Communication du 05/08/2026

Le tableau qui se dresse, ces dernières heures, de la situation internationale, n’est pas très favorable.

Pourtant, les déboires qu’a rencontré le président de la FIFA montrent que l’argent et le pouvoir ne sont pas omnipotents.

Après un mondial terni par des soupçons d’affairisme et de favoritisme, son projet d’en ouvrir le capital à des acteurs peu scrupuleux, a échoué.

L’argent et le pouvoir ne sont omnipotents ni dans le football, ni dans les affaires publiques qui nous intéressent tous et nous lient bien plus que nous le donnent à penser l’étrange indolence des temps au milieu du crépitement des flammes qui caractérisent ce singulier été 2026.

Ce qui se joue, aujourd’hui, de manière très éclatée géographiquement et distribuée selon un agenda difficile à contenir, obéit à une structure évidente qui déterminera l’accès à l’énergie.

Son emprise est telle qu’elle suggère une force herculéenne pour se libérer des forces qui veulent faire entrer les Peuples dans la gueule du loup.

Le Peuple. Le Peuple divisé et vendu à la découpe ? Le Peuple chéri et sacré est-il capable d’une force herculéenne ?

Nous changeons d’ère. Ce que l’on voit se glisser, désormais, c’est une inversion catastrophique.

C’est le résultat et l’achèvement d’une polarisation monstrueuse qui a commencée par des enjeux et des notions prosaïques pour subvertir le sens même du Politique.

Et la Politique est en train de devenir, à la faveur d’intérêts cruels, la continuation de la guerre sous une autre forme et par d’autres moyens.

Et non l’inverse.

Le monde est le théâtre de cette mutation.

D’immenses courants démagogiques et populistes drainent les limons qui redessinent la géopolitique mondiale, tandis que des rivières de profits creusent le lit de ce que ces pouvoirs entendent être le monde de demain, la servitude du Peuple de demain.

Rien n’est perdu, pourtant.

Ces immenses forces ont misé sur les hydrocarbures. La corruption mène son jeu en accaparant et trafiquant le contrôle et l’accès au pétrole et au gaz, qui sont pourtant des ressources abondantes. C’est ici que se font les culbutes financières et les profits instantanés.

Pourtant, en observant les tensions sur les terres dites « rares », lesquelles ne sont rares que parce que des mouvements « écologiques » nous ont condamné à dépendre de la Chine, les tensions entre la Chine et les USA apparaissent comme un miroir inversé.

Ce miroir montre des réalités objective. Il montre l’ironie de l’histoire, aussi. La Chine a bâti son pouvoir d’aujourd’hui et de demain sur des industries que nous avons trouvé répugnantes. Nous avons perdu quinze ans de savoir-faire.

Les terres dites « rares » ne regardent plus le monde de la pétrochimie. Les extraire et les raffiner en font des actifs vitaux.

Elles sont essentielles au développement de l’économie de demain, qu’il s’agisse d’électronique, de production électrique, tout ce qui alimente l’innovation dans un monde qui a besoin d’innovation.

Les terres dites « rares », au nombre de 17, concentrent les enjeux du futur, au-delà même de la rivalité sino-américaine.

Il y a un bras de fer entre les USA et la Chine. Il n’est pas interdit de penser, si on met tout à bout, que les Etats-Unis puisent la force qu’ils font peser sur la Chine, dans le détroit d’Ormuz.

La restructuration de Big Oil et la stratégie de découplage ne sont pas seulement des outils de politique intérieure américaine, mais le sous-bassement d’un affrontement titanesque avec un Empire du Milieu qui a déjà préempté la matière du futur.

Dans ce cyclone artificiel conçu pour la faire plier, la Chine tient. La République Islamique d’Iran tient.

Et chaque jour de tension nous rapproche du big bang de résolution. Selon ce qu’il fera, l’empire du Milieu, qu’un amas de « think tanks » tentent de discréditer et de réduire au péril communiste, peut mériter et justifier son nom devant l’histoire.

Il ne s’agit plus de savoir qui, de la Chine ou des USA, va dominer le monde. Il s’agit de savoir quels principes, derrière les effets rhétoriques, détermineront la gouvernance globale pour assurer au Grand Peuple Humain le plus juste aplomb.

Dans ce contexte, l’Europe porte une couronne et délivre une puissance monétaire. Elle est un espace géopolitique d’ouverture, donc d’avenir. C’est lui qui les hyènes harcèlent.

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