Le grand mufti qui avait menacé l’Europe accueille Bachar El-Assad pour l’Aïd

L’homme qui accueille le président syrien dans cette vidéo, en copie d’écran publiée par Le Figaro, filmée au cours de la cérémonie destinée à marquer l’Aïd dans une ville reprise par le régime n’est pas un inconnu. Il s’agit de Ahmad Hassoun, le grand mufti de Damas.


Cette personnalité, plus
hau
ahmad-hassoun_syriete autorité religieuse du Damas, devrait attirer notre attention.

En 2011, comme s’en était fait l’écho CBS News, il avait menacé, dans une violente diatribe, l’Occident et l’Europe en  particulier d’attentats si le régime était menacé.

Dans son édition du 26 mars 2016, le site internet l’Orient New.net posait une question. « Est-ce que ISIS traite les menaces terroristes du Mufti d’Assad en Europe?«  , en s’interrogeant, dès la première ligne de son article, sur la cécité des médias occidentaux.
« Je ne sais pas pourquoi les médias occidentaux ont fermé les yeux sur les menaces qui ont été faites par le Grand Mufti d’Assad, Ahmad Hassoun, en Octobre 2011. Ces menaces dangereuses, émises par la plus haute autorité religieuse du régime Assad, ont été diffusées dans les médias occidentaux qui n’ont pas mesuré la menace réelle sur la sécurité de l’Europe. Le mufti est seulement un employé pour les services de sécurité [du régime syrien] et aucun employé mineur n’est autorisé à donner des instructions sans consulter les gens plus élevés, sans parler de l’émission de la menace terroriste par la plus haute autorité religieuse dans le pays. », écrivait Faisal al-Kasim, journaliste de nationalité anglo-syrienne, présentateur d’Al-Jazeera et de CNN Arabic.
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La Russie légitime. l’Europe non?

J’ai évoqué, dans la contribution précédente, intitulée « Les heures impossibles de la démocratie russe », le défi que la Russie nous impose de relever. Elle nous l’impose car ce défi, parmi d’autres, devra permettre à l’Union européenne de se forger elle-même le récit de son histoire.
Elle n’a eu que très rarement l’occasion d’avoir à se définir, à définir par conséquent, les moyens de sa force, de sa protection, de son identité, par rapport à une puissance telle que la Russie qui projette, elle, avec de plus en plus de netteté le désir de sa propre histoire continentale, amorcé à partir du nationalisme russe. Lire la suite « La Russie légitime. l’Europe non? » →

Lettre à n’importe qui

Il faudra peut-être écrire un jour une lettre à n’importe qui.

On sait ce qu’il advient des lettres pour tous. Elles tombent parfois entre de mauvaises mains.
Une lettre à n’importe qui peut éviter, si elle bénéficie d’un peu de chance, ce travers.
Mais que contiendrait-elle?

Je revendique, ne fût-ce qu’ici, d’avoir fait plus pour mon pays, que beaucoup. J’ai manié autre chose que des mots, une langue.
Ce n’est pas faute d’avoir porté ma parole et de m’être signalé.
Ce que je pouvais faire de par mon côté, je l’ai fait.

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Nul n’est prophète en son pays

La vérité seule sera réconciliatrice et de nature, par conséquent, à purger le monde de l’excès effroyable et sanguinaire de la violence djihadiste et de toutes les autres à venir.

Si nous acceptons le mensonge, les faux-semblants, si nous acceptons un statu quo bâti sur un socle bancal, alors il nous retombera dessus.

Ceci est valable pour la Syrie, comme cela l’est tout autant pour le régime qui asservit l’Iran à une révolution qui arbore fièrement son ambition islamique ou pour la Russie de Poutine qui s’est faite une spécialité de nager dans les eaux troubles.

Mais la vérité n’intéresse pas grand monde.

Est-ce la démocratie devenue médiatique qui nous écarte autant de ce goût alors qu’elle devrait nous y maintenir?
Peut-être.

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Sauver Bachar El-Assad à tout prix. Pourquoi?

En peu d’années, la Révolution Islamique a beaucoup appris. En premier lieu, de ses erreurs de jeunesse. Elle témoigne, aujourd’hui, au delà de toutes nos préventions, une expertise inédite qui lui permet de réaliser son ambition géopolitique aux dépens des sunnites et de l’Arabie Saoudite qu’elle tente de mettre entièrement dans notre collimateur. Sa faiblesse, son talon d’Achille, inattendu, c’est Bachar El-Assad. Témoin, acteur et dépositaire de secrets inavouables qu’il faut à tout prix sauver. Il est temps de voir cela.

