11-09-2001->07/10/2023: Highway to hell

Il y a eu, sous couvert de lutter contre le racisme, à Durban (Afrique de Sud), en août 2001, un pacte entre l’islam corrompu et sa nébuleuse, d’un côté, et la gauche altermondialiste, écologiste et prewokiste, de l’autre.

Ce pacte a été dûment contresigné par les attentats du 11-Septembre-2001 qui sont survenus quelques jours après l’échec retentissant, le 5 septembre 2001, de cette conférence dite « contre le racisme » et pourtant, déjà, ouvertement antisémite.

Nous n’y avons vu que du feu.

Nous avons vu l’assassinat du Commandant Massoud.

Nous avons voulu ne voir que l’assassinat du Commandant Massoud, intimant aux Etats-Unis d’Amérique d’anéantir les Talibans en Afghanistan.

Nous n’avons voulu voir que le mouvement spectaculaire de l’assassinat d’une figure de la lutte contre l’islamisme et nous sommes restés aveugles et insensibles aux tentacules de l’autre, propagés dans les systèmes cognitifs, inoculé au plus profond de l’âme, en cet endroit oú s’établit notre libre-arbitre, sur lequel plus personne ne veille, quand une force, un appel, m’a appelé, lui, à y pourvoir.

Nous n’avons pas voulu voir la conférence de Durban, et ce qu’elle a initié, lentement, sur l’échiquier des opinions publiques et des relations internationales.

Greta Thumberg m’inspirait, depuis son apparition, en fausse vespale ou en Jeanne d’Arc de la cause écologique, la plus grande méfiance.
Le samedi 26 novembre 2023, très explicitement, elle est vue en train de scander les slogans réclamant la chute d’Israël et son soutien au hamas.
Le masque est tombé.

#GretaThumberg apparaît donc comme l’icône de ce pacte que je dénonce. Les « féministes » sélectives, qui s’illustrent par leur silence quant aux viols perpétrés contre des juives, sont des éléments du dispositif formé pour faire plier nos démocraties, fatiguer et désarmer les opinions.

Au bout de cette conquête des esprits, il s’agit d’achever de substituer à la globalisation qui n’était pas suffisamment heureuse, un pacte qui, présenté comme étant de l’altermondialisation, est, surtout et avant tout, un pacte de « totalirisations ».

Il avance la promesse d’une paix qui est surtout un renoncement. C’est pour cela que ces mouvements plaisent tant à son Excellence des ténèbres, l’ayatollah Khamenei et à un obscur ex-officier du KGB qui a cru pouvoir satisfaire, par ce biais, son désir de grandeur.

Toutes et tous, grands et obscurs maillons de cette chaîne, sont inscrit dans cette grande ligne droite, cette véritable autoroute du Mal tracée pour y débrider la puissance des haines, qui relie le 11-Septembre-2001 au 07-Octobre-2023.

Elle cisaille la terre et le ciel, dans le zébrure de la haine fondatrice que constituent l’antisémitisme.

Nous devrons réunir à nouveau le ciel et la terre, le haut et le bas.

Ce pacte est très puissant par les idéologies qu’il ramifie comme par les prébendes politiciennes* qu’il distribue; par les cycles de haine et de ressentiments qu’il engage; par les idées qu’il greffe dans les esprits; par l’illusion qu’il répand.

Il se fonde sur une habileté sans pareille.

Pourtant,

Pourtant, Moi, le pur produit de la République française laïque, Je promets, qui commence à la mienne, l’âme d’un peuple, aux quatre coins du monde, parlant diverses langues mais contenu dans une seule pensée, qui va briser ce pacte et condamner celles et ceux qui lui ont prêté allégeance, qui va dévaster ce dont est faite la pensée néfaste dont est né ce pacte.

Je ne promets pas l’impossible.
Qu’il soit dit que je promets ce que je vois.

Je prie la Chine de ne pas succomber aux promesses alléchantes de l’ordre mondial que ce pacte augure.
Je sais cette Chine.
Je sais ce monde.
Au moment où l’on me voit tel que je suis, le bien triomphe.

Ce qui se passe, et qui vient de loin, n’est et n’a été possible que parce qu’il y a une faillite béante du système d’information et son inadéquation à la nature de certaines menaces. Il y a d’innombrables et constantes illustrations de cette défaillance. Pour être passé sous tant de radars, j’en suis aussi, modestement, la preuve vivante, parce que j’ai dit, par ce que j’ai fait.

