correspondances à la grande gare centrale, il ne faut pas craindre l’inexactitude d’un peuple dont Charles Baudelaire a vu qu’il voyait l’heure dans l’oeil d’un chat.

Quand je regarde les fond des yeux de mon chat, je crois qu’il voit l’heure au fond des miens.

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Il n’y a aucun mérite à faire ce à quoi on est destiné. Il y a juste un petit peu plus de majesté intérieure qui retombe sur soi, quelques pluies, un peu de grêle, le souffle du vent et les ressacs.
Sa très Gracieuse Majestés d’un Royaume ayant pour devise « Honni soit qui mal y pense » a raison de porter des toilettes pastel et parfois flashy.
Un Prince m’a confié que Louis le quatorzième se paraît comme un phoenix pour être vu de ses sujets, même au milieu des courtisans, et de l’honorer et que dans son royaume, le port qu’il s’imposait consistait à tenir cette prééminence et la dignité qui lui est attachée parce qu’elle ne lui appartenait pas.
Notre époque, elle, s’est lentement convertie au complet gris et à ses cinquante nuances, exige l’ordinaire et s’étonne du manque d’éclat.
Nous nous sentirions probablement déshonorés par un port altier, nous qui dénions depuis Ch de Gaulle qu’il puisse y avoir des hommes providentiels. Ha surtout pas! Des hommes qui voient avant ce n’est pas conforme à l’idée que nous nous faisons de l’homme. Si vous vous contentez d’être borgne, peut-être le pays des aveugles y consentira.
Le verrous inutiles doivent sauter, s’entend dans les têtes, les yeux et les oreilles… Et dans les jardins, près du lac, on doit espérer pouvoir à nouveau le cygne, l’oie, le Colbert irisé et le vilain petit canard ainsi que le paon sans que le paysage soit trahi.
Comment un type a-t-il pu s’appeler Jean de La Fontaine?
– Parce qu’il était spécialiste en choses qui coulent de source.

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Qu’Il me soit permis de mieux apparaître à celui qui demande « Qui suis-je » plutôt qu’à celui qui dit « Qui es-tu? ».
Pour les autres questions: Où cours-je, le graal d’un cruciverviste étant de poser un cucurbitacae, est résolu, à la fois, en moins de dix secondes sur cent mètres par Usain Bolt qui brûle son nom sur toutes les lèvres, et dans le pas lent et oculaire du pélerin sur son chemin.
D’où viens-je? De là où tu étais avant que la question se pose. Chacun doit savoir d’où il vient.
Contrition extrême: je veux bien me faire traiter de courge.

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Se pourrait-il que le ruby’s cube soit un encyclique. [Mathématique, suites logiques et probabilités]

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« So I called up the captain,
please bring me my wine
He said, we havent had that spirit here since nineteen sixty nine
And still those voices are calling from far away,
Wake you up in the middle of the night
Just to hear them say… »
Charles De Gaulle, Mémoires d’outre-tombe

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Bastia/PSA. Le peuple corse a été spolié hier soir d’un peu de son honneur
Au mépris de la minute de silence observée à la mémoire des victimes des attentats terroristes de Paris, des individus se sont crus en droit de s’affranchir de la plus élémentaire bienséance pour insulter le PSG et à travers lui le Qatar.
Ce faisant, ils ont outragé la mémoire des victimes du terrorisme pour afficher leur haine et leur tentative d’exploiter les circonstances constitue une profanation.

Ce n’est que du football, mais on peut reconnaître sur l’échiquier ceux qui ont commis cet acte. Les épreuves telles celles que nous vivons constituent un violent révélateur de la nature des uns et des autres et nous sommes dans l’impuissance de voir changer ceux-là.

Ce n’est que du football, et par conséquent, à la place des joueurs bastiais et de leurs dirigeants, je rendrais le gain du match à Paris.

Ce n’est que du football, mais un stade de football n’est pas, plus qu’un autre, un territoire perdu de la République, et encore moins de la dignité du peuple de France.

Ce n’est que du football, mais pendant ce temps, la voix céleste de Battista rendait sa beauté à son île natale en interprétant « Le psaume de David » et en atteignant par lui une grâce qui a transpercé tout le monde.
Ce n’est que du football mais elle n’a pas marqué, Elle, contre son camp.

Pour le reste, il y a des autorités judiciaires, sportives, susceptibles d’apprécier s’il y a eu trouble à l’ordre public et de le réprimer s’il y a lieu.

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Monsieur Jean d’Ormesson a tort de réduire les écrits de Michel Houellebecq et d’Eric Zemmour, qui sont dans des registres plus opposés qu’il ne semble, à du marketting.

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A propos, Daesh, combien de divisions de peintres, de poètes, de chanteurs, d’écrivains? Putréfaction!
J’espère pouvoir retourner un jour voir le musée du Vatican, à Rome, et m’incliner devant ses invisibles divisions qui débordent, par leur nature, le Saint-Siège, pour se réfléchir dans l’invisible et l’inconscient.

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Personne, il me semble, n’a cru bon de signaler que le président de la Roumanie, M. Klaus Ihoannis, avait modifié le statut de sa propre page facebook, pour afficher « Je suis Charlie ».
Lui, avec ceux qu’il représente, l’a fait, alors que moi, je ne l’ai pas fait.
Les journalistes brassent autant de vent qu’ils veulent, ce qui est leur droit le plus absolu, mais leur vocation c’est de rendre compte de la réalité même s’ils la considèrent indigne d’eux. L’hommage de M. Klaus Iohannis appartient, plus que tant d’élucubrations, à la réalité. Au bout d’un moment, les vibrionnants m’indisposent. J’attache de l’importance au peuple roumain, le plus pauvre d’Europe, paraît-il. Cela dévalue-t-il l’hommage qu’il rend…
Epoque consternante que celle où l’exégète se consacre entier au vide.