Parmi les choses frappantes d’un point de vue analytique, il y a l’irruption très rapide, trop rapide, dès le lendemain des attentats du 13 novembre du « salafisme » désigné comme ennemi, un parmi d’autres serait-on tenté de dire, mais il faut se méfier des fausses évidences. Le diable s’y cache et s’active pour nous y retenir et nous y corrompre. Il est à l’œuvre et il a une forme, celle de la Révolution Islamique. Car si l’on met les évènements qui ébranlent le Moyen-Orient depuis l’installation de la Révolution Islamique, en 1979, à l’épreuve des faits, et qu’on les regarde objectivement, une évidence s’impose à l’esprit et la tromperie n’est pas du côté où l’Iran prétend et nous a persuadé qu’elle est.

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Julian Assange, l’Europe et la zone de libre-échange transatlantique

Depuis la divulgation de fils diplomatiques et de documents militaires sensibles, sur son site Wikileaks, Julian Assange est enfermé dans l’ambassade de l’Equateur, allié stratégique de la Russie, à Londres où il a trouvé asile. La Russie l’a lui a refusé.
Cette situation dure depuis 2012.
Celui que certains considèrent comme le héros moderne de la démocratie s’est exprimé hier sur les ondes d’Europe 1. Il déroule ses accusations sur les Etats-Unis, la NSA et ses considérations sur ce qui, à partir de là, doit s’imposer à la France. Certains considèrent que la France, patrie des droits de l’Homme, s’honorerait à accorder l’asile « diplomatique » au cybermilitant, considéré en 2012 comme la 66é personne la plus puissante du monde.

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Le moyen de guerre du djihadisme

La destruction, de pièces archéologiques au musée de Mossoul, il y a quelques jours (NDR: mars 2015), suscite une naturelle indignation.
Ces opérations ne sont pas nouvelles comme en témoigne la destruction des grands bouddhas de pierre de Bâmiyân (Afghanistan), en 2001, par les Talibans. J’ai pu lire, ici et là, que ce processus d’élimination culturelle était à rattacher à la dialectique religieuse du wahhabisme, producteur du refus d’historicité hors de celle de l’islam originel.

Je ne crois pas que nous soyons, pourtant, dans autre chose que de la communication de guerre.
Ce qui a été mis en scène, dans le musée de Moussoul, n’est qu’un énième film de propagande destiné à nous atteindre et à nous maintenir dans la définition qui s’est construite de ces actes et de ce qui les anime, et de nourrir ainsi notre animosité.
Ces statues jetées au sol et attaquées au marteau piqueur ou à la masse sont livrées à nous en images de la barbarie, comme le sont les mises en scènes de la mise à mort de victimes de ce terrorisme. Lire la suite « Le moyen de guerre du djihadisme » →

Classé sans suite

Si la compréhension physique de l’univers est un domaine qui nous dépasse, pourquoi un domaine de la métaphysique ne nous dépasserait-il pas lui aussi?
Pourtant, si nous sommes incontestablement le produit d’une physique, nous nous sommes dépossédé progressivement de l’idée de pouvoir être aussi, simultanément, le produit et le siège d’une métaphysique, qui nous accorde le privilège de la conscience et de l’intelligence.
Cette rétractation de l’ordre de la métaphysique, de la transcendance, singulièrement depuis que nous avons percé ou cru percer certains de nos mystères et développé un environnement matériel avancé, augmente ses ravages que nous revendiquons comme l’ultime liberté alors qu’il se peut qu’elle ne puisse n’être qu’une insigne bravade à l’égard de ce que nous sommes, chacun individuellement et compris dans l’ensemble qu’il forme avec les autres,  dans un monde lui-même tel qu’il est, offert à la conscience que nous avons ou que nous pouvons avoir de lui. Lire la suite « Classé sans suite » →

Si un nombril sémantique se formait, cela donnerait quoi?

Albert Camus est à la mode. Non pas l’intégralité de son œuvre humaniste et fraternelle, mais simplement une seule phrase citée jusqu’à la nausée depuis les attentats djihadiste du 7 janvier 2015.
Y a-t-il encore un homme ou une femme politique à n’avoir pas utilisé la caution d’Albert Camus, à qui sont prêtés les mots : « Mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde »*?
J’ignore si l’intéressé aurait nécessairement goûté à cette récupération. Il est mort et ne peut donc pas de le dire.
Devant des étudiants de l’association d’Oxford, le 6 février dernier, Marine Le Pen s’honorait d’avoir été la première, parmi la classe politique française, à avoir su nommer la chose. Lire la suite « Si un nombril sémantique se formait, cela donnerait quoi? » →

Pour une conscience augmentée, encore combien de yotta-octets?

L’être humain est-il une marchandise, voire une machine, comme une autre? Au nom de la liberté individuelle et de l’hédonisme sacralisés s’efface progressivement l’attachement culturel, anthropologique, à la dignité de l’Homme.

Ce phénomène, que rendent sensibles de nombreux écaillages dans la structure et le socle des valeurs de notre société, pose d’innombrables questions que la société de l’information, avec son rythme et son ivresse, déclassent.

En quelques mois, ce processus qui correspond à celui d’une déchristianisation pour reprendre un des militantismes à l’œuvre dans notre société, a pris une vitalité inédite et obtenu des résultats « politiques » incontestables.

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