*L’Espagne massivement dans la rue pour protester contre le premier ministre, issu du PSOE, Pédro Sanchez peut en témoigner. En France, Jean-Luc Mélenchon en prédicateur des gauches insoumises et soumises tente de lever la même mayonnaise.

The Aphrodisiac of Other People’s Deaths

A strange excitement has taken hold around the movements and preparations for war in the Middle East.
The scent of other people’s blood, carried on the wind, stirs something primal across TV sets and social networks—each trying to be the first to announce that the real war has begun.

Has the desire for war become an aphrodisiac as potent as powdered unicorn horn?
Fantasies are taking flight, with all eyes turned skyward, thrilled by visions of airstrikes.

There is something unseemly, uninhibited—even eerily virtual and disembodied—about this spectacle.
And when the target becomes Iran, the tone escalates beyond anything we’ve seen before.

Yes, the October 7 pogrom, the rhetoric of the Islamic Revolution, the deadly repression of Iran’s youth, and its declared hostility all bear a share of responsibility.
But something even more disturbing looms: the collective blindness to the devastating potential of mass civilian casualties and the chaos they would unleash.

Israel’s media campaign—supported by allies—to sell the fantasy of a smooth regime transition is speculative at best, comectic at worse case scenario.

And here’s the paradox:
This intoxication with bloodshed, this theatrical urge to topple the supposed “epicenter of evil” is being orchestrated by a trans-illiberal axis—from Washington to Tel Aviv—and possibly soon including Moscow.

Netanyahu, Trump, and Putin, too, harbor a shared fascination with fundamentalist visions, each laced with a messianic tone.
An axis that cannot seriously be mistaken for the camp of virtue.

War is not an aphrodisiac.

Pourquoi Choïgou accuse-t-il Kiev de donner nos armes à des terroristes ?

« Les armes livrées à Kiev se retrouvent entre les mains d’organisations terroristes », accuse Choïgou, le ministre de la Défense russe, qui s’est exprimé, ce 28 avril, à partir de New Delhi.

S’il s’agit d’insinuer que ces armes pourraient se retourner, sur leur propre territoire, contre la France et les autres pays qui permettent à l’Ukraine de se défendre, le ministre russe en dit trop et pas assez.

A quelles organisations fait-il référence ?

La Russie est face au défi que représente la faiblesse endémique de son armée et devant le fait que le soutien à Kiev ne faiblit pas.

L’ambiguïté du ministre de la Défense russe est inacceptable et doit inciter à la plus grande des vigilances. Elle doit aussi nourrir la réflexion de nos concitoyens sur le levier que cela pourrait actionner si, par malheur, une arme ou plusieurs, livrées à Kiev, étaient utilisées contre nous, qui plus est dans un contexte social que certains essaient de porter à son paroxysme, par des « islamistes », par exemple. Ou de toute autre nature [*].

L’effet serait dévastateur et proportionnel aux conséquences d’un attentat.

La chose sure est que la Russie n’a plus le choix. Elle doit couper les sources de l’approvisionnement en armes de Kiev. Elle doit souiller le lien qui nous unit à l’Ukraine libre et elle fera tout pour y parvenir.

Ne perdons pas une seconde de vue cela.
Et souvenons-nous en, si, par malheur, submergé par la douleur et la colère, nous oubliions que nous avions à le faire.

Compte tenu de la perfidie de psychologie russe s’agissant de prêter à l’adversaire les travers qu’on développe soi-même, on ne peut négliger un coup très tordu pour briser la solidarité d’airain qui nous fait soutenir Kyiv.

[*] La curieuse « affaire » d’acquisition d’armes et d’explosifs par un individu lié à l’extrême-droite, quelques mois avant le début de l’Euro de football 2016, constitue, même très brouillé, un troublant signal. C’est le SBU, équivalent ukrainien de la DGSE française, qui avait interrompu la transaction. L’arrestation avait eu lieu dans le Donbass. L’individu projetait des attentats contre la communauté musulmane. L’article du Figaro.

孔夫子 (Confucius) peut-il perdre ?

Questions pendantes:

Nous savons déjà que le XXIe siècle est le siècle qui répondra à deux questions majeures.

La première se formalise en #Ukraine et semble ne pouvoir l’être qu’aux dépens de la #Russie.
Oui, une puissance nucléaire peut perdre une guerre.
Ce n’est pas une affaire de désirs pris pour des réalité. Si ce ne doit pas être le cas, il est à craindre que ce soit la fin de l’Histoire.

