🌍La Terre sainte, problème Ă  trois corps

Les Palestiniens ne sont pas illĂ©gitimes, s’ils en Ă©taient chassĂ©s par l’arbitraire des circonstances, Ă  enraciner dans leur mĂ©moire-voeu l’inexpugnable serment d’un retour Ă  Gaza et Ramallah.

La Terre sainte n’obéit pas aux équations simples.
Elle est devenue un problème à trois corps.

D’un côté, les Israéliens, portés par la mémoire de l’exil, qui transforment l’antisémitisme en Alyah et l’Alyah en peuplement, jusqu’à vouloir graver dans la pierre la certitude d’un retour accompli.

En face, les Palestiniens, enracinĂ©s dans leur terre mais menacĂ©s comme jamais de dispersion, qui pourraient Ă  leur tour transmettre, gĂ©nĂ©ration après gĂ©nĂ©ration, le vĹ“u de retour — « L’an prochain Ă  Ramallah », ce qui constituerait une catastrophe pour l’humanitĂ© au mĂŞme titre que l’a Ă©tĂ© la dispersion des juifs aux quatre vents de l’histoire.

Enfin, la communauté internationale, troisième force oscillante, tantôt arbitre, tantôt spectatrice, tantôt complice, dont l’action brouille encore les trajectoires au lieu d’imposer un équilibre à travers une solution équitable.

Comme en mécanique céleste, un problème à trois corps ne se résout pas par une formule unique. Il ne produit pas de stabilité durable, mais des orbites chaotiques, imprévisibles, souvent destructrices.


La Terre sainte est ainsi condamnĂ©e Ă  la turbulence, jusqu’à ce qu’un principe supĂ©rieur — non pas la force brute, mais celui que dicte la seule justice — vienne briser le cycle et offrir une trajectoire nouvelle caralysant le nouvel ordre mondial dont l’humanitĂ© a besoin.

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