Chères et chers compatriotes,
Cher peuple européen,
Je ne sais pas ce que vous, vous en pensez
J’ignore quels liens logiques vous établissez personnellement à partir de ce que l’actualité pose devant vous, particulièrement autour des détroits d’Ormuz, depuis le 22 février de cette année, jusqu’à celui de Gibraltar où une tentative de déstabilisation a pris les traits d’une crise migratoire.
Des forces de plus en plus identifiées et de plus en plus identifiables; des forces illégitimes et calculatrices, des forces patientes, inattendues par leur degré de collusion, tentent de forcer les serrures naturelles et souveraines afin d’y verrouiller un système qui les avantage, et duquel elles entendent tirer toutes sortes de profits durables et fixer un partage du pouvoir sur le monde.
Elles mettent les démocraties et l’ensemble des relations internationales en danger.
Défavorisées par leur système d’information, devenu hasardeux, les démocraties sont exposées.
Le système d’alliances, bâti après la seconde guerre mondiale, est compromis.
A la lumière des tensions sans cesse avivées dans le Golfe Persique, propices pour faire du Moyen-Orient le lieu de crises perpétuelles et le levier idéal pour jouer sur la disponibilité et le prix de l’énergie et des matières premières;
A la lumière des revendications territoriales et de son administration de Donald Trump, réitérées encore hier, sur le Groenland;
A la lumière de ce qui est advenu au Venezuela; de la pression exercée sur l’Amérique du Sud;
A la lumière des prétentions de ce même Donald Trump sur le Canada et son importance stratégique sur le convoité passage du Nord-Ouest;
A la lumière de ce que certaines alliances privilégiées, notamment avec Israël et l’Argentine, ou encore la « dépendante » Russie, préfigure;
A la lumière de l’éveil du discours messianique auquel ces figures de l’histoire contemporaine veulent conformer les masses;
A la lumière de toutes ces lumières, une ombre précise est éclairée. Les contours qu’elle prend surprend. Cette ombre possède une signature de plus en plus évidente. Elle a jeté, aussi, son dévolu sur l’Espace Européen.
S’y entremêlent de puissantes ambitions de domination, un impérialisme compulsif, des affairismes maladifs, une capacité à dominer le récit et à peser sur le comportement des masses.
Tout cela vise à obtenir des vassalisations intéressées et à instrumenter les démocraties. Le but est de faire du champ européen un milieu docile et asservi sur lequel les réseaux sociaux et le système d’information, infiltrés et viciés, règnent, creusant le lit que les courants d’opinion prennent pour les leurs et qui permettent à des forces politiques d’y faire écho et d’installer, dans ce théâtre, de florissants marchés électoraux.
Cela a pour but de favoriser des partis et des idéologies susceptibles d’asseoir définitivement un contrôle de cet espace politique et d’éliminer toute velléité d’indépendance, toute réalité de souveraineté.
Aucun gouvernement européen de bonne foi n’est à blâmer pour sa réaction face à ce qui s’est passé à Ceuta, alors que l’onde de choc était prévue pour propager, au sein de masses conditionnées, l’idée d’une invasion migratoire imminente.
Les pressions qui s’exercent sur les opinions publiques, démultipliées par les médias, sont colossales. Elles impriment la conduite des gouvernements avec une faible marge de manœuvre.
Il faut une force herculéenne pour les repousser.
Seuls les peuples, à partir de leur libre-arbitre, à partir de l’idée précise qu’ils se font de leur souveraineté, peuvent fournir cette force.
Je vous remercie, chère et chers compatriotes, cher Peuple Européen, pour le temps que vous avez accordé à m’écouter.