La seconde se cristallise autour de Taïwan.

Comment la Chine Populaire, forte de 1,4 milliards d’habitants, pourrait-elle ne pas avoir “raison” d’une Chine Nationaliste de 25 millions d’habitants ?


Elle peut, vraisemblablement, la soumettre par la force, l’enserrer; elle peut nourrir et accepter l’escalade, obliger l’humanité à la suivre, dans le chaos et l’instabilité, desservant les termes vers lesquels elle veut voir converger le statu quo.

Mais avoir « raison » de Taïwan, c’est autre chose.

C’est le champ d’une réalité existentielle propre à la Chine éternelle qui se développe et se fixe autour de Taïwan. « Dans l’avenue des deux-Républiques, le bourreau passait, son sabre courbe sur l’épaule, suivi de son escorte de mauséristes », écrit André Malraux dans La Condition Humaine, paru en 1933. L’avenue des Deux-Républiques a débordé en mer de Chine, sous la forme du détroit de Taïwan.


Le conflit ontologique n’est pas le moins du monde réglé.
Il s’est réveillé et s’aiguise avec le réveil du géant économique, démographique, militaire, qu’est la Chine continentale.

La Chine a la responsabilité de se résoudre elle-même pour devenir une puissance politique à l’aune de ses autres attributs de puissance.
Elle ne peut pas faire semblant de rien.
Où, quand et comment est de l’ordre de sa souveraineté.

La grandeur de la Chine est, de ce point du vue, essentielle au monde. La grandeur de la Chine ressortira. Ou elle fera défaut.

Et les autres puissances devront compenser le défaut.

A la différence de la Russie, nous devons, déjà, être reconnaissants à la Chine de maîtriser sa force.
Elle pourrait, en effet même si tout est fait pour l’en dissuader, céder à la tentation de répondre au principe de la Chine unique en l’éteignant par la brutalité extrême et le renoncement à la valeur de la parole.

Le chemin de Poutine ne devrait pas être celui de Xi Jinping.

孔夫子 (Confucius) peut-il perdre ?

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Apocalypse, selon Poutine

Le fait que le régime de Vladimir Poutine assimile l’Occident à une “menace existentielle” dans la doctrine stratégique de la Fédération de Russie n’est à relier, d’une manière aussi aiguë, à aucun précédent historique.

La terminologie employée par la fédération de Russie porte la question de la guerre bien au-delà du champ de sa phénoménologie classique qui détermine sa rationalité.

Il s’agit pour Poutine de s’ériger en camp du Bien face à la « domination » insidieuse du Mal, d’en libérer le monde et d’être, ainsi, à l’origine de la création d’un nouvel ordre mondial.

Un régime qui fait cela, creuse sa tombe.

En prenant le risque d’engager cette dimension sémantique et un tel niveau d’essentialisation, la Russie n’ordonne pas, en effet, qu’une escalade des mots et des postures.

Vladimir Poutine matérialise, au nom de la Russie, une porte qui n’est pas celle du paradis sur terre puisqu’elle est celle des enfers.
Elle n’existe que si on la voit. Elle n’existe que si quelqu’un prend le risque de la désigner.

C’est ce que Vladimir Poutine vient de faire clairement.

Hitler et le IIIe Reich ont aussi, en rêvant simultanément d’une race aryenne dominant le monde et le débarrassant des Juifs, désigné cette porte et engagé la quasi-totalité de l’humanité dans les ténèbres de son entrebâillement.

De tels hommes ont inauguré l’ère de la calamité. Ils ont fait du XXe siècle le siècle d’un effondrement.
Faut-il vraiment que le XXIe poursuivre cette descente et en reprenne les prémisses ?

Ce qui est infalsifiable,
C’est que la lumière triomphe des ténèbres

L’auteur de Mein Kampf a donné un sens historique à l’holocauste et permis de définir la substance du crime contre l’Humanité.

Vladimir Poutine, lui, fricote du côté de l’apocalypse nucléaire.

Voyez, surtout, qu’il ne peut y faire que fricoter.

Mais Nous, les nations du monde, ce composé des hommes et des femmes de races, de religions, de convictions et de cultures différentes, au nom de la Liberté et de la dignité des Hommes, ne sommes pas des nations, des citoyens et des sujets, qui fricotons avec les thèmes dont dépendent le destin commun.