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M. Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, est un redresseur de torts. Il faut le lui reconnaître. Il a déclaré, lors d’une interview aux Echos qu’ « il faut des jeunes Français qui veulent devenir milliardaires ».
La gauche dans sa grande partie, le parti communiste, le Front de Gauche, mais pas qu’eux, protestent. L’ennemi masqué, l’ennemi de l’intérieur, est mis à l’index.
Il y a une grande petite tempête qui s’annonce sous les casques.
Cette tempête tient dans un verre.
Comme cette gauche de la gauche?

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Je dirais peut-être, si la grâce m’en est donné, comment je me suis levé un jour, pour dire et soutenir ce qui était hors de portée de moi et que, sans être avoir été admis à la Sorbonne, tout au plus avoir été assis sur un banc public à ses abords directs, j’ai fait ce chemin par moi-même en moi-même, dans une géographie incertaine mais finalement si sûre, pour livrer, en vertu d’une insolite conviction qui me disait qu’il était une histoire humaine à sauver, cet ensemble de textes et le manifeste qu’il tente de constituer.

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Je voudrais m’incliner devant la mémoire d’Henri-Fabre, Colbert de son nom de résistant. Ce brave homme de Conilhac-des-Corbières, me disait, à chacun de mes ridicules progrès et ce en dépit de toute évidence, que l’on ferait quelque chose de moi à condition, insistait-il, « que les petits cochons ne me mangent pas ».

Un jour, tu verras tu seras un « vieux con » comme moi m’assurait-il en ébranlant mes certitudes remplies d’acnée.

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Je remercie le colonel du groupement de gendarmerie de Carcassonne, dont hélas je ne me souviens plus le nom, pour le dernier conseil qu’il m’a donné et qui s’est révélé si essentiel. Lorsqu’il m’a trouvé seul attablé au restaurant La divine Comédie -cela ne s’invente pas -, en face du Palais de Justice à Carcassonne, il m’a invité à sa table pour que nous dînions et bavardions ensemble. Je venais de poster ma lettre de démission à l’attention du P.d-g du quotidien régional au sein duquel j’avais jusqu’en 1996 et j’étais désemparé par ce geste qui me projetait dans un inconnu que je me présumait, connaissant mon caractère irréductible, devoir être âpre. Je n’ai pas été déçu. Au moment de nous quitter, cet officier m’a dit: « Ecoutez bien ». Quand il a prononcé ces mots, en moi-même, je me pensé qu’il était bien, cet homme, à sa place. Je ne l’ai jamais revu. J’ai envie de lui dire, en pensée: J’ai écouté, aussi bien que j’ai pu.

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A la Station – Saint-Michel, pour la qualité de leur soupe à l’oignon.

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A quelques préfets de la République, M. Cultiaux, particulièrement, qui soumettaient involontairement mon attention à cette enroulement curieux de la parole sur elle-même, consistant, pour l’annonce d’une décision particulière, à énoncer la précaution oratoire suivante: « Toutes choses étant égales par ailleurs… ».
Par ailleurs, elles sont égales. Mais ici et maintenant…

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A M. Naudinat, professeur de français du Lycée Jules-Fil à Carcassonne, ma reconnaissance pour avoir invité la classe de 1er F3, à disserter sur un texte de Jean-François Revel, publié dans Le Point, si ma mémoire ne me trahit pas. C’était la découverte encore inconsciente d’une pensée plus profonde que celle à laquelle j’étais habitué.

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A mon grand-père Ramon qui, en vigneron facétieux et républicain espagnol exilé en France, m’a dit un jour d’enfance que c’est son cheval de traie qui avait mangé ses cheveux et fait apparaître sa calvitie, et affirmé du fond de ses yeux bleus que quelque chose allait plus vite que la lumière et que cette chose, c’était la pensée. Il avait rempli de son écrite maladroite des cahiers d’écoliers pour raconter sa petite vie de péon.
Il n’y a pas de petite vie de péon.
Oui, papy, je n’oublie pas les gitans qui t’ont protégé quand tu les as fait travailler dans les vignes quand les vendangeurs français voulaient te faire payer d’avoir briser leur grève en les remplaçant par des gitans. Toi, briseur de grève! Bah.

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A ceux qui m’ont attaqué, blessé, de sorte que je sois dans l’obligation de me défendre selon mes moyens. A Celui qui m’en a donné si peu pour m’obliger à les chercher là où il était le plus improbable de croire pouvoir les trouver.
Merci à ceux là.

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Au hasard qui m’a mis tant de livres entre les mains qui m’ont appris tant de choses, dans le passage de la lecture que je désespérais de ne pouvoir les retenir.

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A Corneille, parce qu’on vient de Loin.

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65 personnes atteintes

Au sujet de la démocratie

Bien sûr, je ne suis personne.
Ou plutôt je suis n’importe qui.
C’est donc en tant que tel que je m’exprime et ma légitimité se limite donc à cela.
Pourtant, si la République ne m’entend pas, il faut qu’elle aille de toute urgence chez un prothésiste car elle souffre à l’évidence de problèmes d’audition.

J’ai pourtant, ancrée au plus profond de mon histoire, la conviction d’être là pour nous renseigner sur le peuple que nous formons.

Bonne journée.