Pour peu que cela nous soit demandé par les circonstances, nous ne savons aller qu’à la profondeur des choses pour que, là même, vienne le règne de la Lumière et celui du dénouement.

Nul ne peut transformer l’ombre en lumière. Il est possible à un régime corrompu de maquiller bien des choses, mais la lumière reste la lumière et l’ombre demeurera l’ombre.
Ce qui est infalsifiable, dans l’ordre des choses, c’est que la lumière triomphe des ténèbres.

On le voit : la Russie n’a pas les moyens de parler clair. Elle louvoie sans fin, elle baragouine une langue qui n’est plus celle de Tolstoï. En guise de sceptre, elle arbore le balais brosse qui lui permet de laver le sol du sang qu’elle répand et elle demande qu’on s’incline devant lui.

Qui le fera ? Qui fera cette allégeance ? Qui aura l’inconscience d’y succomber ?

La Russie peut essayer de noyer les apparences, d’inverser tous les éléments de langage et les repères, elle n’est pas soluble dans le droit et l’élévation de la culture.

Elle méprise le droit. Elle vénère la force.

Elle s’adonne à une manipulation du psychisme national et international qu’elle livre à des charlatans. Qu’il s’agisse du patriarche Kyrill, d’Evgueni Prigojine, commandant en chef de Wagner et son armée de salopards, ainsi que des polyvalents des basses œuvres du régime.

Elle a anticipé, sournoisement, les conditions qui lui permettent de se poser en victime de l’agression préalable. Elle est allée à la bonne école de la dictature du prolétariat.

On se demande pourquoi la Russie tord le cou à la réalité ? Pourquoi elle ment effrontément à son peuple ainsi qu’au monde et pourquoi elle « inverse » le champ des valeurs?

Elle le fait car la réalité de qu’elle est, l’objectivité de son intention, ne peuvent être assumées. Il lui faut déguiser la réalité, travestir maladroitement l’Etat, lui retirer, à commencer par le respect du vrai, les attributs de sa dignité.

L’Armée, le Militaire, est l’extension de la dignité que se fixe l’Etat. Il n’y a pas d’armée sans honneur. Il y a des mercenaires et des soudards. Ses généraux, ces officiers, finiront par le voir.  

Nous sommes le siècle
qui a les yeux grands ouverts
et qui a l’âme centrée.

Vladimir Poutine porte l’apocalypse.

Il ne s’agit pas de l’apocalypse nucléaire.

Cette menace nucléaire, elle est brandie, virilisée, vectorisée par un arsenal fantasmé comme invincible, depuis des mois. Mais le maître du Kremlin ne mesure pas à quel point la montée à l’arme extrême, synonyme du feu nucléaire, à quel point cette instrumentation essentialise.

Au-delà de la terreur qu’elle est sensée inspirer, elle ramène à la réalité de l’enjeu, elle dépouille l’état du réel des artifices. Elle laisse transparaître, au delà de toute glose, le visage du régime.

L’arme nucléaire est un élément formel de la dissuasion. Elle met, symboliquement, une partie de la puissance des dieux dans des mains humaines.

Mais que personne ne laisse croire à personne qu’elle n’octroie que ce pouvoir, et que ce pouvoir est un gage d’impunité. Elle leur met, à l’égal de celui des dieux et à proportion du pouvoir de destruction, la mesure et le poids de la responsabilité.

Cela est inaccessible aux fous et aux clowns.

Ce qui est peut-être encore pittoresque quand il s’agit des gesticulations de Kim Jong Un est cela même qui est inconcevable s’il s’agit de la Russie.

La seule apocalypse que Vladimir Poutine lève en invoquant « une menace existentielle » est celle qui menace le Kremlin: c’est celle de la vérité. Elle ne se combat pas avec des radars, des batteries anti-aériennes ou grace à des engins hypersoniques, pas plus qu’avec des coalitions hétéroclites et trompeuses.

C’est la première et la dernière fois dans l’histoire de l’humanité, au sein de l’espèce humaine, que les nations doivent accepter de voir invoqué, au nom d’une menace existentielle que leur ferait subir une ou un ensemble de nations, ce risque de vitrification par l’une des leurs. Il n’y a pas de petite vitrification.

Mêmes celles qui y sont rétives, qui considéreraient que cette guerre n’est pas la leur, faisant primer leur intérêt strict, leur éloignement, sont happés par cette surenchère stratégique.
Elles ne peuvent ignorer ce vers quoi cette surenchère est le marchepied.

J’aimerai que nous en vinssions à la grande question finale.

Pourquoi Vladimir Poutine, en arc-boutant son système politique, social, étatique et militaire sur une menace existentielle, a creusé lui-même, tout seul, la tombe de son régime ?

La raison en est très simple. Elle n’est pas sybilline. Elle est comme un secret d’enfant.
Le Bien n’a pas d’ennemi existentiel. Seul le Mal, dans la langue propre à la conscience des Hommes, se place dans l’exposition à une menace existentielle, et il ne peut la subir que de ce qui incarne, à ses yeux, le bien.

Le Bien ne se définit pas lui-même et ne définit pas le Mal. C’est le Mal qui définit le Bien et se définit lui-même, en sorte qu’il n’y a pas de lutte finale entre le bien et le mal. Il n’y a pas de victoire et de défaite: n’est que ce qui doit être, distingué de ce qui ne le doit pas.

Ce fil d’Ariane ténu relie solidement, sans qu’elles s’en rendent forcément compte, toutes les civilisations en une. Il relie, lentement, invisiblement et un à un, tous les Hommes en une seule, unique et infinie conscience.

Elle a l’infini pour racine et témoin.
Il faut la dégager de la tourbe du relativisme et de l’existentialisme.
Elle donne sa cambrure à l’Etre, face au Néant.

De quel calcul saugrenu Vladimir Poutine a-t-il pu tirer pour conclusion
que l’homme qui préside au destin d’un milliard et demi de personnes
et qui est adossé à la grandeur d’un si grand et ancien empire
peut se laisser aller à l’hérésie,
et prêter l’honneur du peuple à la dépravation ?

Xi Jinping ne peut pas ne pas savoir
que nous sommes en un siècle qui ne l’accepte pas.

.

Nous sommes le siècle qui a les yeux grands ouverts
et qui a l’âme centrée.

Pauvre Russie.

La Chine, nation spectre ou nation sceptre?


Si le Parti Communiste Chinois aime et défend son peuple, il lui donnera la liberté et l’inspirera à en faire l’usage qui sert la grandeur de la nation chinoise.

Bien au-delà du rapport démographique, Taïwan questionne la Chine sur elle-même, au risque, d’ailleurs, de l’insupporter comme l’Ukraine a fini par indisposer la Russie par le fait même de respirer.

Poutine aimerait bien que Xi Jinping l’accompagne dans ce voyage aux frontières de l’enfer. Il voudrait bien être rejoint dans folie.

C’est un voyage qui peut paraître tentant à plus d’un sur la planète.

Le trouble historique que Taïwan engendre et cristallise ne se masque pas par un statut technologique ni en courant derrière le mirage de la surpuissance nucléaire.

La Chine n’est pas l’héritière de la guerre froide qu’a rallumé Poutine. Elle ne gagnerait pas à y prétendre une part.

Elle a les moyens de demeurer un BRICs ou d’être au dessus d’un club, même s’il peut sembler en vogue.

Elle peut améliorer les règles et de contribuer à un changement de paradigme tel qu’il ne s’en est jamais produit dans l’histoire de l’humanité.

Elle peut être à l’heure, être de la force qui fait arriver les trains à l’heure, ou règner sur le vivier des boulons mal vissés.

De ce point de vue, le surarmement nucléaire, même s’il devait s’interprèter comme un rattrapage, n’est pas la voie et n’est pas le signal.

La prolifération annihile la dissuasion parce qu’elle banalise, perturbe et brouille profondément, telle qu’elle doit s’entendre pour tenir sa promesse de la dissuasion, la dialectique du feu nucléaire.

Il n’y a pas de prolifération légitime.

L’irresponsabilité de la Russie, comme dans tant d’autres domaines, s’apprécie dans celui du maniement des spectres, et le spectre nucléaire appartient au plus apocalyptique.

Elle s’est placée de ce côté de l’histoire. Elle en est prisonnière.

La Chine est-elle du côté des nations spectres ou de celui des nations sceptres?

Nos nations, les nations du seul avenir possible, sont, bien au-delà d’une vision occidentalisée, celles qui établissent et font prévaloir les sceptres, emblème de leur haute souveraineté sur le désordre et l’affaissement des choses.

Elles prennent, assurent, partagent cette responsabilité.

C’est dans la dimension symbolique du sceptre, dimension profonde, invisible, fondamentale, sacrée, qu’elles forment leur caractère et leur identité.

Je ne vois pas comment, ni pourquoi, la Chine, animée par l’aspiration à la dignité qui est sienne, pourrait y manquer.

Versailles mérite mieux que des allégeances serviles

Un certain nombre de nos politiques, de droite comme de gauche, somment le gouvernement de renverser ses alliances en sacrifiant les pays du Golfe, l’Arabie Saoudite et la Turquie. Aucun sophisme – et il n’en manque pas à leur registre – ne parviendra à masquer pourtant ce que constituent les « inflexions » voulues. Elles nous préparent un Munich d’une nature inédite, car quel effondrement moral et physique est plus vaste que celui qui fait accomplir ce que les coups que vous portent un ennemi quelconque visent à obtenir de vous, et ce la fleur au fusil. Lire la suite « Versailles mérite mieux que des allégeances serviles »

« Vulnérabilité des démocraties à l’âge de la mondialisation », bientôt publiée

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Le processus de publication de mon ouvrage : « Vulnérabilité des démocraties à l’âge de la mondialisation » entre dans sa phase finale. Je procède aux corrections des épreuves avant de délivrer le Bon à Tirer.
Développée dans le plus grand des isolements, cette réflexion participe au concours de la Réflexion Stratégique 2016 organisée par le Conseil Supérieur pour la Formation et la Recherche Stratégique.
Ce n’est pas un objet littéraire.
Ne bénéficiant pas du moindre support médiatique et de promotion, si vous désirez le commander, chacun peut manifester son intention d’achat directement auprès de l’auteur.
L’ouvrage est mis en vente au prix de 10,50€, plus les frais de livraison.
N’hésitez pas à le réserver en me contactant directement ou en passant, aussitôt que le livre sera disponible, par le site de vente en ligne de l’éditeur : https://www.edilivre.com/.
Le lien d’accès à la commande sera précisé dès qu’il sera disponible.

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La Russie légitime. l’Europe non?

J’ai évoqué, dans la contribution précédente, intitulée « Les heures impossibles de la démocratie russe », le défi que la Russie nous impose de relever. Elle nous l’impose car ce défi, parmi d’autres, devra permettre à l’Union européenne de se forger elle-même le récit de son histoire.
Elle n’a eu que très rarement l’occasion d’avoir à se définir, à définir par conséquent, les moyens de sa force, de sa protection, de son identité, par rapport à une puissance telle que la Russie qui projette, elle, avec de plus en plus de netteté le désir de sa propre histoire continentale, amorcé à partir du nationalisme russe. Lire la suite « La Russie légitime. l’Europe non? »

Que veulent semer les Engraineurs

OGM_les engraineurs

Comment le credo écologique publié sur le page facebook du groupe « Defense Russie Liberté » ce 20 mars 2016 à 10h et l’annonce, faite ce même jour (Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 20/05/2016 à 14:48 Publié le 20/05/2016 à 14:46) d’un appel à manifester contre Monsanto, les OGM, par un collectif citoyen, baptisé ainsi que le rapporte Le Figaro, « Les Engraineurs », nous interpellent-ils?

Cette curieuse conjonction appelle – devrait appeler – notre sens critique de citoyens, au delà de ce qui est exalté en chacun de nous et au sujet duquel s’applique sans conteste le principe de la liberté de penser.

La question fondamentale en définitive porte donc, constamment, sur « Est-ce que ce que je pense est ce que je pense? ». L’exercer sur soi-même n’est pas illusoire. Elle assure la démocratie à son meilleur niveau: celui de ses citoyens avertis, en responsabilité comme en dignité.
Ce sont eux qu’il faut défendre car ce sont eux qui nous défendent par leur sérénité aux turbulences.

Au fond, la question qui regarde chacun, dans sa vie citoyenne, est « De quoi suis-je, s’il m’advient de l’être, le signal, ou encore, à quel signal réel, la vie démocratique, avec ses désordres éventuels, m’amène-t-elle à m’accorder? ». Et par quels biais?

Contrepartie, la Russie de Poutine supplante l’Europe en matière de production de blé.

PS: je précise que j’ai vécu le crépuscule d’une période où l’on pouvait invoquer « la France profonde », comme une sorte d’autorité tutélaire sur la volatilité des choses.